
Bilan à 2 ans - Toyota RAV 4
Mécanique
Très peu de choix
Allergiques au diesel et amoureux des mécaniques nobles- entendez par là au minimun six cylindres -, vous allez être déçus. La gamme à essence ne comporte qu'un seul moteur, dont l'architecture est très conventionnelle : 2 litres, quatre cylindres. Connaissant le goût peu prononcé de la clientèle SUV pour les blocs à essence, le chef de produit qui a conçu la gamme RAV 4 s'est appliqué à offrir le strict minimum sur ce point. Mais, si ce moteur ne promet pas grand-chose sur le papier (152 ch pour environ 1 500 kg et une silhouette en hauteur), il ne se montre pas désagréable sur route, grâce notamment à une bonne vivacité et à une excellente gestion de ses ressources. En revanche, et notamment si vous roulez chargé, il demandera à être cravaché, et atteindra alors un niveau de consommation élevé pour les prestations. Mais, si vous roulez peu, ce choix n'est pas systématiquement à écarter dans la mesure où ses tarifs restent les plus abordables.
Talentueux Diesel
Curieusement, même pour la gamme diesel, Toyota n'a pas fait force propositions. Vous n'avez le choix que d'un seul moteur, de 2,2 litres de cylindrée, lequel est décliné en deux niveaux de puissance. Le premier développe 136 ch, ce qui est suffisant, d'autant qu'il est accouplé à une boîte de vitesses à six rapports intelligemment étagée. Le second, baptisé Clean Power, offre quant à lui des prestations élevées avec 177 ch. Fougueux sur route, il se montre en outre assez raisonnable en consommation, mais les tarifs pratiqués en occasion demeurent élevés. A noter qu'une boîte automatique à quatre rapports, peu convaincante, est disponible, mais uniquement avec les versions à essence.
Qualité et fiabilité
Tranquillité assurée Le lancement du nouveau 2,2 l diesel semble réussi. Mais en début de carrière, quelques moteurs (D-4D 136 ch) qui consommaient trop d'huile ont été remplacés. Une manière intelligente de pouvoir analyser le phénomène en profondeur tout en rassurant la clientèle. Sur tous les Diesel construits jusqu'en mars 2007, des soucis de vanne EGR (encrassement) ont été répertoriés. Le moteur 2.0 à essence profite d'un niveau de fiabilité exceptionnel.
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