- Audi :
nouveau modèle
injection directe d'essence
150 ch
- Alfa ROMEO :
nouvelle finition
admission variable
150 ch
Au fil du temps, Audi s'est forgé une image élitiste qui se répercute aujourd'hui sur sa berline compacte A3. Avec sa nouvelle génération tout juste dévoilée, le constructeur entend bien conserver sa place. Du coup, la nouvelle mouture ressemble sans équivoque à l'ancienne. Néanmoins, plus elle se laisse contempler, plus elle révèle sa personnalité, ses lignes élancées. Parmi les rares prétendantes, l'Alfa 147 table sur son pouvoir de séduction immédiat et joue sur ses origines latines pour flatter le côté sportif de l'acheteur. Son style rétro, en droite ligne des modèles sportifs historiques de la marque, vient s'opposer aux lignes tendues et modernes de l'Audi qui, elle aussi, arbore une calandre spécifique (en fait, le nouveau visage du constructeur).
Comptant sur ses trois victoires aux 24 Heures du Mans grâce à l'injection directe d'essence FSI, Audi tente de l'imposer dans sa gamme. Une solution testée par de nombreux constructeurs mais dont les résultats sur le plan de la consommation n'ont pas été très probants, contrairement aux moteurs Diesel. Alfa Romeo dispose depuis peu aussi d'un bloc à injection directe d'essence, mais sur la 156.
Le moteur Audi fonctionne en mode stratifié - le plus économe en essence - en charge d'accélération faible à moyenne. A forte charge, il revient en mode homogène classique. En clair, en conduite un peu sportive, cette solution perd tout son avantage, d'autant que ce moteur ne montre pas de caractère particulier malgré ses bonnes performances. Il est intéressant en conduite coulée où il affiche une consommation mixte de 6,9 l/100 km, soit deux de moins que l'Alfa. Mais, question caractère, conformément à sa réputation, l'italienne tient le haut du pavé. Son moteur plein et vivant est très gratifiant et assez bien secondé par la boîte séquentielle Selespeed de notre modèle d'essai.
L'A3 repose sur la nouvelle plate-forme moyenne du groupe, déjà adoptée par le monospace Volkswagen Touran. Adieu pompages fatigants en appui ; rigueur et efficacité sont au programme. Mais pour le sport, même principe qu'avec le moteur : l'Audi reste sage. Les plus latins des conducteurs se tourneront donc naturellement vers l'italienne, efficace, et surtout dotée d'un tempérament plus ludique.
La planche de bord de l'Alfa joue le relief. Si le grain de son plastique est flatteur, les matériaux ne sont pas tous logés à la même enseigne et certains assemblages laissent à désirer. En comparaison, l'Audi respire la qualité et... la sobriété. Sa planche de bord fait de timides clins d'oeil au coupé TT (aérateurs, barres de console). Dans les deux cas, l'habitabilité est correcte pour quatre adultes, mais l'allemande prend l'avantage au niveau de la capacité du coffre.
Sans surprise, l'Audi fait cher payer ses atouts et sa réputation. L'Alfa prend donc l'avantage, tant en tarif de base qu'en équipement. Sans compter la possibilité d'économiser 1 400 ¤ de plus en faisant l'impasse sur la boîte séquentielle. La finition Selective inclut la sellerie en cuir et une excellent système audio Bose avec caisson de basses.












































