Rouler en haut de gamme, oui, mais en évitant de -trop- casser sa tirelire : 110 ch pour la statutaire Citroën C5, 115 ch pour la dynamique BMW Série 3, soit des diesels de compactes dans des familiales... Et pourquoi pas ?
- BMW 316d Première. Diesel. 115 ch. Bonus de 100 €. 30 150 €
- Citroën C5 1.6 HDi 110. Diesel. 110 ch. Ni bonus ni malus. 24 100 €

Agaçante BMW Série 3. Non contente d'humilier ses rivales françaises via de puissants six et huit cylindres, elle les corrige désormais sur leur domaine de prédilection : le diesel à quatre cylindres.
La 316d en est le dernier exemple en date. Sa recette ? Un 2.0 dégonflé, un système Stop&Start, un alternateur qui récupère de l'énergie au freinage et, hop, voilà des rejets limités à 118 g de CO2 par km.
En face, le modeste 1.6 HDi de la C5 ne peut rien : 149 g de CO2 par km, une consommation supérieure de 1,1 l sur le papier et... bien plus en réalité. Ainsi, sur parcours autoroutier lors de notre essai, la Citroën a réclamé 8 l aux 100 km, contre 6 l pour la BMW. Et la C5 n'a pas fini de tousser...
Le diesel BMW n'est pas seulement plus sobre, il est aussi plus agréable à mener. En ville, il affiche une meilleure souplesse à bas régime. Sur route, il assure des reprises plus consistantes. Sur autoroute, il se fait moins entendre, grâce à un régime de rotation inférieur (2 400 tr/min, contre 3 000 tr/min pour la C5 à 130 km/h).
La Citroën paie ici le recours à une boîte à cinq rapports assez courts (six pour la BMW), qui épargne au conducteur de rétrograder pour se relancer, mais grève insonorisation et consommation à haute vitesse.


Trop grand écart
Puisque les performances se montrent mollassonnes dans les deux cas, cela laisse le temps d'admirer les bonnes qualités de fabrication. Dans ces finitions d'entrée de gamme, l'équipement propose l'essentiel (climatisation, régulateur de vitesse), mais les deux rivales souffrent d'un défaut similaire : les rangements manquent au quotidien. Elles se rattrapent en termes d'espace à bord, correct à l'arrière, mais ne charment pas le conducteur de la même façon.
Position de conduite basse, direction directe, train avant incisif, la BMW ravit son « pilote » dans les sinuosités. Le confort n'en pâtit pas, mais reste moins moelleux qu'à bord de la souple C5. Fidèle à sa réputation, la Citroën absorbe toutes les aspérités, mais invite à une conduite tranquille : direction peu précise et roulis important tempèrent les ardeurs, malgré l'adhérence élevée en virages.


Plus performante, plus agile et bien plus sobre, la BMW semble dominer ce match. Mais c'est avant d'avoir abordé le chapitre tarifaire : en prix de base, l'allemande s'affiche à 6 000 € de plus que la C5 et offre moins d'équipement. La valeur de revente supérieure de la BMW ne peut compenser un tel écart. Ni sa consommation inférieure, à moins de parcourir plus de... 270 000 km !
Bilan. Avec la 316d, BMW prouve que faible consommation et bon agrément de conduite ne sont pas des notions contradictoires. Mais malgré ses qualités, la Série 3 ne peut justifier un tel écart de prix avec la talentueuse C5 : 6 000 €, cela représente plus de dix ans de carburant !

