
Bilan à 3 ans - Dacia Logan
Mécanique
On fait dans le basique
Le lancement, bien que très largement médiatisé (la Logan a été la première voiture low-cost !), n'a pas permis de mettre en avant une large palette de motorisations. Et pour cause : elles n'étaient que deux. Des anciens blocs à essence à huit soupapes.
Le premier, le 1.4 MPI (75 ch) n'avait pas été monté sous le capot d'une voiture vendue sur le marché français depuis 2001. Il s'agit de l'ancien moteur de la Clio II, lequel a déjà fait ses preuves en matière de fiabilité. Volontaire mais limité dans l'effort, il devra être choisi en connaissance de cause. Le second, un 1,6 l de 90 ch, est celui qu'il vous faudra privilégier si vous avez le choix avec un 1,4 l de 2006 pour presque le même prix. Certes plus gourmand, il se révèle aussi plus agréable et autorise plus facilement les escapades en dehors des centres-villes.
Le haut de la gamme est coiffé par le 1.6 16v - qui demeure d'actualité chez Renault -, mais dans une version légèrement dégonflée. Alors qu'il développe 115 ch et dispose d'une boîte de vitesses à six rapports sous le capot d'une Mégane II actuelle, il n'offre que 105 ch et une boîte « 5 » sous celui d'une Logan. Mais peu importe : il est vif, agréable, et vaut franchement le détour ainsi que l'effort financier qu'il demande, notamment si vous faites souvent de la route.
Deux diesels, finalement
Le 1.5 dCi de 70 ch est arrivé neuf mois après le lancement. Très attendu, il a été plébiscité. Frugal en carburant, il se montre néanmoins un peu juste en puissance, notamment sur le break ou lorsque l'on roule chargé. Mais le nouveau chouchou des clients, c'est le 1.5 dCi de 85 ch. Commercialisé en septembre 2007, il fait - à juste titre - un carton. C'est la meilleure version.
Qualité et fiabilité
Peu de soucis. La marque n'a pris aucun risque avec les blocs à essence, lesquels profitent tous d'une grande antériorité. Les diesels, également fiabilisés depuis leur lancement sous le capot de divers modèles Renault, offrent une bonne tranquillité d'usage. La longévité des pièces d'usure, par ailleurs vendues à des tarifs assez compétitifs, profite du poids modéré de l'engin, soit environ 200 kg de moins qu'une voiture de conception moderne et de gabarit voisin.
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