Après Volkswagen et Opel, le groupe Daimler Chrysler vient de recevoir une lourde amende de la part de la Commission européenne pour entrave au commerce transfrontalier et à la concurrence intramarque. Le constructeur germano-américain qui a annoncé vouloir faire appel, a en effet été condamné à payer 71, 825 millions d'euros (467 millions de francs).
Trois griefs lui sont reprochés. En premier lieu, il aurait ordonné à ses concessionnaires allemands de ne pas vendre de voitures en dehors de leur territoire. Il leur aurait également demandé d'obliger les acheteurs étrangers à verser une garantie de 15 % à la commande, ce qui est discriminatoire par rapport aux consommateurs allemands. Deuxième reproche : en Allemagne et en Espagne, le constructeur aurait imposer un traitement différent entre les sociétés de leasing Mercedes et les loueurs indépendants. Enfin, troisième grief : le groupe aurait fait partie d'un accord de fixation des prix en Belgique, qui consistait à pénaliser les concessionnaires accordant des rabais supérieurs à 3 %.
Rappelons qu'en 1998, Volkswagen avait été condamné, pour des motifs comparables, à une amende de 102 millions d'euros, ramenée à 90 millions (545 millions de francs). En 2000, il avait écopé d'une seconde amende de 30,9 millions d'euros pour fixation abusive de prix. Enfin, l'année dernière, Opel Hollande s'était vu infliger une sanction de 43 millions d'euros (279 millions de francs).
A l'heure où se discute à Bruxelles le futur règlement encadrant la distribution automobile, ces condamnations montrent à quel point, la Commission tient au bon fonctionnement de la concurrence intramarque. L'exclusivité dont bénéficiait jusqu'à présent les concessionnaires est dans la ligne de mire. Tout semble indiquer qu'elle ne survivera pas intacte à l'échéance de 2002.




















