Apparue en juillet 2003, la dernière mouture de la BMW Série 5 est une pièce maîtresse du segment de haut de gamme. Ses prestations routières, son contenu technique et son niveau de performances l'ont placée d'emblée parmi les voitures de standing, comme le furent les précédentes générations, dont la première esquisse remonte à 1972.
Mais l'avènement de cette Série 5 n'a pas été accompagné que d'éloges. Son style qui prête à discussion, sa qualité perçue en retrait et sa technicité souvent optionnelle ont laissé les plus exigeants sur leur faim. La Série 5 ne se prive pas pour autant de festin. Elle s'est installée à la deuxième place de son segment en Europe, alors que de récentes évolutions sont encore venues renforcer l'attrait de la gamme (version Touring, bloc 525d de 177 ch et finition Excellis).
Diesel de haute volée. En occasion, l'offre tourne principalement autour des versions proposées au lancement, notamment la 530d qui a représenté 85 % des commandes. Un succès logique puisqu'il s'agissait du seul Diesel disponible jusqu'au printemps 2004, mais c'est aussi le résultat d'un agrément de premier plan, en particulier avec la boîte automatique à six rapports. Ce six-cylindres 3.0d avance des valeurs exceptionnelles (218 ch et 500 Nm) qui lui permettent de surclasser la version à essence 530i de 231 ch au chapitre des reprises, avec un bilan énergétique plus favorable.
Il faut donc vraiment être un amoureux de l'allonge moteur pour se diriger vers l'essence ou alors apprécier le fonctionnement onctueux à bas régime qu'un Diesel ne peut encore égaler. Avec de telles considérations, la 520i (170 ch) se montre un choix judicieux. Le niveau de performances passe un peu au second plan, mais il permet déjà d'exploiter l'agilité et l'excellence du châssis sans avoir l'impression d'être sous-motorisé. Le tout à un niveau de prix moins excessif (à partir de 35 000 € en occasion). Toutefois, la diffusion restreinte de la 520i limite le choix en seconde main.
Pour la 530d, il faut tabler sur un budget de 39 000 € pour accéder aux premières offres. Pour plus de latitude dans le choix des modèles et une meilleure comparaison, une enveloppe de 42 000 € est préférable.
A ce prix, on accède en plus aux finitions Pack Sport et Pack Luxe à l'équipement de série offrant plus d'allure et d'agrément (lire l'encadré ci-contre). Pour les éléments technologiques comme la direction active AFS ou les projecteurs bi-xénon directionnels, il faut viser une finition supérieure. Mais le régulateur de vitesse actif ou la suspension Dynamic Drive (contrôle de l'assiette) sont systématiquement en option...
A l'économie. Avec sa planche de bord épurée de boutons pour cause d'i-Drive (molette de commande qui regroupe plusieurs fonctions), l'habitacle respire hélas l'économie par endroits. Les plastiques de la partie basse de la planche et les poignées intérieures semblent ainsi appartenir au segment inférieur. Face à une Mercedes Classe E ou à la nouvelle Audi A6, la BMW marque le pas en termes de raffinement. Rien de rédhibitoire toutefois, d'autant que l'habitacle a bien progressé. Plus vaste et doté d'une banquette plus accueillante qu'autrefois, l'intérieur est un cocon dans lequel il fait bon voyager en famille.












