La tendance
Cette semaine encore, les principaux marchÈs financiers sont restÈs orientÈs ý la baisse en dÈpit de la nouvelle dÈtente des taux d'intÈrÍt, initiÈe par la RÈserve fÈdÈrale amÈricaine. A Paris, la faiblesse des valeurs de haute technologie, notamment d'Alcatel et de France TÈlÈcom, a pesÈ sur l'Èvolution de l'indice CAC 40 qui a reculÈ de 1 % environ au cours des cinq derniËres sÈances. Et rien n'autorise ý penser que la situation va s'inverser dans les jours ý venir. Ni la baisse du dollar qui dÈfavorise beaucoup les grandes valeurs franÁaises, ni la publication ý venir des rÈsultats semestriels des principaux groupes franÁais. RÈsultats qui pourraient faire apparaÓtre plus de mauvaises surprises que de bonnes.
Valeurs franÁaises
Dans cet environnement mÈdiocre, les valeurs du secteur automobile qui, jusqu'ý prÈsent avaient tenu bon, ont ÈtÈ un peu attaquÈes cette semaine. Si bien que leur indice sectoriel affiche un recul de 3,3 % au cours des toutes derniËres sÈances. C'est les titres des deux constructeurs qui ont notamment souffert aprËs les prÈvisions pessimistes formulÈes par le groupe Ford sur ses rÈsultats annuels. Les investisseurs semblent s'Ítre mis ý douter brutalement de la capacitÈ de PSA et de Renault ý atteindre leurs objectifs de vente, alors qu'il n'y a que trËs peu de points communs entre les deux groupes hexagonaux et le deuxiËme constructeur amÈricain.
Le projet rendu public par PSA Peugeot CitroÎn de faire travailler l'une de ses principales usines sept jours sur sept afin de rÈpondre au succËs rencontrÈ par la toute nouvelle 307 constitue l'un des meilleurs dÈmentis aux craintes des opÈrateurs. C'est pourquoi, aprËs avoir cÈdÈ du terrain, le titre Peugeot a commencÈ ý voir revenir ý lui certains investisseurs conscients des bonnes performances commerciales du groupe. Le titre Renault est restÈ, pour sa part, ý la peine et affiche un recul de plus de 3% sur la semaine. A la diffÈrence de son principal concurrent franÁais, la firme au losange ne peut pas encore aligner des succËs commerciaux aussi impressionnants que ceux rencontrÈs par la 307 ou la Xsara Picasso.
Les titres des Èquipementiers ont ÈtÈ moins agitÈs. A l'exception de l'action Valeo qui a enregistrÈ une lÈgËre baisse aprËs que le groupe a laissÈ envisager un nouveau projet de cession. Il s'agit cette fois de l'activitÈ signalisation pour vÈhicules industriels, implantÈe ý VÈnissieux, qui rÈalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 32 millions d'euros, c'est-ý-dire prËs de 210 millions de francs. Ce dÈsengagement, dont les conditions prÈcises pourraient Ítre connues dans les jours qui viennent, confirme la stratÈgie de recentrage du premier Èquipementier franÁais.
Le titre Faurecia, jusqu'ici trËs performant, a fait l'objet de prises de bÈnÈfices, affichant un recul de 5 % en l'espace d'une semaine. De mÍme que le titre Montupet qui avait affichÈ, la semaine prÈcÈdente, un timide rebond.
Valeurs ÈtrangËres
Du cÙtÈ des valeurs ÈtrangËres, l'actualitÈ a ÈtÈ dominÈe par le plan de restructuration annoncÈ par Ford et qui devrait se traduire par la suppression de 5 000 emplois administratifs. AprËs ceux de General Motors et de Chrysler, ce plan traduit la volontÈ du constructeur amÈricain d'amÈliorer sa productivitÈ au moment o¿ le marchÈ automobile outre-Atlantique marque le pas. Le titre Ford a cÈdÈ un peu plus de 10 % en l'espace d'une semaine. Et, si General Motors a, pour sa part, confirmÈ ses prÈvisions de bÈnÈfice pour 2001, son titre n'en a pas moins ÈtÈ affectÈ par la prudence des opÈrateurs. Ce qui lui a valu d'enregistrer une baisse de 9 % en une semaine. Cette morositÈ a traversÈ l'Atlantique pour entraÓner dans son sillage les actions Volkswagen et Fiat, elles aussi orientÈes ý la baisse.





























