Citroën C8
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Date de sortie : juin 2002
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Restylage non effectué
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Parc en circulation : 27 504
Le C8 est né de la reconduction de l'accord entre Fiat et PSA qui avait donné naissance aux monospaces Citroën Evasion, Fiat Ulysse, Lancia Zeta et Peugeot 806. Cette fois, chaque marque dispose d'un modèle à la personnalité plus marquée. Citroën n'échappe pas à la règle avec le C8, qui oppose à son cousin 807 un style tout en rondeurs, en communion d'esprit avec le break C5 dont il reprend les feux arrière. Avec son option sept places, le C8 se pose en rival direct du Renault Espace, insolent leader du segment.
Pour grappiller quelques parts de marché, le Citroën peut compter sur un intérieur vaste et lumineux. Attentif aux familles, il offre quelques « plus », comme les tablettes aviation situées au dos des sièges avant, un astucieux miroir de surveillance des places arrière, mais aussi et surtout des portes latérales coulissantes, équipées de stores pare-soleil. Une somme d'attentions qui font défaut à l'Espace. Si les passagers sont à la fête, c'est également le cas des bagages, grâce à un coffre volumineux pouvant passer de 480 litres en configuration « standard » à 2 948 litres, une fois tous les sièges ôtés.
A bord, la modularité est des plus exemplaires, moyennant un certain effort pour déplacer des sièges pesant une vingtaine de kilos. Cela étant, leur manipulation est enfantine. Le dossier et l'assise du siège se rabattent entièrement en une seule opération. De plus, des rails, intégrés dans le plancher, permettent de les positionner où bon vous semble.
Bien-être à bord. 
Le conducteur dispose d'une planche de bord à l'instrumentation originale et à la finition soignée où les rangements abondent. Quant au niveau d'équipement, très fourni dès la version de base (lire l'encadré historique), il participe grandement au bien-être de tous. Une sensation également perceptible sur route, grâce à une prise de roulis contenue, une direction précise et un confort appréciable, proche de celui d'une berline, même si les suspensions restent un peu fermes. Au service de ce châssis bien né, le moteur à essence 2.0 16V de 138 ch d'entrée de gamme offre une puissance a priori bien modeste face aux plus de 1 600 kg revendiqués par le C8 ! En réalité, il n'en est rien. La vitesse de pointe de 185 km/h est même atteinte sans trop de problème grâce à un cinquième rapport assez court. La capacité de reprise est privilégiée plutôt que la consommation, mais avec 9,1 l aux 100 km, cette dernière reste cependant raisonnable. A ce titre, le 2.0 16V ne démérite pas face à un 2.2 16V de 160 ch, bien plus gourmand (9,7 l aux 100 km) et pas vraiment plus vif.
Quitte à consommer plus, autant avoir du répondant, chose promise par le 3.0 V6 de 208 ch. Généreux en couple à bas régime, ce moteur affiche des prestations élevées et procure un niveau de sécurité en rapport, la puissance disponible transformant la plupart des dépassements en simple formalité !
Diesels limités.
Seuls deux motorisations « mazout » sont disponibles. L'entrée de gamme est le 2.0 HDi FAP qui est aussi le plus diffusé. Toutefois, les 109 ch sont à la peine face au poids et au gabarit de l'engin. Souverain en ville, ce bloc l'est moins sur route. Seul atout : sa consommation mesurée de 7,2 l aux 100 km. Cela étant, mieux vaut opter pour le 2.2 HDi de 130 ch, à peine plus gourmand (7,4 l aux 100 km), si l'on veut pouvoir transporter toute sa petite famille. Sans être non plus un foudre de guerre, cette version séduit surtout par l'onctuosité de sa conduite à bas régime.
Moins diffusé que son « frère ennemi » le 807, le C8 a pour lui un excellent rapport prix/habitabilité/équipement. Et face au Renault Espace, affiché à des tarifs prétentieux, il peut lui opposer un solide argument plus palpable qu'une carte de démarrage : des portes latérales coulissantes électriques.




