- Citroën C5 1.6 HDi 110. Diesel. 110 ch. Ni bonus ni malus. 24 100 €

Agaçante BMW Série 3. Non contente d'humilier ses rivales françaises via de puissants six et huit cylindres, elle les corrige désormais sur leur domaine de prédilection : le diesel à quatre cylindres.
La 316d en est le dernier exemple en date. Sa recette ? Un 2.0 dégonflé, un système Stop&Start, un alternateur qui récupère de l'énergie au freinage et, hop, voilà des rejets limités à 118 g de CO2 par km.
En face, le modeste 1.6 HDi de la C5 ne peut rien : 149 g de CO2 par km, une consommation supérieure de 1,1 l sur le papier et... bien plus en réalité. Ainsi, sur parcours autoroutier lors de notre essai, la Citroën a réclamé 8 l aux 100 km, contre 6 l pour la BMW. Et la C5 n'a pas fini de tousser...
Le diesel BMW n'est pas seulement plus sobre, il est aussi plus agréable à mener. En ville, il affiche une meilleure souplesse à bas régime. Sur route, il assure des reprises plus consistantes. Sur autoroute, il se fait moins entendre, grâce à un régime de rotation inférieur (2 400 tr/min, contre 3 000 tr/min pour la C5 à 130 km/h).
La Citroën paie ici le recours à une boîte à cinq rapports assez courts (six pour la BMW), qui épargne au conducteur de rétrograder pour se relancer, mais grève insonorisation et consommation à haute vitesse.


Trop grand écart
Puisque les performances se montrent mollassonnes dans les deux cas, cela laisse le temps d'admirer les bonnes qualités de fabrication. Dans ces finitions d'entrée de gamme, l'équipement propose l'essentiel (climatisation, régulateur de vitesse), mais les deux rivales souffrent d'un défaut similaire : les rangements manquent au quotidien. Elles se rattrapent en termes d'espace à bord, correct à l'arrière, mais ne charment pas le conducteur de la même façon.
Position de conduite basse, direction directe, train avant incisif, la BMW ravit son « pilote » dans les sinuosités. Le confort n'en pâtit pas, mais reste moins moelleux qu'à bord de la souple C5. Fidèle à sa réputation, la Citroën absorbe toutes les aspérités, mais invite à une conduite tranquille : direction peu précise et roulis important tempèrent les ardeurs, malgré l'adhérence élevée en virages.


Plus performante, plus agile et bien plus sobre, la BMW semble dominer ce match. Mais c'est avant d'avoir abordé le chapitre tarifaire : en prix de base, l'allemande s'affiche à 6 000 € de plus que la C5 et offre moins d'équipement. La valeur de revente supérieure de la BMW ne peut compenser un tel écart. Ni sa consommation inférieure, à moins de parcourir plus de... 270 000 km !
Bilan. Avec la 316d, BMW prouve que faible consommation et bon agrément de conduite ne sont pas des notions contradictoires. Mais malgré ses qualités, la Série 3 ne peut justifier un tel écart de prix avec la talentueuse C5 : 6 000 €, cela représente plus de dix ans de carburant !

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Commentaires(8)
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Au prix de la bm on a une C5 HDI 140 (moteur 2l lui aussi)!
Signaler un abusBon article manquera toujours le subjectif et l'usage, soit le standing voiture et concessionnaire et .... les sièges qui s'avachissent, l'électronique qui fait parfois peur et prend parfois de son propre chef l'initiative d'une visite au garage sentant bon la vidange voire avec les pompiers sur l'autoroute.
Signaler un abusCitroen exceptionnelle BMW nulle ce message n'a pas été rejeté car il ne contient aucun termes pouvant être offensant pour Citroen.
Signaler un abusbjr monsieur je suis intéresse par votre annonce j aimerais avoir plus d information merci.
Signaler un abusY-a-t-il une seule voiture française qui à puissance égale consomme moins qu'une voiture allemande?
Signaler un abusen l'écart de prix est une chose avez vous fait 800 kms à trois sur les places arrière de la BMW, essayez, la personne du centre a un problème de marche à la descente (conduit de la transmission), et les personnes coté gauche et droit on un problème de dos......
Signaler un abusLa difference de prix se justifie peut être par la petite qualité des plastiques et l'électronique fantaisiste de la C5 ou je suis vraiment tombé sur un mauvais exemplaire.
Signaler un abusbonjour, commentaire 10/10 les prix sont éleves pour une voiture de base a plus ciao
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