Après avoir essayé en 1994, avec le Peugeot 806 et le Citroën Évasion, de se faire une place sur le segment des grands monospaces, PSA a compris qu'il lui fallait bien plus qu'un véhicule au style d'utilitaire pour concurrencer le Renault Espace. A cet effet, Peugeot 807 et Citroën C8 sont montés en gamme et ont gagné en personnalité. Au style bourgeois et rigoureux du premier, répond l'esthétique tout en rondeur du second.
Développés sur la plate-forme de la précédente génération, les monospaces PSA ont, grâce à l'accroissement de 29 cm des porte-à-faux, revu leurs mensurations à la hausse. Malheureusement, cette générosité n'a pas profité à l'habitabilité, certes satisfaisante. Toutefois, elle a permis d'étirer la ligne et d'offrir une meilleure protection des passagers en cas de choc.
A l'intérieur, les efforts réalisés en matière de modularité et de fonctionnalité sont flagrants. Le poste de conduite a gagné en ergonomie et, à l'instar du Renault Espace, l'instrumentation a migré au centre de la planche de bord. Très lumineux, l'habitacle offre une qualité de finition et d'assemblage à la mesure de leur statut. En matière d'espaces de rangement, les passagers installés l'avant ont l'embarras du choix, contrairement à ceux de l'arrière qui chercheront un quelconque endroit où ranger leurs effets personnels.
Repris des Evasion et 806, les trains roulants ont été optimisés afin d'offrir une meilleure efficacité. Malgré une prise de poids excessive, la tenue de route, mise sous la tutelle de l'électronique, est excellente et les mouvements de caisse dans les virages sont maîtrisés avec rigueur. Ainsi, ces deux véhicules distillent un confort de haut de gamme, à l'exception de quelques tressautements et d'une filtration perfectible.
Côté motorisation à essence deux versions sont proposées : le 2.0 16V de 138 ch et le 2.2 16V de 160 ch. Mais ceux-ci connaissent une diffusion restreinte - de l'ordre de 10 %. En diesel, la version 2.0 HDi de 109 ch, confrontée aux 1 700 kg du véhicule, révèle rapidement ses limites. On apprécie plus son élasticité que ses performances pures ou ses reprises. De ce fait, le 2.2 HDi de 130 ch n'est pas un luxe, si ce n'est son prix. Plus volontaire, il se montre agréable, mais quelques chevaux supplémentaires ne seraient pas de refus et éviteraient de jouer du levier de vitesses.
Au niveau des gammes, il est difficile de départager les deux cousines, leurs deux premiers niveaux de finition disposant d'une dotation en équipements pléthoriques et identiques (voir tableau des équipements). De ce fait, ce sont ces finitions que l'on retrouve principalement en occasion. Les versions supérieures sont plus rares. Pour les motorisations diesels, la répartition diverge selon le modèle. En effet, le C8 se vend autant en 2.0 HDi qu'en 2.2 HDi (voir répartition des ventes) alors que l'offre du 807 est principalement constituée de versions 2.2 HDi. En occasion, les prix ont parfois tendance à s'envoler mais en moyenne les valeurs de marché se situent 9 % au dessus de la cote.











































































