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- A partir de 12 600 €
- Date de lancement : mai 2008
- Pas encore de restylage
- Une carrosserie, cinq motorisations
En lançant en 1996 la version particulière du Berlingo, PSA a créé une nouvelle race d'automobiles dont le but était de proposer beaucoup d'espace intérieur à un prix serré. Cela permettait à Citroën d'offrir, faute d'un véritable monospace dans sa gamme, une alternative à la première génération du Renault Scénic.
A partir d'un utilitaire, le constructeur a élaboré une version capable de séduire une clientèle plutôt rurale. Malheureusement, l'absence de portes latérales coulissantes rendait le concept peu pratique. En équipant son Kangoo de ces précieux sésames, Renault lui a coupé l'herbe sous le pied... jusqu'à ce que PSA ne reprenne l'idée à son compte. Après douze ans de carrière, et un gros restylage en cours de route, le temps était venu de préparer la relève.
Embourgeoisement
Pour la nouvelle génération, les versions particulières et utilitaires ont été développées conjointement. Ainsi, la volonté de monter en gamme s'est traduite par la reprise de la plate-forme du C4 Picasso, ce dernier étant fabriqué dans la même usine à Vigo en Espagne. Les prestations sur la route s'en trouvent améliorées, tout comme le confort, alors que l'accroissement du gabarit (pénalisant sous certains aspects) a permis d'élever le niveau de sécurité passive et l'espace dévolu aux passagers.
Oubliant l'aspect spartiate, le Berlingo et le Partner Tepee se sont civilisés tout en mettant en avant leur caractère « bon à tout faire ». Et, pour mieux coller à la tendance, une version à sept places a rejoint le catalogue. Revers de la médaille, l'enrichissement s'est répercuté sur le prix de vente qui s'est envolé. Le marché de l'occasion rend les deux modèles plus accessibles mais l'offre est encore limitée.
Au volant
Moins camionnette, plus monospace
Même si les anciens modèles disposaient d'un comportement routier sans histoire, leurs remplaçants ont mis les petits plats dans les grands en reprenant la plate-forme du grand frère, le C4 Picasso. De ce fait, on retrouve des prestations similaires caractérisées par une tenue de route sécurisante et une rigueur du châssis, la prise de roulis étant relativement contenue et la direction faisant preuve d'une assez bonne précision.
Ainsi, Berlingo et Partner Tepee enroulent les virages sans broncher mais, en raison de leur poids, ils ne peuvent revendiquer une agilité développée. Cela se ressent au niveau du train avant assez pataud. Par ailleurs, le freinage ne prête pas le flanc à la critique, si ce n'est un manque de mordant dès l'attaque de la pédale.
Confort royal
A défaut d'être excitant à conduire, ce qui n'est pas la priorité des acheteurs, ces jumeaux se révèlent d'excellentes montures. Certes, il faut apprivoiser les 24 cm de plus en longueur et la largeur conséquente mais la bonne visibilité facilite les manoeuvres. La prise en main est aisée avec un levier de vitesses en hauteur qui tombe bien sous la main et un volant qui s'ajuste en hauteur comme en profondeur.
La position de conduite a progressé mais elle reste un peu trop verticale. Toutefois, les sièges offrent un excellent maintien et un moelleux qui, associés à un amortissement souple, rendent ces ludospaces aussi confortables qu'un monospace. Les suspensions filtrent bien les irrégularités mais comme sur le C4 Picasso, elles ont tendance à trépider à basse vitesse. Difficile vu leur style massif d'échapper aux bruits aérodynamiques (surtout sur autoroute) alors que la hauteur rend les deux véhicules sensibles au vent latéral.
QUALITÉ ET FIABILITÉ
EXCELLENT BILAN. Châssis, trains roulants, électronique..., les deux ludospaces de PSA doivent beaucoup au Citroën C4 Picasso. Si ce dernier
a connu des ennuis de jeunesse, le Berlingo et le Partner ont bénéficié des améliorations apportées à leur cousin. Ainsi, les équipements électroniques n'ont pas rencontré d'avarie et ne font l'objet d'aucune note technique. Le seul problème a concerné le boîtier de servitude moteur réglé par deux campagnes de rappel. Sur les modèles produits jusqu'en octobre 2008, des bruits émanent de l'arrière du véhicule à faible vitesse. En cause, les batteurs de suspensions qui sont remplacés. Certains propriétaires ont pu perdre les enjoliveurs de 16 pouces suite à
un mauvais montage.






















































































































