CITROËN XSARA PICASSO
- Date de sortie : décembre 1999
- Restylage : février 2004
- Parc en circulation : 300 000
Commercialisée à partir de décembre 1999, la Xsara Picasso a été conçue pour affronter la Renault Scénic, à l'origine du segment des monospaces compacts. Pour s'imposer, Citroën a cherché à rassembler les meilleurs éléments vus chez la concurrence : plancher plat, sièges individuels de même taille et amovibles, grandes surfaces vitrées, position de conduite en hauteur, mais pas trop proche d'un utilitaire comme dans le Scénic, levier de vitesse sur la planche de bord avec instrumentation digitale centrale, rangements et coffre généreux (550 l). A part les commandes des vitres électriques logées sur la planche de bord, l'ergonomie a été très bien pensée. Un bon compromis pour les familles recherchant la convivialité et l'espace disponible et une formule qui a fait ses preuves, puisque le cap du million d'exemplaires produits vient d'être franchi.
Convaincante. Le Picasso bénéficie en outre de prestations routières très convaincantes. Confortable, bien filtré et silencieux, il ne prend que peu de roulis et offre un bon agrément de conduite. En revanche, en ville, sa direction un peu lourde et sa commande de boîte lente et aux débattements trop longs lui donnent un coup de vieux face à des modèles plus récents. De même, sa présentation intérieure avec des plastiques un peu basiques et une finition correcte, sans plus, marquent le pas. Enfin, comme chez nombre de ses rivaux, le montant de pare-brise gêne la visibilité du conducteur, notamment dans les virages serrés.
Au début de sa carrière, la gamme Picasso était on ne peut plus simple : trois moteurs (deux à essence et un Diesel) et un niveau de finition avec un équipement de série correct, à l'exception de la climatisation, pourtant indispensable dans ce type de véhicule très exposé à la chaleur avec leurs grandes surfaces vitrées. Toutefois, de nombreux exemplaires en ont été équipés en option.
En septembre 2001, la gamme s'enrichit et se décline avec une finition de base SX à peine enrichie, et surtout une finition Exclusive qui est le haut de gamme chez Citroën. Elle se reconnaît extérieurement à sa peinture intégrale (plus élégante, mais plus fragile) et comprend un équipement très complet rassemblant des jantes en aluminium, une climatisation automatique, une radio CD (voir l'encadré)...
Manque de tonus. Alors que les trois quarts des monospaces compacts vendus en France sont des diesels, Citroën n'a proposé qu'un seul moteur HDi pendant longtemps, le 2.0 HDi de 90 ch, sa déclinaison en 110 ch ne pouvant être logée sous la capot étroit du Picasso. Dommage, car même s'il se montre doux, agréable et sobre, le 90 ch manque de tonus pour entraîner le véhicule en pleine charge.
Une lacune comblée en février 2004 avec l'arrivée du 1.6 HDi de 110 ch avec filtre à particules, à la fois plus performant et moins gourmand. Seul grief, ce moteur pèche par un bruit trop marqué à l'accélération. En parallèle, Citroën en a profité pour opérer un très léger restylage (capot, bouclier, phares à glace lisse...).
En versions à essence, l'entrée de gamme est assurée par un petit 1.6 de 90 ch (porté à 95 ch en 2000). Un bloc à éviter car il se montre trop lymphatique. Mieux vaut opter pour le 1.8 16V, nettement plus convaincant, voire, pour les amateurs de transmission automatique, le 2.0 16V BVA qui se révèle bien adapté à l'usage familial, d'autant que la boîte autoadaptative offre un bel agrément.











































































