
Bilan à deux ans : Peugeot 107
Mécanique : le strict minimum
Le strict minimum
La gamme de la 107 n'est pas déraisonnablement étoffée. Un moteur à essence et un diesel, point. Le premier, un trois-cylindres qui cube 1 litre, est construit par Toyota. Il est également monté dans l'Aygo et la Citroën C1, bien sûr, mais aussi dans la Toyota Yaris ou la Daihatsu Sirion. Fort de 68 ch et aidé par le poids contenu de l'automobile (environ 790 kg), il est capable d'accélérations et de reprises suffisamment toniques pour se faufiler efficacement en centre-ville. Par ailleurs, il émet un bruit amusant, typique de son architecture tricylindrique. En revanche, sur autoroute ou en montagne, sa faible cylindrée ne lui permet pas d'offrir une réserve de puissance suffisante, obligeant le conducteur à rétrograder pour relancer. Il peut également être accouplé à une boîte automatique robotisée - baptisée 2-Tronic chez Peugeot, Sensodrive chez Citroën et M-MT chez Toyota - qui ne fait pas de miracle en agrément (elle est un peu lente) mais qui se révèle pratique pour une utilisation urbaine
Diesel plus poussif
Bien qu'il profite d'une valeur de couple plus élevée que le bloc à essence (130 Nm à 1 750 tr/min contre 93 Nm à 3 600 tr/min), ce petit 1.4 offre des reprises correctes à bas régime, mais il tire trop court. Ses 54 ch sont bien à la peine lorsqu'il s'agit de relancer sur autoroute, et les montées en régime sont lentes et laborieuses.
Cela dit, ces deux moteurs sont avant tout destinés à une utilisation locale, ils sont parfaits dans ce rôle, et leur consommation est mesurée.
Qualité et fiabilité
Mécaniques infaillibles... ou presque. Les incidents sont très rares sur l'un ou l'autre des deux moteurs qui composent la gamme 107 (et donc celle de ses cousines C1 et Aygo), et ils ne sont jamais d'une grande importance. La remise à niveau la plus courante sur le moteur de 1 l consiste à reprogrammer le boîtier de gestion moteur afin d'améliorer sa souplesse de fonctionnement (et pour pallier d'éventuels à-coups à l'accélération). Mais cette opération est de toutes les façons systématiquement pratiquée à chaque révision, les « flashages » de boîtier faisant maintenant partie intégrante des programmes d'entretien. Le moteur 1.4 HDi profite, quant à lui, d'une bonne antériorité sous le capot d'autres modèles Peugeot ou Citroën, et cette version dégonflée à 54 ch ne pose aucun souci d'utilisation, même à des kilométrages élevés.
DEUX RAPPELS
Février 2006
Sont concernées : 15 972 voitures (dont 4 712 en France) fabriquées jusqu'à la fin de l'été de 2005.
Motif : défaut d'affichage de la vitesse, allumage inopiné du témoin d'anomalie de la direction assistée ou encore mauvaise gestion du ventilateur du moteur engendrés par une défaillance du boîtier électronique central (appelé BSI chez PSA et Ecu chez Toyota).
Juillet 2006
Sont concernés : 42 673 modèles (dont 11 901 en France) construits entre juin et septembre 2005.
Motif : les poutres d'absorption d'énergie en cas de choc situées derrière le bouclier avant peuvent être mal fixées. Il faut contrôler leur couple de serrage.
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