La Commission européenne vient de proposer les modalités d'application du règlement sur les émissions de CO2. L'association des constructeurs prend acte, mais rappelle que tout ceci est vraiment "difficile" à vivre pour les marques.
Mettre en place une législation sur les émissions de CO2 des véhicules constitue un chemin visiblement long et difficile. La Commission européenne, qui a déja gravé dans le marbre les objectifs à atteindre en 2020, n'en avait pas encore
défini les modalités. C'est désormais chose faite ou presque, puisque la proposition présentée le 11 juillet à Bruxelles devra encore être soumise au vote du Parlement avant de s'avérer définitive.
Quelques éléments de cette proposition sont à retenir. Tout d'abord, les constructeurs qui immatriculent moins de 500 véhicules à l'année seront totalement exemptés d'objectifs en matière d'émissions de CO2. En outre, la Commission précise bien que les marques qui vendent moins de 10 000 véhicules annuels "et qui ne peuvent ou ne veulent pas faire partie d'un regroupement peuvent solliciter la Commission pour obtenir des objectifs individuels".
Devrait ensuite être mis en place ce que la Commission appelle les "super credits" : chaque véhicule émettant moins de 50g comptera pour 3,5 véhicules dans le calcul 2012, pour 2,5 en 2014, 1,5 en 2015 et 1 en 2016.
L'affaire est complexe : les constructeurs, qui peuvent faire des alliances entre eux, doivent témoigner d'un taux d'émission moyen de leur parc immatriculé de 130g en 2015. En 2020, la limite sera de 95g (147g pour les camionnettes). Mais les objectifs contraignants démarrent dès cette année. Ainsi, dès 2012, 65% du parc vendu d'un constructeur devra déjà satisfaire à l'objectif de 2015. Et ainsi crescendo jusqu'à 2015... les "super credits" permettront donc aux constructeurs de doper artificiellement leurs résultats en matière d'émissions.
Afin d'emballer ces quelques propositions, la Commission a joué sur la corde sensible. A la fois pour les constructeurs, comme pour les automobilistes. A ces derniers, Bruxelles explique ainsi que grâce à la législation CO2, les voitures
vont consommer moins : "340€ de frais de carburant" économisés dès la première année, "et 3836€ sur la durée de vie du véhicule" qui est de 13 ans en Europe.
Les constructeurs doivent aussi prendre la future réglementation avec le sourire car "les propositions vont stimuler la recherche et l'innovation" mais aussi " promovoir la croissance verte et les emplois".
Un point de vue pas forcément partagé par l'ACEA, l'association des constructeurs européens : "Ce sont des objectifs difficiles à atteindre, les plus difficiles au monde" fait savoir le secrétaire général de l'association Ivan Hodac, "et cela va renchérir les coûts de fabrication en Europe, dégrader la compétitivité (...) et ralentir le renouvellement du parc". Toutefois, même si l'Acea fait grise mine, elle préfère pour l'instant "prendre le temps d'étudier tous les détails de la proposition et ses conséquences éventuelles" avant de s'exprimer plus avant.
défini les modalités. C'est désormais chose faite ou presque, puisque la proposition présentée le 11 juillet à Bruxelles devra encore être soumise au vote du Parlement avant de s'avérer définitive.
Quelques éléments de cette proposition sont à retenir. Tout d'abord, les constructeurs qui immatriculent moins de 500 véhicules à l'année seront totalement exemptés d'objectifs en matière d'émissions de CO2. En outre, la Commission précise bien que les marques qui vendent moins de 10 000 véhicules annuels "et qui ne peuvent ou ne veulent pas faire partie d'un regroupement peuvent solliciter la Commission pour obtenir des objectifs individuels".
Devrait ensuite être mis en place ce que la Commission appelle les "super credits" : chaque véhicule émettant moins de 50g comptera pour 3,5 véhicules dans le calcul 2012, pour 2,5 en 2014, 1,5 en 2015 et 1 en 2016.
L'affaire est complexe : les constructeurs, qui peuvent faire des alliances entre eux, doivent témoigner d'un taux d'émission moyen de leur parc immatriculé de 130g en 2015. En 2020, la limite sera de 95g (147g pour les camionnettes). Mais les objectifs contraignants démarrent dès cette année. Ainsi, dès 2012, 65% du parc vendu d'un constructeur devra déjà satisfaire à l'objectif de 2015. Et ainsi crescendo jusqu'à 2015... les "super credits" permettront donc aux constructeurs de doper artificiellement leurs résultats en matière d'émissions.
