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Lancement en mars 2007
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Nouvelle génération
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Diesel de 235 ch
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Sept places possibles
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Surtaxe carte grise : 62 €
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16 CV (*)
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A partir de 53 300 €
(*) Sous réserve
Dans la catégorie très lucrative des SUV de luxe, le X5 s'est installé en 2000 avec un credo : être le plus sportif. Depuis, le Porsche Cayenne est venu lui chercher des noises et la dernière génération du Mercedes ML (sortie en 2005) a accentué son dynamisme. Tout en répliquant à ces adversaires, le nouveau X5 doit aussi contrer Audi, qui a posé au milieu du ring un imposant Q7 doté de sept places. Voilà donc un combat aux enjeux multiples pour le BMW.
Il suffit de scruter l'athlète pour convenir qu'il ne lâche rien à l'aspect sportif. Les naseaux plus grands, le capot bombé et les ailes enflées lui assurent une allure solide, presque intimidante. Pour accueillir une troisième rangée de sièges et répondre au choc piéton, le X5 glisse vers les grands gabarits, avec désormais 4,86 m (soit19 cm de plus). Concernant les deux places supplémentaires facturées 2 450 €, il n'y a pas de quoi s'emballer, tant elles sont exiguës : pas d'espace pour les jambes et faible hauteur sous toit. « Nous avions l'obligation de sept places pour satisfaire le public américain, mais nous ne voulions pas faire du X5 un fourgon de luxe à la poupe trop grosse. Il devait conserver un profil dynamique. D'où ce résultat », concède-t-on chez BMW.
Une fois la déception encaissée et la raison trouvée (le troisième rang servira en dépannage pour les enfants), il est temps de s'installer derrière le volant. Et de constater que tout a changé : planche de bord, compteur, volant et contre-porte offrent un nouvel environnement où la qualité est le maître mot.
Innovations. On note l'arrivée du système i-Drive qui, ici, a la bonne idée de simplifier son usage grâce à la création de huit touches favorites en façade de console. On y sélectionne rapidement les fonctions les plus utilisées. La possibilité de disposer, en option, de l'affichage tête haute ou de la caméra de recul témoigne du saut vers la modernité. Et puis, il y a ce levier de vitesses dont la forme épouse celle de la main. Il commande une toute nouvelle boîte automatique à six rapports avec fonction séquentielle, qui sera la seule disponible.
Le bouton start-stop donne le signal du départ de notre X5 diesel dont le 3.0d est désormais doté d'injecteurs piézo-électriques. C'est avec un bel entrain et avec le léger bourdonnement du diesel que le X5 entame ses premiers tours de roues. Il est inutile de disserter sur son niveau de performances. Cette version est tout simplement la plus réactive de sa catégorie. Jamais le poids ne semble pénalisant pour les accélérations et les reprises sont assurées par un couple aussi violent qu'un uppercut de Tyson. Le mieux, c'est que le gain de puissance du modèle (235 ch au lieu de 218 ch) se conjugue avec une consommation mixte en recul de 7 %.
4 x 4 routier. Côté châssis, la caisse autoporteuse encore
rigidifiée, les trains optimisés et la transmission x-Drive qui privilégie les roues arrière sur la route (60 % du couple moteur) font des merveilles. Le jeu de jambes est si rapide, précis et mordant que l'on peut décerner au BMW le titre de la voiture de deux tonnes la plus agile du monde. En contrepartie, le X5 reste étranger à la pratique du « vrai » tout-terrain, puisque seul un contrôle de la vitesse en descente l'équipe.
Le X5 a confirmé son statut de 4 x 4 de référence sur la route avec la direction active AFS optionnelle et des roues de 19 pouces. On aurait aimé qu'il complète sa panoplie par des palettes au volant, utiles en conduite soutenue.
La banquette - coulissante sur 8 cm sur la version à sept places - a gagné en confort et les passagers peuvent disposer de leur propre réglage pour la climatisation. Mais la suspension trop sèche sur les saignées de la route n'en fait pas l'endroit douillet espéré. Quant à l'angle d'ouverture insuffisant des portes arrière, il entrave quelque peu l'accès à bord ou l'installation d'un bébé dans son siège. En revanche, le volume du coffre en net progrès (+ 110 litres sur la version cinq places) renforce son attrait familial. On y accède toujours par le hayon en deux parties caractéristique du modèle. Le X5 reste aussi fidèle à quelques mesquineries (pas de réglage en hauteur des ceintures de sécurité), et à une liste d'options qui donne le vertige. Quant au prix de base (53 300 €) en hausse 1 750 €, il est compensé par les prestations et la dotation de série en amélioration.























