« Une fois, deux fois, trois fois ! Le lot est attribué à l'acheteur no... ». L'animateur qui vient de finaliser la vente d'un véhicule dans une salle de Guyancourt (Yvelines) a une singularité : il n'a aucun acheteur devant lui. En effet, installés en Bretagne, en Ile-de-France ou dans les Alpes, les acheteurs potentiels suivent la vente sur leur propre ordinateur. Et, si la vente de véhicules, deux fois par semaine, est bien réelle au siège de la société organisatrice, Carsat, elle passe à 100 % par Internet et par satellite.
De même, le vendeur n'a devant lui aucun des modèles en vente. Tous les acheteurs potentiels ont pris connaissance du catalogue transmis la veille par e-mail et disponible sur Internet, et tous sont installés, le jour de la vente, derrière leur écran d'ordinateur, chez eux, dans leur concession ou garage. A la manière des enchères, ils émettent, via leur clavier, les prix qu'ils sont disposés à consentir pour emporter les véhicules, tandis qu'ils visionnent dans le même écran, grâce au satellite et à la parabole, l'animateur de la session.
150 abonnés. Ils sont de 50 à 60 à se disputer deux fois par semaine les ventes privées Carsat de véhicules aux professionnels. Pour y participer, il faut souscrire un accès à la salle virtuelle (200 € par mois). 150 distributeurs, agents, garagistes, de toutes régions et de toutes importances, sont actuellement abonnés (lire les témoignages). « Nous pensons en affilier 30 % de nouveaux en 2004 », pronostique Michel Delahaye, directeur général de Carsat.
Les véhicules en vente, une soixantaine par session, proviennent à 85 % des loueurs, puis de lots de constructeurs. « Tous les véhicules sont expertisés », précise le directeur général. Les ventes ont lieu les mardis et jeudis. A partir de 14 h 30, les abonnés acheteurs se disputent les lots. Les véhicules spéciaux ou rares sont évidemment les plus prisés. Par exemple, le 22 juin, les joutes les plus animées portaient sur les Audi A6, BMW Série 3, Nissan Terrano...
www.carsat.fr