Afin d'emballer ces quelques propositions, la Commission a joué sur la corde sensible. A la fois pour les constructeurs, comme pour les automobilistes. A ces derniers, Bruxelles explique ainsi que grâce à la législation CO2, les voitures
vont consommer moins : "340€ de frais de carburant" économisés dès la première année, "et 3836€ sur la durée de vie du véhicule" qui est de 13 ans en Europe.
Les constructeurs doivent aussi prendre la future réglementation avec le sourire car "les propositions vont stimuler la recherche et l'innovation" mais aussi " promovoir la croissance verte et les emplois".
Un point de vue pas forcément partagé par l'ACEA, l'association des constructeurs européens : "Ce sont des objectifs difficiles à atteindre, les plus difficiles au monde" fait savoir le secrétaire général de l'association Ivan Hodac, "et cela va renchérir les coûts de fabrication en Europe, dégrader la compétitivité (...) et ralentir le renouvellement du parc". Toutefois, même si l'Acea fait grise mine, elle préfère pour l'instant "prendre le temps d'étudier tous les détails de la proposition et ses conséquences éventuelles" avant de s'exprimer plus avant.
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Commentaires(6)
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Non, les autres rejets nocifs pour la santé (Micro-particules, NOx, ...) ne sont pas liés au CO2. Le CO2 dépend de la consommation, pas les MP ni le NOx... Une petite diesel, même équipée d'un FAP pourra rejeter peu de CO2 mais nuire à la santé par ses dégagements de gaz toxiques. Pour rappel, le CO2 n'est pas un polluant au sens strict du terme on en produit en respirant), mais participe à l'effet de serre, et donc au réchauffement. QUAND VA-T-ON ARRÊTER DE SE FOCALISER SUR LE SEUL CO2, alors que l'OMS a encore récemment confirmé le danger mortel que représente le diesel??? Pour ne pas fâcher le lobbys des constructeurs de gazoleuses?
Signaler un abusbeaucoup de conneries dites a bruxelles 340euros d'économie par an ; du fait de la moindre consommation mais par contre ils ne parlent jamais du coup de réparation de ses voitures pannes a répétitions engendrées par la technologie embarquée qui coûtent très cher au propriétaire du voiture a l'époque certes elles consommaient juste 1 poil de plus ; mais les 1er pannes arrivaient au bout de 20 ans ; et beaucoup de voitures vivaient 30 ans; alors que maintenant 1er panne au bout d'1 semaine et durée de vie 6 ans maxi belle économie ; avec le recyclage du véhicule a faire mais ça personne en parle commence a y en avoir plein le - - - de bruxelles
Signaler un abusLa fin de l'automobile
Plus que de promouvoir l'emploi ça va peut être tuer l'automobile, rendre les voitures neuves hors de prix et inintéressants... d'ailleurs ça à commencé et les usines commencent à fermer...
Signaler un abusWait and see
Le CO et les autres émissions restent liées... On ne pourrait faire descendre l'un sans influer sur l'autre. Je pense qu'il est plus facile de parler CO (ou conso en l/100 mais l'impact est moins influant) aux citoyens lambda... Je trouve que c'est une bonne chose, il faut pousser (obliger!) constructeurs et consommateurs à modifier leurs habitudes, même si je pense que le pétrole n'a pas dit son dernier mot!!! Néanmoins, il faut se détacher de ces bagnoles qui boivent à plus soif... La technologie actuelle (ou future) permet(tra) de consommer BCP moins et différends combustibles... Malheureusement, les magnas du pétrole et autres lobby, jouent sur nos porte-feuilles pour ne pas perdre le leur... Il ne faut pas oublier qu’énormément d'argent est en jeu. Les riches d'ajd'hui ne le seront peut-être plus demain et une nouvelle race de milliardaires est occupée d'éclore (selon la direction suivie). J'espère que les constructeurs ne vont pas nous faire payer, à nous, citoyens, la totalité de l'effort à fournir... Mais bon, l'espoir fait vivre ;-) Quant aux Etats, avec cette pseudo-crise, ils ne sont pas (plus) pr^t à nous aider avec des incitants ou autres primes qui feraient décoller le marché!!!
Signaler un abusNe tiennent-ils par compte de la taille des véhicules ??? Les véhicules 2 places seraient donc privilégiés par rapport aux monospaces 7 places... Pour répondre à troll31 s'agissant des autres émissions que du CO2, il y a d'autres normes (EURO*) qui font leur effet...
Signaler un abusque du CO² !
c'est clair comme du jus de chique et de plus cela ne tient compte que du CO² . donc on a affaire a un " pensum" de technocrate. et pendant ce temps qu'elle seront les normes des US, de l'inde ,de la chine ? et des autres.......... j'ai peur!
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