- Citroën :
Disponible
Moteur : 61 ch
Prix : 11 450 ¤ - Volkswagen :
Disponible
Moteur : 60 ch
Prix : 11 690 ¤
Dans un monde automobile où la tendance est à l'embonpoint, voilà deux voitures qui ne se poussent pas du col. La Citroën C2 1.1 et la Volkswagen Lupo 1.4 se contentent de deux portes, d'une longueur de moins de 3,7 m et d'un poids inférieur à 1 tonne. Avec ces caractéristiques, on serait tenté de les classer dans la catégorie des voitures urbaines. Ce que réfute Citroën qui voit dans la C2 une petite polyvalente dotée d'un caractère plus jeune que la rondouillarde C3. Il est vrai que, avec le dessin tronqué et abrupt de sa partie arrière, la C2 se démarque par son dynamisme esthétique. Est-ce suffisant pour lui donner une personnalité à part entière ? Car c'est bien le problème de ces modèles : trouver une place dans leur gamme et sur le marché. Faute de réelle originalité face à la Polo, la Lupo s'est cassée les dents, et ses ventes sont loin des volumes espérés. A la C2 de faire ses preuves pour ne pas subir le même sort.
MOTEUR. A un cheval près, les blocs des C2 et Lupo développent la même puissance, et il ne faut pas attendre de miracle de leurs 60 ch. Cependant, l'écart de cylindrée en faveur de la Volkswagen - 1 390 cm3 contre 1 124 - donne à cette dernière un net avantage au niveau du couple. Celui-là s'exprime par des accélérations plus tranchées, des reprises décentes, et un agrément de conduite supérieur. La Lupo profite aussi de son poids plume pour gagner en vivacité. Beaucoup moins démultiplié que celui de la Citroën, son cinquième rapport reste utilisable en toutes circonstances, quand celui de la C2 est réservé à une stricte utilisation autoroutière. Et encore faut-il que les montées ne soient pas trop prononcées.
A l'évidence, dans cette version 1.1, la C2 n'a pas d'autres ambitions que les déplacements urbains ou les courts trajets. A défaut de performances, le moteur de la C2 se distingue par son silence de fonctionnement, par la douceur de sa boîte de vitesses, celle de la Lupo se révélant plus rugueuse, et par sa consommation modérée. Méfiance toutefois : les valeurs officielles moyennes, de 5,4 l aux 100 km pour la Citroën et de 5,9 l pour la Volkswagen, ne résistent pas longtemps à l'épreuve des faits. Pour obtenir un rendement correct, il faut en effet monter les rapports et avoir le pied plutôt lourd. Dans ces conditions, on est plus près d'une moyenne de 8 l aux 100 km qui pénalise l'autonomie de la Lupo dont le réservoir n'offre que 34 litres. La C2 s'en sort mieux avec 41 litres.
CHASSIS. Au diable ESP, antipatinage et aides électroniques - on gardera tout de même l'ABS -, la sûreté de la tenue de route est d'abord une affaire de gabarit. Avec leurs 900 kg, leur empattement court et leur centre de gravité bas, la C2 et la Lupo collent au bitume. En revanche, elles n'offrent pas le même niveau de confort. Tradition Citroën oblige, la C2 allie souplesse des suspensions et rigueur du comportement. A vide ou en charge, elle conserve les mêmes caractéristiques. Seule son assistance électrique confère un côté assez spongieux à la direction. Dans la perspective hors sujet d'une conduite sportive, on pourrait dire qu'elle manque de consistance et de précision sur la trajectoire. En ville, cette direction douce, alliée à un diamètre de braquage de 9,6 m, est un atout majeur.
Avec ses 3,53 m de long, la Lupo est également un passe-partout urbain. Son efficacité est cependant tempérée par un confort plus relatif. Moins bien filtrée, sa suspension transmet à la caisse les inégalités de revêtement. En charge, elle accentue la tendance au pompage des amortisseurs. Rien de bien méchant, mais la Citroën est un cran au-dessus.
VIE A BORD. Les apparences sont trompeuses. Avec ses 13 cm de plus et son aspect plus enveloppé, on se dit que la C2 doit être plus accueillante. Rien n'est moins sûr. Tout d'abord, sa longueur supérieure profite plus au volume du coffre qu'à l'espace pour les jambes à l'arrière. Ensuite, la garde au toit, très limitée, pénalise les mêmes passagers s'ils dépassent 1,75 m. Enfin, les vitres arrière fixes augmentent l'impression d'enfermement.
La Lupo n'est pas pour autant un monstre d'habitabilité, mais elle exploite au mieux son gabarit. Elle a pour elle la qualité de sa finition, sa planche de bord discrète au revêtement élégant, et même des garnitures de porte en cuir dans cette finition Windsor. A son actif aussi, des sièges avant dont le système à bascule facilite l'accès à l'arrière, alors que les classiques sièges à mémoire de la C2 rendent la manoeuvre plus acrobatique.
L'avantage de la Citroën réside dans ses quatre sièges beaucoup plus confortables. En outre, à l'arrière, les deux fauteuils individuels coulissent en longueur pour privilégier l'espace pour les passagers ou le volume du coffre. Cette modularité est complétée par la possibilité de replier ces sièges très facilement. Autant d'arguments inconnus sur la Lupo, dont la banquette arrière est fixe.
EQUIPEMENT. La C2 est à la fois ludique dans sa finition - barres de portière et levier de vitesse en plastique translucide - et fonctionnelle dans son équipement. Les rangements sont plus nombreux qu'à bord de la Lupo et l'ouverture du coffre en deux parties simplifie la vie en cas de stationnement serré. Elle offre en outre quatre airbags quand sa rivale n'en propose que deux.
Plus conventionnelle et moins astucieuse, la petite Volkswagen joue surtout sur la notoriété de sa lignée pour faire valoir son aménagement bon chic bon genre et la supériorité de ses matériaux. En finition Windsor, elle dispose en série, contrairement à la C2, de jantes en aluminium et d'antibrouillards qui participent à cette impression de qualité. Enfin, point commun pour les deux : l'absence d'air conditionné que leur prix relativement élevé aurait pourtant justifié.

























