
PEUGEOT 307 CC - RENAULT Mégane coupé-cabriolet : premiers de la classe ?
Non pas une, mais plusieurs cibles
Difficile de dresser un portrait-robot précis de l'acheteur de coupé-cabriolet car la catégorie est en pleine construction. On manque de recul.
Les analystes ne peuvent, sur du long terme, s'appuyer que sur deux exemples très différents : celui de la Peugeot 206 CC et, à l'opposé en terme de budget, celui de la Mercedes SLK.
Qu'il s'agisse de positionnement ou d'axe de communication, il y a toujours une cible « emblématique ».
La clientèle des coupé-cabriolets est très majoritairement non-familiale, sans enfant à charge. Elle est aussi plutôt féminine et jeune dans la catégorie basse, et plus masculine et âgée pour les modèles de haut de gamme. Le coupé cabriolet est plus souvent une deuxième, voire une troisième voiture.
Les retraités sont aussi une part non négligeable du marché du coupé-cabriolet, plus de 20 %, preuve que ce type de véhicule est avant tout synonyme de plaisir pour un conducteur libéré des contraintes familiales. Cette clientèle apprécie aussi les modèles innovants et qui expriment bien la personnalité du conducteur. La voiture associe le plaisir de l'objet, le plaisir de la conduite et une grande liberté. Le rapport à l'automobile est émotionnel.
La clientèle est très fidèle au concept de cabriolet, dont l'achat constitue l'aboutissement d'une passion pour l'automobile. La polyvalence du toit rigide escamotable est en outre perçue comme un privilège, celui d'avoir instantanément le choix entre deux formules.
Une facilité qui plaît aux clients donc, mais aussi aux constructeurs.
Le coupé-cabriolet est plus économique à réaliser que l'étude et le maintien en activité d'un coupé et d'un cabriolet. Et comme avec un seul modèle, on peut capter aussi bien la clientèle du coupé que celle du cabriolet, pourquoi s'en priver ?
Tous les éléments sont réunis pour que le coupé-cabriolet ait de beaux jours devant lui.
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