En petite forme commerciale, BMW prépare, en grande pompe, l'arrivée
de la nouvelle Série 5, dont vous découvrez ici les premiers clichés, qui sera présentée officiellement au mois de juin.
Cette cinquième génération tranche radicalement avec sa devancière, dont le lancement remonte à 1995. Une carrière plus qu'honorable, mais le renouvellement, il y a un an, de sa principale rivale, la Mercedes Classe E, a précipité le passage de témoin. Si jadis l'ensemble des berlines de la marque répondait aux mêmes codes esthétiques, la Série 5 affiche, cette fois-ci, sa propre personnalité et ne s'apparente en aucun cas à une Série 7 raccourcie, même si on en
retrouve quelques traits sous certains aspects.
Au contraire de la Série 7, elle arbore des lignes simples et fluides qui se caractérisent par un mélange de rondeurs et d'arêtes vives. Il en résulte une allure avenante et dynamique, à l'image du récent roadster Z4.
Si, au premier regard, la nouvelle Série 5 peut sembler compacte et ramassée, elle revendique des dimensions plus généreuses. L'habitabilité arrière et le volume de coffre en seront les principaux bénéficiaires.
Plus familiale, la Série 5 n'en restera pas moins une berline routière au volant de laquelle le plaisir de conduite sera de mise. Hormis l'utilisation massive de l'aluminium pour les trains roulants, le châssis et la partie avant de la carrosserie - gage de légèreté et d'une meilleure rigidité -, BMW a développé de nouveaux systèmes, telle la direction active. Disponible en série sur la 545i et en option sur les autres modèles, ce dispositif se situe à mi-chemin entre une direction à assistance électrique classique et une direction tout électrique du type drive by wire ne disposant d'aucune liaison mécanique.
Schématiquement, la direction gérée par l'électronique devient plus directe à faible et à moyenne vitesses, elle requiert moins d'efforts pour le conducteur. Elle permet notamment de braquer très court.
En revanche, sur autoroute, elle devient moins directive. Couplée à l'ESP, elle est censée corriger toute perte d'adhérence. La panoplie sera complétée par une
suspension pilotée, un régulateur de vitesse actif, un éclairage directionnel adaptatif et des pneumatiques à roulage à plat. Ce côté high-tech s'immisce aussi dans l'habitacle. Le multimédia y est omniprésent avec une seconde génération du i-drive, dont le logiciel sera simplifié. Pour faciliter la vie du conducteur, l'ensemble des informations (vitesse, système de navigation...) sera projeté sur le pare-brise, une grande première chez BMW. Toutefois, la Série 5 fera l'impasse sur le frein de parking automatique inauguré par sa grande soeur.
Commercialisée en juillet, la gamme s'articulera autour de trois versions dotées de moteurs à six cylindres : les 520i de 170 ch, 530i de 231 ch et 530d de 218 ch seront associés à une nouvelle boîte manuelle à six rapports ou à une transmission automatique. A l'automne, suivront la 525i de 192 ch et la 545i dotée du V8 4.4 de 333 ch. Cette ribambelle de moteurs sera ensuite étoffée par la 520d de 150 ch, la 525d de 184 ch et la 535i de 272 ch. Enfin, pour coiffer cette offre pléthorique, BMW glissera sous le capot le V8 Diesel de 258 ch de la Série 7. Et, comme si cela ne suffisait pas, les ingénieurs allemands concoctent pour 2004 une sulfureuse M5, propulsée par un V10 de 500 ch.
Une version Touring devrait également rapidement apparaître, histoire de venir titiller le nouveau break Classe E. Avec une gamme prolifique et un style alléchant, la nouvelle Série 5 ne cache pas son ambition de détrôner la Classe E et de maîtriser les velléités de la future Audi A6.
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