
un style avant tout
Au volant de la Cougar V6
Les trains roulant issus de la Mondeo ont été peaufinés pour procurer un tempérament plus vif à la Cougar. Mais l'empattement et les voies avant et arrière de la berline ont été conservés. Le tarage plus ferme des ressorts et des barres antiroulis et la direction à pas variable offrent une prise plus directe avec la route. Les pneus sont de performants Michelin Pilot HX de 215/50 VR 16.
Ainsi armée, elle s'accommode très bien d'une conduite coulée à allure soutenue. La souplesse de ses suspensions a le mérite d'absorber efficacement les inégalités de la route. Les kilomètres sont avalés avec plaisir, d'autant que la Cougar est peu bruyante.
En conduite rapide sur petite route, le tableau se ternit. La suspension trop souple devient un handicap. La Cougar a alors tendance à plonger sur ses roues avant à l'abord des virages, et elle les négocie avec trop de roulis. Le mauvais maintien latéral des sièges avant et leur courte assise ne facilitent pas la tâche du conducteur.
Dommage, car la sonorité mélodieuse du V6 et son accélération linéaire incitent à monter les intermédiaires entre deux virages.
Le V6 peine seulement sur le cinquième rapport, un peu long, mais cela a le mérite d'autoriser une vitesse de croisière élevée à un régime moteur raisonnable.
Par son gabarit, la Cougar se révèle plus à l'aise sur les grandes courbes des autoroutes que sur les tracés sinueux des départementales. On regrettera quand même une commande de boîte peu précise, au débattement important et parfois accrocheuse. Quant au freinage, s'il se révèle suffisamment efficace grâce aux quatre freins à disques ventilés, son ABS se déclenche trop tôt sur les routes dégradées, et la pédale manque de mordant à l'attaque de la manoeuvre.
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