« Les crédits de paiement afférents à l'entretien préventif des chaussées et aux grosses réparations connaissent une diminution importante de 23,3 % (...) Il en résulte que la tendance générale à la dégradation du réseau routier national n'est pas encore enrayée », écrivent en choeur quatre sénateurs au sein d'un rapport général sur le projet de loi de finances 2010.
Un peu plus loin, on apprend aussi que « le taux de renouvellement annuel des couches de surface devrait redescendre à 6 % (soit au niveau de 2008) après avoir culminé à 8 % en 2009 sous l'effet ponctuel de la relance ». Un chiffre qui devrait être au minimum de 6,7 %, selon les sénateurs, afin d'« assurer une vie optimale des chaussées ».
Premier effet de cette baisse des crédits, une altération de la sécurité routière, principalement ressentie par les deux-roues, justement considérés comme les usagers envers lesquels le plus d'efforts doivent être déployés.
L'état des routes devient d'ailleurs préoccupant, tant les budgets semblent insuffisants de toutes parts.
Il est vrai qu'avec les lois de décentralisation, le passage de nombreuses nationales en départementales (donc à la charge des conseils généraux) s'est fait dans la douleur. Ainsi dans l'Allier, par exemple, l'état des routes « ne pourrait pas être pire », selon le conseil général.
Et les luttes d'influence sont quotidiennes afin de trouver des financements, notamment pour sécuriser la RCEA, une nationale qui traverse la France d'ouest en est et qui s'avère particulièrement dangereuse. Remonté, le président de l'Allier, Jean-Paul Dufrègne, aurait même tenté de rencontrer le secrétaire d'État aux transports à ce sujet. Sans succès.
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