- ESSENCE - 306 ch
- MALUS 1 600 €
- LANCEMENT 14 MAI
- 52 400 €
Spartiate et rustique, le roadster Z3 laisse la place au Z4 en 2002 qui, s'il apparaît plus élégant et luxueux, reste étriqué, rugueux et radicalement sportif dans ses exécutions les plus puissantes. Entre-temps, la mode des coupés-cabriolets avec toit rigide escamotable est arrivée, nécessitant le développement parallèle d'une gamme de coupés. Enfin, de nos jours, même, et surtout, les voitures de sport doivent donner des preuves de respect de l'environnement. C'est une question de survie.
Ainsi, pour répondre à ces nouvelles exigences et domestiquer l'animal sauvage, BMW a confié les restylages intérieurs et extérieurs à deux femmes qui ont parfaitement atteint l'objectif en composant des ensembles élégants, raffinés et modernes tout en préservant la symbolique du roadster avec un capot avant encore plus long et le retour d'un « poste de pilotage ».
Patte de velours
Sur un empattement inchangé de 2,5 m, toutes les dimensions du nouveau roadster BMW sont à la hausse pour améliorer l'habitabilité, le confort postural des occupants de grande taille et la capacité du coffre. Remarquablement conçu en deux parties, le toit escamotable facilite l'accès à bord, augmente de 40 % la surface vitrée et, au pire, garantit un volume de 180 litres avec, en complément, un bac de rangement derrière les sièges arrière. En série pour Z4 Luxe (250 € pour Confort), on dispose même d'une trappe à skis!
Chaud et froid
Si la nouvelle gamme commence avec les Z4 sDrive23i (204 ch) à 39 400 €, se poursuit avec les Z4 sDrive30i (258 ch) à 44 700 €, c'est le nouveau moteur twin turbo de la version Z4sDrive35i qui fait tout le charme de cette nouvelle gamme, surtout associé à la boîte de vitesses à double embrayage et à sept rapports, incomparable d'agrément, polluant et consommant moins que la version à boîte mécanique à six rapports.
Avec un couple maximal impressionnant délivré à 1 300 tr/min, des passages de vitesse éclairs et sans à-coups, avec le choix entre mode automatique ou manuel au levier ou par palettes au volant peu pratiques, le Z4 bondit d'un virage à l'autre avec une facilité déconcertante et dans un confort étonnant.
Pour retrouver des sensations plus radicales, il faudra agir sur la commande de régulation du comportement dynamique qui agit sur les trains roulants (antidérapage plus tolérant), la vivacité du moteur, le ressenti de la direction et la rapidité de réaction de la boîte selon trois modes : normal, sport et sport plus. Même dans cette configuration extrême, le confort reste très civilisé avec une raideur voisine de celle de l'ancien Z4. Plus facile à conduire et rapidement exploitable sans grande expérience de la conduite rapide, le Z4 décapoté vous obligera à ralentir à cause des remous d'air importants que le filet de protection laisse passer.
Capoté, la visibilité vers l'arrière devient médiocre, et, comme on situe mal le bout du capot, il faudra rester vigilant en ville.
Bilan. Parfaitement ciblé pour une clientèle américaine ou d'âge mûr, le nouveau Z4, confortable et facile à conduire, distribue des sensations sportives à la demande. La pollution et le consommation, qui sont maîtrisées, priment désormais sur l'expression sportive pure.


















































































