Renforcé pour conserver une excellente rigidité et à peine alourdi (36 kg de plus seulement), le roadster Crossfire est doté d'une capote souple à commande électrique avec déverrouillage et verrouillage manuels par poignée de tirage tournante. De bonne qualité, le capotage isole correctement des bruits extérieurs, et sa manoeuvre ne prend que 22 secondes. Découvert, ce roadster protège peu des courants d'air qui passent facilement par-dessus le pare-brise très bas et reviennent par l'arrière : coiffure obligatoire. Autre point noir, la capacité initiale du coffre (190 l) passe à 104 l une fois la capote repliée. C'est insuffisant !
Sur route, on retrouve le brio du coupé avec des performances de premier plan
dues à un moteur puissant et très souple. Des suspensions sportives (doubles triangles à l'avant et multibras à l'arrière) garantissent une belle agilité et un grand plaisir de conduite. D'autant que la voiture est généreusement chaussée. Trop même car, de dimensions différentes à l'avant (18 pouces) et à l'arrière (19 pouces), les pneus posent problème en cas de crevaison, la voiture étant dépourvue de roue de secours.
Aussi inconfortable que le coupé, le roadster met en avant un style inimitable, une présentation intérieure très américaine et un freinage exemplaire. Hormis la raideur des suspensions et la faible capacité du coffre, le roadster Crossfire brille plus par ses qualités qu'il ne fâche par ses menus défauts, comme la visibilité médiocre ou l'absence de rangements dans l'habitacle.






























