- Disponible en juillet
- Moteur V8 Diesel turbo à injection directe
- Puissance fiscale : 19 CV
- Prix : 88 600 ¤
Une robe élégante et dynamique, presque sportive, un intérieur dont la qualité des matériaux et des finitions est supérieure à ses concurrentes BMW et Mercedes-Benz, la dernière génération de l'audi A8 est bien née. Un classicisme latin de bon ton a été préservé, loin des audaces stylistiques de BMW ou de la virilité affichée de la Volkswagen Phaeton. Pour ce nouveau modèle V8 TDI, Audi évalue sa part de marché à 65 % des ventes de la gamme A8, un paradoxe lorsque l'on considère le choix économique du gazole.
Si l'on compare l'A8 à sa concurrente maison, on note que ses cotes extérieures sont, à quelques millimètres près, similaires à celles de la Phaeton. Alors que le V10 TDI de 313 ch de cette dernière lui est interdit, Audi a choisi d'accroître la cylindrée du V8 afin de gagner en puissance. Avec un alésage/course de 81 x 95,5 mm, la cylindrée est passée de 3 328 cm3 à 3 936 cm3. La puissance gagne ainsi 50 ch, et le couple progresse de 170 Nm à 650 Nm, d'où le choix d'une boîte à six rapports destinée à absorber avec onctuosité les 275 ch, et surtout ce couple peu commun.
Outre cette augmentation de cylindrée, le V8 reçoit de nombreuses modifications : soupapes actionnées par des linguets à galet à compensation hydraulique, distribution par chaîne, deux nouveaux échangeurs air/air, placés sous chacune des optiques avant, ainsi que l'assistance électrique de la géométrie variable des turbines des deux turbos. Précisons que ce moteur en V inaugure une nouvelle famille de groupes propulseurs qui seront tous dotés d'une distribution par chaîne
(cf. la S4).
Une nouvelle génération d'injection directe par rampe commune a également été adoptée. Il s'agit d'une gestion moteur Bosch EDC 16 dont la pression de préinjection est de 1 600 bars. Nouveauté également, l'utilisation d'injecteurs à sept trous associés à un système d'injection double en fonction de la plage de régime.
Dans la pratique, cette A8 TDI offre un excellent agrément d'utilisation qui se voit toutefois terni par des remontées sonores au ralenti et à allure réduite, tandis que la transmission automatique affiche une certaine paresse dans ses réactions et oblige à utiliser les fonctions manuelles (elle se révèle alors parfaite), ce qui est malgré tout contradictoire avec l'esprit d'une boîte automatique. En dépit de ces deux bémols, l'A8 TDI devance ses deux concurrentes sur de nombreux aspects, et elle offre une image statutaire mise en valeur par un esprit novateur.
Si c'est aux places arrière que l'on apprécie le mieux le confort de cette berline, elle offre néanmoins un réel plaisir de conduite. Sa transmission intégrale lui apporte une stabilité exemplaire dans les courbes rapides tandis que son comportement sur le réseau routier secondaire reste un régal. Sa direction à assistance variable en fonction de la vitesse et de l'angle de braquage, qui demande une rapide accoutumance, se révèle agréable et n'obère pas les sensations indispensables à une conduite dynamique.
Avec ce modèle, Audi rejoint le club très fermé des diesels de luxe aux performances de sportives.
























