- Lancement le 28 avril
- Moteur à essence de 110 ch
- Uniquement avec boîte robotisée
- 6 CV
- A partir de 16 300 €
MINI COOPER
- Disponible
- Moteur à essence de 115 ch
- Boîte automatique CVT en option (1 650 €)
- 7 CV
- 17 900 €
Depuis son lancement, la Mini du deuxième millénaire trône dans les quartiers branchés.
Avec son allure inimitable, son fort capital de sympathie, elle a tout d'une fashion victim. La 1007 n'a pas pour ainsi dire une taille de guêpe. Elle a plutôt le « melon ». Une stature plus altière, un port de tête plus hautain, une allure plus « haute couture », mais, au final, la même volonté de se démarquer dans un univers plutôt branché, via cette définition Sporty Pack.
Première constatation, il sera plus aisé de se faufiler dans la Mini avec un pantalon taille basse qu'avec un tailleur. A l'inverse, la facilité avec laquelle on pénètre dans la Peugeot laisse place à de plus grandes fantaisies vestimentaires. La 1007 étale d'entrée de jeu ses principaux atouts : une position de conduite haute, une garde au toit généreuse et des portes coulissantes électriques, obéissant au doigt, et qui laissent place à une entrée béante. Pratique lorsque l'on est chargé de paquets.
Car, à n'en pas douter, d'aucuns préféreront remplir cet habitacle facile d'accès plutôt que de s'échiner sur l'ouverture plus fastidieuse d'un coffre pas très accueillant.
Avec la Mini, le choix est moins cornélien. Quitte à poser les sacs pour ouvrir la voiture, autant les mettre à l'arrière. D'autant que le coffre, s'il n'est pas plus volumineux, est plus logeable et surtout plus accessible.
De toute beauté. Mais l'invitation à bord n'est pas tout. Il faut ensuite savoir retenir le client. Et, dans cet exercice, la Mini est sans conteste la plus performante. La qualité de fabrication, la précision des ajustements, viennent en renfort d'un dessin et d'un aménagement audacieux. De toute beauté. Rien ne dénote, pas même les commutateurs chromés en bas de planche de bord, pas très ergonomiques mais tellement chargés de nostalgie.
On est loin de l'ambiance « tout plastique » concoctée par Peugeot.
Quand l'une laisse imaginer un atelier artisanal dans la pure tradition anglaise, l'autre renvoie à l'image du démoulage à la louche. La seule note de tissus, c'est deux bouts de moquette, façon échantillon à Saint-Maclou, jetés sur la planche de bord. A cela, il faut ajouter un dessin torturé, une constellation de promontoires, que dis-je, de péninsules, sur lesquelles viennent se greffer aérateurs ou levier de vitesse. Ambiance surchargée...
Non, décidément, l'environnement 1007 n'est pas très avenant.
On lui préférera son niveau d'équipement qui, pour le coup, la place en tête. Face à la Mini, c'est la période des soldes. Régulateur de vitesse, radar de recul... la version 1.6i va même jusqu'à proposer en série la boîte de vitesses robotisée avec commandes au volant. Un système qui se révèle assez séduisant en ville, à condition de ne pas opter pour le mode « auto », un peu lent à réagir. C'est aussi que l'auto elle-même est un peu lymphatique. Certes, le moteur montre assez de souplesse à bas régime, mais face aux 1 200 kg de l'engin, les 110 chevaux paraissent moins nombreux.
Véritable kart. Avec cinq chevaux de plus dans l'attelage, la Mini est une véritable « bombinette ».
Un peu creux à bas régime, le quatre-cylindres cache dans les tours une personnalité enjouée et une belle musicalité. Le niveau de performance est très correct, et permet d'exploiter un châssis assez ludique. La Mini est un véritable kart, à l'inconfort près. La direction est précise, directe surtout, et le train arrière est assez vif. Globalement, la Mini est efficace, même si elle se laisse chahuter par les irrégularités de la route. Tout comme la Peugeot, qui ajoute à cela une bonne prise au vent.
Ne cherchez pas dans la 1007 trop de 206. L'architecture de la haute petite Lionne est assurément un frein à sa vivacité, tout comme la direction, un peu trop légère et caoutchouteuse. On retrouve, en revanche,
la qualité de filtration des irrégularités de la route des dernières productions sochaliennes. Le confort est meilleur que dans la Mini, bien que l'amortissement apparaisse encore un peu ferme.
Conclusion. Les portes coulissantes sont du plus bel effet dans la 1007. Mais, derrière cette forte image, la Peugeot s'essouffle. Le concept « rouler différent chic » est plus abouti sur la Mini. Et, si vous êtes adepte des courses - mais contre la montre -, la Mini vous comblera plus sûrement.








































































