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Chrysler Sebring V6 2.7 : séductrice à bon compte

Valéry PECLERS Photos de Christian BEDEI 
Jeudi 28 juin 2001
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Animée par un V6 à la cylindrée portée de 2,5 l à 2,7 l, la berline Sebring remplace la Stratus avec des prétentions de routière et un équipement sans faille. Si prix compétitif et confort font bon ménage, l'agrément de conduite général manque encore de conviction pour séduire les acheteurs habituels de V6 à essence.

Dernière arrivée dans la gamme Chrysler, la Sebring est issue de la plate-forme de sa devancière,Face avant d'une agressivité mesurée et traits élancés pour la Sebring remplaçante de la Stratus dans la gamme Chrysler. Christian BEDEI la Stratus. Son style général s'apparente plus au nouveau positionnement de la marque, et c'est dans ce domaine que l'américaine marque le plus de points : entre classicisme et tendance new edge, le coup de crayon à l'américaine a savamment agrémenté la face avant d'une agressivité mesurée. Les traits élancés jusqu'aux montants de toit lui prodiguent une allure assez audacieuse.

Répondant aux besoins du marketing, le porte-à-faux arrière gâche toutefois l'homogénéité d'ensemble : la Sebring y perd en séduction mais y gagne un coffre d'une capacité honnête (450 l) et, surtout, un volume intérieur confortable.

La finition LX comprend les sièges en cuir (à commande électrique pour le conducteur), la radio-CD, le toit ouvrant électrique comme les vitres eDes portes s'ouvrant généreusement, une instrumentation à l'esprit rétro, des place arrières confortables... une vision de l'automobile à la sauce américaine. Christian BEDEIt les rétroviseurs, la climatisation manuelle, le régulateur de vitesse, bref, presque tout ce que l'on juge indispensable... outre-Atlantique. Dommage que les commandes à impulsion de la vitre du conducteur et du toit ouvrant n'agissent que dans un sens. Mais on regrette surtout que, à l'instar d'autres concurrents, Chrysler ne propose pas de série le radar de positionnement, bien pratique pour garer ce modèle relativement encombrant, au rayon de braquage très moyen.

Les portes s'ouvrent généreusement, permettant un accès aisé bienvenu : car l'effort ensuite nécessaire pour les rabattre est démesuré. Une fois au volant, le combiné Des portes s'ouvrant généreusement, une instrumentation à l'esprit rétro, des place arrières confortables... une vision de l'automobile à la sauce américaine. Christian BEDEIdes instruments affiche l'esprit rétro maison, avec des cadrans à fond blanc disposant d'un éclairage luminescent, aussi esthétiques de jour que de nuit. L'assemblage des éléments est correct, en dépit de certains plastiques ou plaquages type bois qui abaissent le niveau de qualité perçue. Quant au cendrier, il fait carrément pauvre pour une voiture qui se veut cossue.

Docile en ville, confortable à allure modérée, la Sebring dispose d'une direction suffisamment précise pour être agréable, d'autant que la cinématique de suspension assure un bon guidage. La réaction saine aux transferts de charge et le correcteur de trajectoire achèvent de sécuriser le comportement de cette traction. Des portes s'ouvrant généreusement, une instrumentation à l'esprit rétro, des place arrières confortables... une vision de l'automobile à la sauce américaine. Christian BEDEI

C'est en prenant la direction des grands axes que la Chrysler avoue ses limites : avec seulement quatre rapports, la boîte automatique essouffle le V6 à 24 soupapes, un bloc passé de 2,5 à 2,7 l et dont les 200 ch sont pourtant volontaires. Le mauvais compromis d'amortissement réduit plus encore les prétentions de grande routière par un pompage inconfortable et persistant dès que la route prend des allures de toboggan.

C'est, au final, ce qui rebutera le plus les conducteurs encore prêts à opter pour une motorisation à essence par ailleurs bien gourmande : le réservoir de 60 l offre tout juste 400 km d'autonDes portes s'ouvrant généreusement, une instrumentation à l'esprit rétro, des place arrières confortables... une vision de l'automobile à la sauce américaine. Christian BEDEIomie sur autoroute.

En revanche, un coup oeil sur la version cabriolet se révèle judicieux : on se montre sans doute moins exigeant cheveux et chevaux au vent. D'autant que la Chrysler découvrable affiche les même qualités que la berline.

A seulement 186 500 F, la Sebring se distingue de ses concurrentes dans les registres de l'allure et de l'agrément. De quoi faire le bonheur d'une bonne famille française... bercée par le rêve américain.

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Commentaires(3)

papyboy Mercredi 28 décembre 2011 - 10h33

très bonne occasion

J’en possède une après un séjour aux Etats-Unis en 2004… une version 2.7 cab. Pas de doute en 2002, personne ne proposait un véhicule aussi confortable et dont le moteur était aussi silencieux que sobre (pour un V6 essence on le rappelle !).0 L’entretien est impératif et il faut être scrupuleux (vidange tous les 10mKm) mais pas très onéreux. Les pièces sont parfaitement trouvables et n’augmentent pas comme certaines pièces de véhicules français. La qualité des surfaces se tien parfaitement dans le temps.

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clakos Mercredi 14 décembre 2011 - 16h08

encrore une bonne ocaz"ignorée"

Attention il y a deux Sebring, celle-ci est la 1ère génération vendue sous Chrysler en France. C’est un excellente auto, à prix abordable (surtout en cab). La berline la conso tourne plus autour des 8-9L que des 15L avec un « sobre » 7 litre à 110… pour un V6 essence de début 2000. Le bloc est en alu et nécessite une vidange tous les 10000, pas la mer à boire quand on connait le prix des pièces.

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grossomodo Mardi 6 avril 2010 - 11h18

L'avis est pertinent. Mais quelques précisions meritent d'être faite. Le 2.7 V6 ne consomme pas 15L/100Km comme vous le mentionnez. On est plus proche des 8.5 l/100km sur autoroute. Pourquoi ne pas indiquer le silence à l'intérieur à haute vitesse? Et le rugissement du V6 au moindre kick down. Cette voiture merite le coup d'oeil!!

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