Disponible depuis cet automne aux Etats-Unis, le Voyager 2001 sera construit en Autriche dès janvier, et commercialisé en France au début de mars. Il s’agit là de la quatrième génération d’un modèle dont la précédente exécution remontait à 1995. Le changement n’est évident que lorsqu’on confronte directement les deux véhicules. L’empattement est inchangé, l’allure générale est la même, mais coque et carrosserie sont inédites, et tous les moteurs sont retouchés.
La coque a été renforcée pour satisfaire aux normes les plus récentes. Sa rigidité de torsion est également relevée de 20 %, au bénéfice du confort de roulement. Les évolutions les plus visibles concernent le capot plus haut, et la ligne de pavillon plus fuyante à l’arrière, sans pour autant pénaliser le volume intérieur. Les freins ont été renforcés, ils disposent d’un répartiteur électronique, et les roues de seize pouces sont de rigueur.
Sur le plan cosmétique, le nouveau Voyager " européen " adopte la calandre de la version Town and Country américaine, alors que nous avions droit jusqu’ici à la calandre du Dodge Caravan. On reconnaît surtout le nouveau Voyager à ses portes plus galbées, et à ses arches de roues plus marquées.
Dans le domaine des équipements, on trouve sur les versions supérieures un hayon et des portes coulissantes motorisées, une console centrale renfermant des prises de courant et susceptible d’être installée au choix entre les sièges avant ou entre les sièges du milieu, ainsi qu’une climatisation automatique à trois zones avec détection par infrarouge pour le conducteur, le passager et l’espace arrière.
L’aménagement standard sera désormais la configuration Quad (2 + 2 + 3 places), la Quad Plus à six fauteuils indépendants demeurant optionnelle. La banquette centrale ne serait plus au programme.
Côté moteurs, on a affaire en Diesel à un nouveau VM dérivé du précédent, mais
désormais doté d’une culasse à double arbre et à seize soupapes, avec une injection directe à rampe commune. Ce moteur, baptisé CRD, développe 140 ch et 312 Nm de couple, ce qui autorise une vitesse maximale de 185 km/h. Ses consommations normalisées s’établissent à 6,5 l, 9,7 l et 7,7 l aux 100 km, contre 6,8 l, 11 l et 8,4 l pour le précédent, soit un gain de 9 %. Il trouvera place, cet été, dans le nouveau Jeep Cherokee, mais c’est des moteurs Mercedes, respectivement le 270 CDi et le 220 CDi, qui équiperont les Grand Cherokee, puis PT Cruiser, en 2002.
Les motorisations à essence ne représentent qu’environ 40 % des ventes en Europe, et encore moins en France et en Italie. Celui de 2,4 l de 150 ch évolue peu, mais il reçoit la nouvelle boîte manuelle du Diesel, tandis que le V6 de 3,3 l progresse de 158 ch à 180 ch, ce qui provoque la disparition du moteur 3,8 l de 178 ch. A terme, le V6 de 3,5 l de la berline 300 M, développant 250 ch, devrait aussi arriver. Jusque-là disponible en trop faible quantité, il a bénéficié récemment de nouvelles capacités de production qui lui permettront d’équiper le Voyager américain en mars.






















