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Carte grise de collection : avantages et inconvénients

La carte grise collection permet à cette Alfa Romeo Giulia Spider de conserver légalement une petite plaque noire et blanche au format "italien" à l'avant
La carte grise collection permet à cette Alfa Romeo Giulia Spider de conserver légalement une petite plaque noire et blanche au format "italien" à l'avant

Le durcissement du contrôle technique fait exploser les demandes de carte grise de collection. Celle-ci permet en effet aux véhicules de plus de 30 ans de bénéficier d'un contrôle technique allégé. Mais ce n'est pas le seul avantage

Page 1Carte grise de collection : avantages et inconvénients 

La carte grise de collection, qu’il faudrait aujourd’hui appeler certificat d’immatriculation de collection, est née dans les années 60. Elle devait permettre aux véhicules anciens, dont les cartes grises avaient été perdues ou détruites pendant la Seconde Guerre mondiale, de continuer à circuler.

Jusqu’en 2009, elle s’accompagnait de restrictions de circulation qui ont sans doute contribué à sa mauvaise image. Il fallait envoyer une déclaration de circulation à la préfecture lorsqu’on voulait rouler ailleurs que dans son département ou les départements limitrophes.

Il y a moins de restrictions de circulation en carte grise collection qu’en carte grise normale !

Tout a changé depuis l’adoption du SIV, en octobre 2009. Désormais, les véhicules en carte grise collection ne sont plus soumis à aucune limitation géographique de circulation. Étant donné leur faible kilométrage annuel moyen (environ 1 000 km), ils ne sont pas non plus soumis aux restrictions de circulation dans les ZCR (elles sont pour le moment quatre en France). Rappelons par exemple, qu’à Paris, les diesels antérieurs à 2001 (euro 2) et les véhicules essence antérieurs à 1997 (euro 1), en carte grise normale, n’ont pas le droit de circuler de 8 h à 20 h, du lundi au vendredi.

La circulation des véhicules en carte grise collection est toutefois interdite lors des pics de pollution. Ce qui est parfaitement compréhensible.

Une Peugeot 205 GTI 1.9 de 1986 immatriculée en CGC peut circuler dans Paris toute la semaine alors que la même voiture en carte grise normale est interdite de circulation du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h

 

Un contrôle technique moins sévère

C’est sans doute le point qui fait le plus basculer les propriétaires de véhicules anciens de la carte grise normale à la carte grise collection. Tout d’abord, la périodicité du contrôle technique est de cinq ans au lieu de deux ans. Les véhicules antérieurs au 1er janvier 1960 en sont même dispensés. Cette mesure, réclamée par les Britanniques, acceptée par l’Europe et adoptée par la France est très controversée. Il est en effet difficile de garantir la sécurité d’un véhicule pouvant circuler librement sans aucune visite technique périodique. Il n’est pas exclu que les choses évoluent après le Brexit…

La mention véhicule de collection est clairement visible sur la carte grise

La mention « véhicule de collection » sur la carte grise permet également de conserver des plaques d’immatriculation d’un format et d’une couleur non standard. En clair, une Citroën Traction, équipée d’un pare-chocs « moustache », peut conserver une plaque en forme de banane à l’avant et une plaque courbée à l’arrière. Le tout en caractères blanc métal sur fond noir.

 

Moins de risque de voir partir sa voiture à la casse

Les véhicules de collection roulent peu et ont très peu d’accidents. Mais il peut arriver qu’une voiture ancienne soit gravement endommagée. Dans ce cas, les notions de véhicule gravement endommagé (VGE) et véhicule économiquement irréparable (VEI) ne sont pas les mêmes que pour des véhicules en carte grise normale.

Une Bugatti Royale, même à l'état d'épave ne sera jamais considérée comme irréparable

L’avis de l’expert ne dépendra pas que de la gravité du choc ou du prix de la réparation. Concrètement, une Bugatti rare, même à l’état d’épave, sera toujours réparée. L’expert fera en revanche la distinction entre une Citroën DS totalement calcinée et la même auto fortement endommagée. En revanche, comme pour les voitures « normales », dans le cas d’une réparation, une contre-expertise reste obligatoire à l’issue des travaux avant de remettre le véhicule sur la route.

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Commentaires
Bruno du 13

Bon à savoir, il faut donc se méfier des voitures de collection pour les mariages... Quant à la caisse maquillée-choucroutée pour cacher la rouille (et sans recours possible pour l'acheteur avec la CGC), ça doit être un grand classique...

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