Chevrolet Captiva 2.0 VCDI
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Disponible
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Nouveau 4 x 4 de loisirs
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Diesel de 150 ch
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Sept places
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Boîte manuelle à cinq rapports
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10 CV
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A partir de 28 900 €
Toyota RAV4 136 D-4D
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Disponible
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Leader des 4 x 4 de loisirs
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Diesel de 136 ch
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Cinq places
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Boîte manuelle à six rapports
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8 CV
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A partir de 28 450 €
Au fil des ans et des générations, le Toyota RAV4 s'est solidement installé en tête des ventes de SUV compacts. Même des rivaux talentueux au blason réputé en 4 x 4 comme le Nissan X-Trail n'ont pas réussi à le faire vaciller. Si bien que lorsque les coréens de Daewoo, rebaptisé depuis Chevrolet, ont décidé de s'attaquer à son segment, ils ont préféré contourner l'obstacle et affronter le RAV4 de biais. L'astuce ? Proposer des prestations et une habitabilité supérieures pour un tarif proche. Le Captiva offre ainsi un diesel de 150 ch, plus costaud que le 136 ch du RAV4, et accueille jusqu'à sept passagers quand le Toyota se limite à cinq. En outre, le Captiva arbore un style aguicheur, alors que le RAV4 est rentré dans le rang avec cette nouvelle génération à l'allure plus conventionnelle. Alors, la politique « 7 pour le prix de 5 » est-elle payante ?
Mécanique. Oubliez les 4 x 4 Chevrolet américains dotés de gros V8 gloutons : le Captiva a été conçu et fabriqué en Corée et dispose d'un diesel à même de satisfaire les Européens. Un moteur conçu par GM Powertrain, GM Daewoo et VM Motori. Cette alliance peu commune a débouché sur un bloc de conception moderne, doté d'un turbo à géométrie variable, d'une rampe commune à 1 600 bars et d'un filtre à particules. Développant 150 ch et 320 Nm de couple, ce 2.0 VCDI n'éprouve aucune difficulté à mouvoir le pesant Captiva (1,9 t à vide), même sur les longues rampes d'autoroute. En revanche, l'agrément d'utilisation est en retrait en ville : les relances sont molles sous 1 700 tr/min, par la faute d'un manque de couple à bas régime, et le niveau sonore est un peu trop envahissant.
Le 2.2 D-4D du RAV4 dévoile un tempérament plus conciliant. Légèrement moins puissant (136 ch et 310 Nm), il compense par une plage d'utilisation élargie vers les bas régimes et en profite pour donner de meilleures sensations d'accélération à son conducteur. Le tout dans un flot de décibels moins important. Le poids réduit du Toyota (300 kg de moins que le Captiva !) lui permet en outre d'offrir des performances similaires et des consommations inférieures, notamment en ville. En revanche, ce RAV4 D-4D fait l'impasse sur le filtre à particules, réservé comme le catalyseur dé-NOx à la luxueuse version D-4D Clean Power de 177 ch.
Châssis. Davantage destinés à arpenter les lotissements proprets que les bourbiers poisseux, ces deux 4 x 4 de loisirs privilégient leurs roues avant, qui transmettent la totalité de la force motrice en conditions d'adhérence normales. Si le terrain se dégrade, leurs coupleurs à embrayage multidisques renvoient jusqu'à 45 % (RAV4) ou 50 % (Captiva) du couple aux roues arrière. A bord du Toyota, il est possible de verrouiller le coupleur en position 55/45 pour se sortir d'un mauvais pas. De son côté, le Chevrolet embarque un dispositif de contrôle du freinage en descente. Des petits gadgets qui ne compensent pas l'absence de boîte de transfert ou de suspensions véritablement adaptées au franchissement.
C'est donc sur le bitume que les deux comparses dévoilent leur vrai talent. Ils s'y montrent sécurisants, le RAV4 prenant l'avantage par une plus grande stabilité et une agilité supérieure. Le Captiva doit composer avec quelques mouvements de caisse dus à des suspensions plus moelleuses qui privilégient le confort.
Terminons ce chapitre en évoquant les directions de nos deux concurrents. Le Captiva a choisi la voie d'une assistance hydraulique traditionnelle, mais aussi d'une démultiplication étonnamment forte qui pourra gêner en ville. Le RAV4 a, quant à lui, opté pour une direction électrique, qui souffre de variations d'assistance parfois déroutantes, tout en étant un peu lourde en manoeuvres.
Vie à bord Le Captiva cherche à impressionner le visiteur : son opulente planche de bord, son volant massif et ses assises hautes font très « vrai 4 x 4 ». Pour ne rien gâcher, la qualité de finition est sensiblement supérieure aux standards coréens. En comparaison, le RAV4 apparaît plus proche d'une berline avec sa planche de bord moins imposante, son petit volant et sa vision moins haute. Mais c'est surtout en matière d'habitabilité que le Chevrolet creuse l'écart. Bâti sur un empattement de 2,7 m, il propose un espace intérieur impressionnant en exploitant au mieux sa longueur hors tout. Plus qu'à l'avant, c'est surtout aux places arrière que la différence avec le RAV4 saute aux yeux : l'espace aux jambes et la largeur aux coudes y sont supérieurs.
Modularité. Le Captiva propose deux places supplémentaires en troisième rangée. Deux assises qui n'ont rien de strapontins exigus, puisque deux adultes peuvent y prendre place, bénéficiant même d'un petit rangement. La manipulation des sièges se révèle des plus aisées : un unique mouvement suffit à les déplier ou à les replier, siège du passager avant compris. Et lorsqu'ils disparaissent, ils dégagent un plancher totalement plat.
Le RAV4 ne démérite pas pour autant. Sa banquette arrière coulissante apporte un brin de modularité, et se rabat en laissant elle aussi un plancher plat. Le coffre du Toyota se révèle en outre plus facile à charger grâce à son seuil plus bas et à son ouverture plus large. La porte de coffre s'ouvre toutefois du côté du trottoir...
Budget. On l'a vu, le handicap de poids du Captiva pèse sur ses consommations, notamment en ville où il engloutit presque 1 litre aux 100 km de plus que le RAV4. Ce dernier possède en outre un équipement complet dans cette finition de haut de gamme VXE. D'ailleurs, à dotation équivalente, c'est le Chevrolet qui se montre plus cher de 1 090 €. C'est donc par son habitabilité, ses sept places et son allure sympathique que le Captiva doit convaincre car, en matière de revente, le RAV possède une large avance. Il a pour lui l'image de fiabilité de Toyota et une solide renommée en tant que 4 x 4 branché. Le Captiva doit tout construire, et il part sur de bonnes bases.
































































