- Essence
- 200 ch
- Malus de 750 €
- Disponible
- 34 550 €

Mille sept cent cinquante. Un nombre, une cylindrée, du baume dans le coeur des Alfistes : cette appellation leur rappelle celle du brillant et sublime coupé Bertone des années 1960. Suffisant pour les réconcilier avec la lourde Brera ? Les premiers mètres semblent indiquer que oui. Très souple grâce à son turbocompresseur, le nouveau bloc de 200 ch arrache les 1 430 kg avec punch, dès 1 500 tr/min. Les reprises sont excellentes : bien meilleures que celles du 2.2 185 ch, fade et riche en à-coups, voire du V6 260 ch, à l'étagement de boîte trop long.
Le moteur, plus léger, améliore aussi le mordant du train avant en virages, et descend d'un cran sur l'échelle du malus écologique. Pour autant, ce coupé ne devrait plaire ni aux purs sportifs, ni aux vrais bourgeois. Les premiers pesteront contre une position de conduite haute, une direction trop légère et une motricité décevante.
Charme... italien !
Le moteur, agréable en conduite coulée, manque aussi de caractère à haut régime et d'une sonorité plus suggestive (un nouvel échappement devrait bientôt améliorer ce point). La seconde catégorie, elle, dénigrera la qualité de fabrication moyenne, l'équipement chiche ou l'exiguïté des places arrière. Et puis, il y a ces détails qui agacent les non-initiés et font sourire les passionnés : des garnitures dans l'habitacle restent parfois dans la main, alors que le toit, vitré à l'extérieur, est occulté à l'intérieur par un pavillon en tissu !
Objectivement donc, il y a de meilleures propositions sur le marché. Mais si pour vous, les aspects rationnels n'ont plus d'importance dès que cette superbe robe accapare votre regard, alors sachez que la meilleure des Brera, c'est assurément celle-là...