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Avis de tempête chez les familiales : la nouvelle C5 débarque, plus décomplexée que jamais. Ligne statutaire, confort princier et tarifs serrés risquent de faire de l'ombre à la Passat qui, après trois ans de commercialisation, n'est plus à l'abri des intempéries...
Citroën C5 2.0 HDi Dynamique - diesel
- 138 ch
- Ni bonus ni malus
- disponible
- 27 500 euros
Volkswagen Passat 2.0 TDI Confortline - diesel
- 140 ch
- Ni bonus ni malus
- disponible
- 28 600 euros
Puisqu'elle n'espère plus tenir tête aux allemandes premiums que sont les Audi A4, BMW Série 3 et Mercedes Classe C, la nouvelle Citroën C5 pointe son viseur un tout petit peu plus bas : vers la Volkswagen Passat. La cible idéale. En 2007, la familiale Volkswagen a conservé la tête des ventes de son segment en Europe grâce à des valeurs simples et rationnelles : ligne consensuelle, habitabilité généreuse, fiabilité sans histoire. La démarche de la C 5 est un peu différente. Ici, et quitte à mettre à mal certains aspects pratiques, c'est l'esthétique qui prime. Pour l'instant, la mayonnaise a l'air de prendre. Par trois fois durant notre essai, la même remarque est revenue de la bouche des passants : « C'est la nouvelle C 5 ? Elle fait très BMW ! » Cela prouve au moins que Citroën a réussi son coup : accorder à sa familiale un statut inédit, tout en la gardant identifiable du premier coup. Reste à savoir ce que cache son joli emballage face à la familiale préférée des Européens...
À conduireÀ voir les premières images de la C 5 (ligne résolument dynamique, abandon du hayon et châssis repris de la 407), la presse était formelle : « La C5 change d'orientation, et privilégiera le plaisir de conduire. » Après quelques mètres à son volant, le bilan est, lui aussi, très formel : la C5 est toujours une Citroën ! Du côté des suspensions d'abord, où la française (pourtant dépourvue de suspensions Hydractive sur cette finition) gomme avec insolence toutes les imperfections de la chaussée. Même constat au toucher des commandes, avec cette direction très légère (voire trop à haute vitesse) et fortement démultipliée. Au final, on se laisse rapidement bercer par ce cocon chevronné, que
le moteur 2.0 HDi ne risque pas de réveiller : avec plus de 1 600 kg à tracter, les 138 ch s'essoufflent plus vite qu'à l'accoutumé... En montant dans la VW, le contraste est saisissant. D'ailleurs, depuis quand la Passat est-elle une voiture de sport ? Reprises percutantes, direction directe et précise, commande de boîte rapide, la conduite devient naturellement plus dynamique. Plus fatiguante aussi. La faute aux suspensions plus fermes et aux claquements toujours mal maîtrisés du 2.0 TDI, qui s'ébroue bruyamment à froid ou lors des phases d'accélérations. Mais cette critique n'aura plus cours dans quelques semaines (voir encadré « dernières heures », à gauche), quand la Passat recevra la dernière évolution du TDI.Les infos en plus
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