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Nissan Qashqai +2
- 2 2.0 dCi All-Mode Tekna
- Diesel 150 Ch
- Malus de 750 €
- 31 700 €
Citroeën Grand C4 Picasso
- 2.0 HDi Exclusive FAP BMP6
- Diesel
- 138 Ch
- Ni bonus ni malus
- 31 300 €
Peugeot 308 SW 7 pl.
- 2.0 HDi Féline FAP
- Diesel
- 138 Ch
- Ni bonus ni malus
- 30 650 €
Au volant
NISSAN QASHQAI+2
Un 4x4 qui connaît bien la route
Soyons clairs, les quatre roues motrices de votre Qashqai vous seront peu utiles. Pour vous sortir d'un mauvais pas sur un chemin gras ou, au mieux, aller un peu plus loin qu'une berline sur une route enneigée.
Sinon, pour une conduite normale, le Qashqai utilise surtout ses roues avant motrices. Soit parce que vous sélectionnez le mode 2 WD, mais aussi parce que cette transmission est semi-permanente quand le mode Auto est activé. Avec le vaillant 2.0 dCi, le Qashqai + 2 ne manque pas d'allant, et c'est tant mieux, pour compenser son poids supplémentaire par rapport à la version courte (+ 110 kg), et faire face à un usage familial intensif.
Assis en hauteur - ce que beaucoup apprécient pour dominer la route - , la première impression de conduite du Nissan est le confort. Et la bonne surprise vient du comportement routier très typé berline. Bien sûr, la suspension souple et les pneus à flancs hauts ont tendance à donner de la gîte en virage, mais la conduite est saine et prévenante. On trouve là un subtil équilibre entre le C4 Picasso trop pataud et la 308 SW que certains trouvent trop ferme.
GRAND CITROËN C4 PICASSO
S'installer au volant du Picasso, c'est d'abord découvrir un univers inhabituel. Volant à moyeu fixe, commandes étrangement disposées et pare-brise géant sont un peu déconcertants. La massive planche de bord regorge de rangements pour se vider les poches. Caser une grande bouteille d'eau dans la partie réfrigérée ou loger des paquets de gâteaux dans les cavités supérieures : tout est prévu pour préparer un voyage.
Au moment de la prendre la route, l'excellente vision vers l'avant est appréciable, mais le gabarit du C 4 (surtout en largeur) est intimidant à la première ruelle empruntée et dans les parkings souterrains.
Sur route, le Citroën promène ses passagers avec douceur et, au volant, il faut se contenter d'une conduite sans saveur. La direction trop assistée et, surtout, la boîte pilotée BMP 6 (elle fonctionne comme une boîte automatique) trop lente et peu réactive altèrent la conduite. C'est d'autant plus regrettable que cette BMP 6 limite le couple du moteur à 270 Nm (320 sur la 308) et que Citroën ne propose pas de boîte manuelle. Enfin, si le C 4 Picasso est un bon compagnon sur l'autoroute, sa masse le rend moins à l'aise sur les petites routes.
PEUGEOT 308 SW
Assise basse, position de conduite de berline, compteurs à fond blanc et sièges plus enveloppants : à bord de la Peugeot, l'exercice tourne à la sportivité. La démonstration se poursuit lors des premiers tours de roues. La direction est plus lourde à basse vitesse, et la suspension est assez ferme. Les conducteurs attachés au plaisir de conduite resteront fidèles à la Peugeot pour apprécier au quotidien un châssis affûté et une agilité supérieure sur les parcours sinueux. Des trois modèles, c'est aussi la plus prompt dans les reprises sur route, que ce soit sur le cinquième ou sur le sixième rapport. Cet indice de performance supérieur se couple avec une sobriété meilleure : la 308 SW profite là de sa masse inférieure, de sa transmission bien étagée et de son aérodynamisme mieux étudié.
La 308 SW apprécie aussi d'être menée en douceur. Les reprises solides de son HDi à bas régime et le silence de marche en font d'ailleurs un break agréable au quotidien. Il y a bien cette suspension un peu trop sautillante pour cause de fermeté, mais cela n'est pas rédhibitoire sur l'impression générale.
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