Onze ans après la sortie de la première génération du Sportage, Kia s'est enfin décidé à donner un successeur à son 4 x 4 compact. Pour cela, le constructeur coréen a utilisé la synergie le liant au groupe Hyundai, dont il dépend. Ainsi, si le Tucson et le Sportage partagent plate-forme et motorisations, ils affichent des caractères opposés.
Le style du Kia fait référence au monde du 4 x 4 comme en témoignent, entre autres, ses élargisseurs d'aile, son bouclier avant proéminent et ses larges épaules - dont la partie arrière, au niveau des feux, rappelle la Volvo XC 90. En revanche, le Sportage 2004 a délaissé le traditionnel châssis échelle et la boîte de transfert pour une transmission intégrale, gérée électroniquement, avec une répartition de la puissance vers l'essieu arrière en cas de perte de motricité.
Si cette version ne renie pas ses origines 4 x 4, grâce à l'adoption d'un blocage central permettant de se sortir d'une mauvaise passe, elle est toutefois davantage destinée à séduire les familles qu'à faire du hors-piste.
Habitacle ingénieux. Même constat à bord où le Sportage profite de son empattement généreux (le plus important de sa catégorie) pour mettre les passagers à l'aise. Ainsi, voyager à l'arrière est loin d'être une punition. La garde au toit, l'espace aux genoux ou la possibilité de régler l'inclinaison des dossiers assurent un excellent confort.
Si l'intérieur affiche un aspect assez conventionnel*, le coréen séduit par son aménagement bien pensé (banquette 2/3 1/3 formant un plancher plat, dossier du siège passager droit repliable, emplacement pour le cache-bagages une fois enlevé, compartiment de rangement sous le plancher du coffre...).
Reposant sur la même plate-forme que le Tucson, le Sportage distille des sensations de conduite identiques. Le châssis, mis sous la tutelle de l'ESP livré en série (ce qui n'est pas le cas du Tucson), propose un comportement proche d'une berline, avec une maîtrise parfaite du roulis et un confort de suspensions satisfaisant. La direction assistée précise concourt à l'homogénéité de l'ensemble.
Le moteur 2.0 CRDi de 112 ch doit composer avec un poids élevé (1 612 kg) et surtout un manque de reprise dans les bas régimes. Heureusement, il ne rechigne pas à la tâche et se révèle très agréable, hormis une commande de boîte accrocheuse. Si quelques chevaux supplémentaires seraient les bienvenus, dans l'ensemble, cette version est idéale pour une famille qui entend goûter aux joies du SUV, sans se ruiner.


















































