La tendance
En dépit du retour au calme observé tant sur le front de l'euro que sur celui des prix du pétrole, les principales places boursières internationales sont restées très hésitantes au cours des dernières séances. D'autant plus que, à New York comme à Paris ou à Londres, plusieurs groupes de grande envergure ont été amenés à prévenir la communauté financière qu'ils ne parviendraient pas à réaliser, cette année, les objectifs qu'ils s'étaient fixés. Ce type d'avertissement fait toujours l'effet d'une douche froide sur les investisseurs, et leur multiplication pourrait constituer les premiers signes d'un vrai ralentissement de la croissance américaine.
Valeurs françaises
Dans cet environnement encore très tourmenté, les valeurs automobiles, qui avaient été mises à dure épreuve au cours de semaines écoulées, n'ont pas vraiment pu montrer leur capacité à rebondir. Au contraire, le titre PSA Peugeot Citroën a reculé de 4 % malgré l'accueil très favorable réservé par la presse à la présentation, au cours du Mondial de l'automobile, du nouveau modèle de Citroën : le C5.
En revanche, le titre Renault a enregistré les premiers signes d'un retour en grâce, résultat de trois facteurs différents. D'abord, les propos tenus en début de semaine dernière par Carlos Ghosn, le patron de Nissan, assurant que le constructeur japonais était plutôt en avance dans le calendrier de son redressement, et que cela devrait apparaître nettement avec la publication, dans quelques jours, de ses résultats semestriels. Le deuxième moteur de la hausse du titre Renault a été constitué par l'envolée de l'action Nissan Motor à la Bourse de Tokyo. Un mouvement qui permet à Renault d'arrondir encore un peu plus la plus-value constituée à l'occasion de l'achat de 36,8 % du capital du groupe japonais. Enfin, le troisième moteur du rebond de l'action Renault tient à l'annonce, faite au Mondial de l'automobile par Louis Schweitzer, de la mise en place d'un nouveau plan de réduction des coûts, qui devrait porter sur 20 milliards de francs (3,05 milliards d'euros), et s'achever à la fin de 2003. Ce plan devrait permettre d'abaisser le prix de revient de chaque véhicule de 8 000 francs environ. Une partie de cette somme bénéficiera à l'automobiliste sous forme de baisses de tarifs. Une autre partie servira à enrichir les équipements des véhicules. Une dernière partie devrait venir gonfler la marge de manoeuvre financière de la firme au losange. Les analystes estiment qu'un tel plan pourrait permettre à Renault de doper ses bénéfices à hauteur de 1 milliard de francs environ par an.
L'action Valeo a également enregistré quelques frémissements après avoir atteint son plus bas niveau depuis très longtemps. Mais cela s'explique par des rumeurs de marché faisant état d'un prochain désengagement de la CGIP, actionnaire de l'équipementier à hauteur de 20 %. Et surtout par une fusion entre Valeo et Delphi. Les deux groupes ont démenti l'existence d'un tel projet, mais de façon assez ambiguë pour que la spéculation ne se dégonfle pas immédiatement.
Autre équipementier dont le titre reste soutenu par la spéculation : Sommer-Allibert, qui a publié des résultats semestriels satisfaisants. Mais Marc Assa, le président du groupe, a rappelé que la structure du groupe était amenée à évoluer d'ici à la fin de l'année. L'action de son concurrent le plus direct, Plastic Omnium, a été également très recherchée, après que le groupe lyonnais eut publié des comptes semestriels faisant apparaître une croissance de 34% du résultat opérationnel.
Valeurs étrangères
Du côté des valeurs étrangères, peu de mouvements ont été observés, à l'exception d'une hausse de 4 % du titre Ford et d'une croissance de 3 % de l'action Volkswagen.












