
Opel Zafira II : du bon et du moins bon
Au volant
En mal de compromis
Dès que l'on monte à bord, la notion de rigueur à l'allemande prend toute sa signification. Cela se traduit par une fermeté malvenue des commandes. Au premier tour de volant, on pourra se demander si les pneus avant ne sont pas dégonflés. Et pour cause, l'assistance de direction est trop consistante, ce qui rend les manoeuvres fastidieuses à faible allure.
Même chose pour le levier de vitesse, idéalement implanté en hauteur, mais qui n'est pas un modèle de douceur. Heureusement, le gabarit de ce monospace s'appréhende assez facilement, la visibilité profitant des importantes surfaces vitrées, sauf de trois quarts arrière, où elle est occultée par les montants.
Tenue de route soignée
Une fois en marche, la lourdeur de la direction se fait moins sentir, sa dureté et sa précision devenant plutôt des atouts dès que le rythme s'accélère. Sur ce point, le Zafira fait preuve de sérénité grâce à son châssis équilibré et ses trains roulants bien réglés, capables d'encaisser une puissance de 240 ch. Du coup, il est difficile de le prendre en défaut, surtout que le conducteur peut compter sur l'ESP de série, un système de freinage mordant et une prise de roulis bien contenue.
Revers de la médaille, cette efficacité dégrade le confort. En cause, le calibrage de l'amortissement, comme les mousses des sièges, plutôt ferme. Néanmoins, les suspensions sont un peu plus souples, gommant assez efficacement les irrégularités. Du moins avec des pneumatiques de 16 pouces, car avec les montes supérieures (à éviter), les trépidations deviennent le lot quotidien des passagers.
QUALITÉ ET FIABILITÉ
Bugs et grincements. Sur les diesels, les chiffres de consommation sont erronés, et l'instrumentation indique que le niveau d'huile est insuffisant (reprogrammation calculateur moteur en août 2008). Même chose pour le niveau de liquide de refroidissement sur toutes les versions.
Le voyant d'ABS reste allumé à cause d'une entrée d'eau dans la connexion du capteur (modification depuis décembre 2005). L'éclairage intérieur et le témoin d'airbag restent allumés (reprogrammation en février 2008). Des défauts électriques affectent les commandes au volant (amélioration du branchement du faisceau sous le volant à partir de mi-2007).
On relève des grincements de la barre stabilisatrice avant (nouvelle conception depuis 2006). Jusqu'en 2007, l'essieu arrière grince lors des passages sur une bosse. Sur les diesels, le manque de graissage de l'arbre de roue avant droit engendre des bruits.
Le sélecteur de la boîte vibre (modification des câbles en mars 2008). Sur les versions 1.6 et 1.8 (2006 et 2007), l'embrayage broute quand la température est inférieure à 10 °C (amélioration depuis mai 2007). Les supports des freins de portes se fissurent (remplacer et renforcer les supports).
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