
Volvo France a pratiquement achevé la restructuration de son réseau
Les raisons de la faiblesse de Volvo en France
En 1986, Volvo France immatriculait 19 260 voitures. En 1995, ce résultat était tombé à 6 821. Pourquoi une telle chute ? Pourquoi Volvo atteint-il 1,6 % de part de marché sur l'ensemble de l'Europe, et seulement 0,5 % dans l'Hexagone ?
Selon Per Norinder, ce serait d'abord la conséquence d'une erreur que Volvo a faite, il y a quelques années, lorsqu'il n'a pas cru dans l'avenir des motorisations Diesel. « On pensait que le Diesel polluait trop sans voir la volonté politique de certains pays de pousser le Diesel, analyse le patron de Volvo Automobiles France. On n'avait pas vu, non plus, les possibilités d'améliorer les performances des Diesel quant au respect de l'environnement. » Volvo a donc pris un grand retard faute de pouvoir présenter une telle motorisation. Lors de sa période faste, à la fin des années 80, la moitié de sa gamme était motorisée pour rouler au gazole.
Cette erreur stratégique s'est conjuguée avec les conséquences du mariage manqué avec Renault qui a placé Volvo France dans une position particulière. Les changements de management et de politique entraînés par ce mariage, puis par ce divorce, ont été préjudiciables pour le réseau. L'idée initiale était d'utiliser la force de Renault et de laisser les concessionnaires du losange investir pour Volvo. Avant que cela n'aboutisse, il y a eu la rupture et le changement de cap brutal qui s'est ensuivi.
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