Vous êtes ici :

Carrément rare

Carrément rare

Une ligne anguleuse, un moteur essence moderne et une technologie embarquée à la pointe du progrès : la Cadillac ATS apporte sa touche exotique chez les familiales Premium.

Page 1Carrément rare 

Ce n'est pas parce que l'ATS est la plus petite des Cadillac qu'elle arrondit ses angles : feux aux arrêtes vives, malle de coffre aux contours saillants et capot pointu. Suffisant pour conserver l'indispensable touche d'exotisme que l'on attend d'une Américaine.
 
Et sans le vouloir, cette familiale Premium sauce Cadillac peut aussi compter sur sa confidentialité pour se démarquer des Audi A4, BMW Série 3 et autres Mercedes Classe C. Uniquement distribuée sur deux points de vente en France, elle se voit condamnée à jouer les oiseaux rares... Et comme aucun diesel n'est prévu à court terme, sa carrière commerciale s'annonce donc discrète.


Techno parade


La Cadillac ATS ne manque pourtant pas d'arguments. Mêlant rigueur Européenne et caractère Américain, sa présentation intérieure atypique et sa finition à la hauteur de son positionnement haut de gamme flattent la rétine.

Sa technologie également. Intégrant toutes les fonctions de divertissement, une interface baptisée CUE comprend un écran tactile, un GPS (en série sur la finition Premium), ainsi qu'une console également tactile, regroupant les commandes de climatisation. Tout cet ensemble s'escamote, libérant un vaste espace de rangement à l'abri des regards indiscrets. Ajoutez à l'ensemble une ergonomie bien étudiée et vous obtenez une Cadillac très accueillante à l'avant.

Les deux passagers arrière peuvent eux compter sur une assise creusée et une sellerie enveloppante, histoire d'assurer un bon maintien à l'arrière. Par contre, l'espace aux jambes et aux coudes est compté et l'espace central quasi inutilisable doit composer avec un tunnel de transmission proéminent et une garde au toit limitée.
 
Le coffre aux formes alambiquées n'accueille lui que 381 litres de bagages. En outre, la marche formée après avoir rabattu les dossiers arrière n'en font pas une déménageuse, même si tel n'est bien évidemment pas sa vocation première !

Autant dire que l'ATS est encore moins accueillante que ses concurrentes européennes premium dont ce n'est pourtant pas le point fort !


Des arguments européens


Malgré ses origines Américaines, l'ATS vise les qualités dynamiques d'une Série 3. Etrennant une toute nouvelle plate-forme aux roues arrière motrices, elle a enchaîné les tours dans l'enfer vert de l'impitoyable piste du Nürbürgring lors de sa mise au point. Le résultat est probant.

Précise, agile et maitrisant parfaitement ses mouvements de caisse, cette propulsion équilibrée procure du plaisir au volant. Mieux encore, elle égale le dynamisme BMW, en dépit d'une direction un peu légère. Seul le confort reste un peu ferme et sautillant à basse vitesse, même avec la suspension pilotée, montée en série sur la finition haut de gamme Premium.

L'ATS propose également une transmission intégrale qui justifie amplement son surcoût de 1 633 à 2 086 euros (selon finitions). Disponible à partir de la finition Sport Luxury, elle apporte un surcroit d'adhérence et de sécurité sur chaussée humide, tout en conservant un caractère enjoué grâce à une répartition favorisant généralement les roues arrière.
 
Une incontestable réussite qui impose cependant la boîte automatique à six rapports facturée de 2 046 à 2 085 euros (selon finitions). Souffrant d'une gestion parfois hésitante, elle marque le pas face à son excellente homologue à huit rapports, montée sur la Série 3, mais parvient tout de même à faire oublier une boîte manuelle lente et parfois accrocheuse.

Dommage que le 2.0 turbo essence de 276 ch prometteur sur le papier déçoive un peu. Plutôt souple, il semble peiner à haut régime, manque de discrétion et émet une sonorité quelconque. Avec un solide appétit à la clé, surtout avec un pied droit un peu lourd. Heureusement que les performances suivent. Le 0 à 100 km/h expédié en 5,9 s permet d'oublier la plèbe des familiales.


Bilan

Bien que condamnée à une carrière plus que confidentielle, l'ATS fait aisément oublier l'éphémère et fade BLS du milieu des années 2000. Mais en dépit de sa ligne extérieure spécifique, elle délaisse son identité Américaine. Ses qualités routières et son moteur se calquent désormais sur les standards européens. Ses tarifs également surtout après avoir pioché au sein d'une liste d'options dispendieuses. Aussi agréable à conduire que ses rivales, elle reste une familiale luxueuse attachante que son réseau limité condamne hélas en France.

On aime
• Présentation atypique
• Châssis dynamique
• Technologie embarquée

On regrette
• Habitabilité coffre
• Moteur un peu gourmand
• Confort un peu ferme
 
Partager cet article
À lire aussi
Mots clés
Commentaires
Voir tous les commentaires (14)
un pseudo libre

Bluffé par l'interieur, originale et bien fini.

un pseudo libre

A tous les imbéciles qui se sont permis de critiquer mon opinion, je vous dis..... @gaborr: va essayer une BMW ou une Merco, et après tu comprendras ce qui justifie leur prix l'ami. La remarque classique du gros neuneu qui ne regarde que des sites de journaleux et n'y connait rien, et qui raconte n'importe quoi après. Sans même avoir honte de lui. Shame on you! @babar: l'argus est un site qui respecte la liberté d'expression. Que ca ne te plaise ou pas. Si une opinion différente de la tienne te dérange, tu peux toujours retourner fair joujou dans ta chambre. Visiblement aucun des 4 idiots qui ont répondu après moi n'est capable de m'expliquer pourquoi une voiture à ce prix a encore une boite auto moins moderne qu'une Polo (et bien sur que ses concurrentes directes allemandes), ni pourquoi elle consomme 1/3 de plus? Parce que sa technique est très moderne??? Je suis pété de rire, bande de nuls. Pour vous la seule chose qui fait une voiture c'est sa carrosserie, une vision très limitée de l'automobile.

un pseudo libre

Merci à ceux qui ont déjà répondu à ce personnage, si la grossièreté est sa seule façon de s'exprimer, c'est bien dommage pour lui... C'est étonnant que de tels commentaires qui ne veulent rien dire soient publiés...

Réagir à cet article
Envoi en cours
Annonces auto
139 539 voitures
L'argus  en kiosque
Nouveau
Recevez notre newsletter !

Nos articles vous intéressent ? Abonnez-vous !