BMW Z4 Coupé M
- Lancement en septembre
- Nouveau coupé deux places
- Six cylindres de 343 ch
- Surtaxe carte grise : 268 €
- 25 CV
- 59 600 €
La naissance du Z4 coupé est comme le scénario d'un film bien ficelé. Il y a les méchants, le directoire de BMW qui refusait un descendant au Z3 coupé ; les courageux, une poignée de passionnés à Munich qui a bricolé « secrètement » ce coupé ; de la passion, les hommes de Motorsport qui ont ensorcelé la mécanique ; de la trahison, le directoire de BMW qui est revenu sur sa décision ; et un dénouement heureux, la mise en vente du Z4 coupé dans quelques semaines.
Pour près de 60 000 €, soit 2 000 € de moins que le roadster M, ce coupé revêt un costume à la fois élégant et musculeux. Les ailes arrière rebondies et les quatre tuyaux d'échappement assurent le spectacle, la descente de toit apporte une touche de grâce, et les fines nervures sur le capot étirent ce corps d'athlète.
S'il a une tête bien faite, le coupé M mérite surtout le prix spécial du jury pour sa mécanique. Son six-cylindres n'en est pas à sa première affiche mais il est comme ces acteurs qui assurent à eux seuls le succès d'un film. Repris de la M3, ce moteur d'exception a pour lui la puissance (343 ch), la force (365 Nm) et une voix de maître. Répondant dès 1 500 tr/min, rayonnant à 3 000, triomphant à 5 000 et éclatant à 7 000, il termine son oeuvre sous la barre des 8 000 tr/min. Frisson, compression et montée d'adrénaline... le public en aura pour son argent !
Une grande sportive.
Pour canaliser cette énergie, le M s'assoit sur des grosses roues de 18 pouces, compresse ses suspensions, installe un autobloquant variable et, cela va de soi, confie au train arrière la torture de la motricité. L'ensemble demande de l'humilité pour être exploité pleinement. La pédale d'embrayage est dure et peu progressive, et le court levier de vitesses réclame de l'autorité. Quant au confort, c'est un véritable contrôle technique pour vos vertèbres. Le prix de cette rudesse est une sportivité exceptionnelle qui ravira ceux qui désespéraient de voir les voitures s'aseptiser. A ce titre, l'antidérapage DSC est entièrement déconnectable. Vif dans le placement du train avant, secoua
nt sur les routes mal formées et candidat au déhanchement du postérieur, le Z4 s'adressera aux amateurs du genre. Pour tirer la quintessence de cet engin et apprécier son formidable équilibre, la fréquentation des circuits sera obligatoire, mais on pestera contre l'endurance du freinage, indigne d'une sportive de ce calibre.
Enfin, ceux qui veulent s'offrir la ligne du coupé Z4 sans la brutalité de sa mécanique se dirigeront vers le second rôle endossé par la 3.0 Si, moins puissante (265 ch), moins radicale en châssis et plus légère de 19 000 €. Cette version sera la seule à épauler la M pour représenter le Coupé Z4 à qui BMW refuse les petites motorisations pour préserver son statut d'esthète. A moins qu'il s'agisse d'un caprice de star que de réclamer le meilleur pour s'ouvrir une belle carrière et se frotter aux autres monstres sacrés du secteur, Porsche Cayman, et 911, en tête.


















































































