
Kia Sorento : intermédiaire de talent
Au volant
Compact et élégant, le Kia Sorento combine habitabilité et maniabilité, mais, comme sur de nombreux 4 x 4, la visibilité médiocre vers l'arrière ne facilitera pas les manoeuvres de stationnement. Dès les premiers kilomètres, le Sorento surprend par son silence de fonctionnement et par la qualité de filtration des vibrations, qu'elles proviennent du moteur ou de la route.
Secondé par une commande de boîte de vitesses douce et précise, le moteur Diesel ne manque pas de brio sur les trois premiers rapports et assure une vitesse de croisière « confortable ». Mais, englué par son poids, le Sorento peine dans les relances. A basse vitesse, son moteur manque de couple en dessous des 2 200 tr/min et, à vitesse plus élevée, les rapports supérieurs longs ne favorisent pas les reprises. A ce niveau de poids, le freinage est, en revanche, une bonne surprise. Puissant et progressif, il fait même preuve d'endurance, tandis que l'ABS se montre d'une sensibilité exagérée, ce qui risque de poser des problèmes en utilisation tout-terrain.
A ce propos, nous n'avons testé le Sorento que sur la route, qui restera certainement son domaine de prédilection. Doté d'une bonne tenue de cap, il montre un tempérament accrocheur en virage et une belle fidélité de trajectoire qui nécessite très peu de corrections. Mouvements de caisse et trépidations sur mauvaise route affectent plus le confort que le comportement. D'autant que les sièges manquent de moelleux. Attention aussi avec le modèle EX : appliquer 320 Nm de couple aux seules roues arrière demande un minimum de prudence sur terrain glissant...
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