Lancée en mars 1993, la Xantia a attendu le mois de juin de la même année pour carburer au gazole. Depuis, la gamme des moteurs Diesel n'a cessé de s'étoffer, et il existe aujourd'hui sur le marché de l'occasion six variantes d'une puissance de 71 ch à 110 ch. Incontournable sur ce segment des familiales supérieures, le Diesel équipe 65 % des Xantia commercialisées à ce jour en France. Ainsi, sur les 459 500 modèles vendus, 298 000 roulent au gazole. Pas étonnant que les versions 1.9 D, SD, TD et HDi soient les plus disponibles de la gamme en occasion.
Loin d'être une voiture passion, la Xantia ravit les « citroénistes » avec sa suspension hydraulique chère à la marque et si bénéfique pour le confort. Dans le domaine du comportement routier, la Xantia reste d'ailleurs souveraine en se montrant plus saine et mobile que bien des productions plus récentes.
Née sur des critères de qualité de bon niveau, la Xantia ne craint pas les années, comme le confirme l'état des modèles âgés, dès lors qu'ils sont correctement entretenus. Globalement, la Xantia est reconnue pour son endurance. Aucun défaut majeur n'altère le fonctionnement de sa mécanique, bien préservée, il est vrai, par la suspension hydraulique. Un fort kilométrage ne doit donc pas être un obstacle à l'achat, dès lors que le propriétaire peut justifier d'un entretien régulier par un professionnel.
L'intérieur semble aujourd'hui dépassé par les nouveaux standards. Mais il conserve un bon standing avec ses plastiques agréables, sa planche de bord bien dessinée et son épaisse sellerie en velours.
En septembre 1995, la déclinaison break s'est présentée comme une version loisirs, mais aussi dotée d'une réelle capacité de chargement. Le porte-à-faux arrière est en effet plus long de 21 cm que celui de la berline. Il permet d'offrir entre 512 litres et 1 690 litres de volume de chargement, suivant la disposition de la banquette.
La Xantia a connu une évolution majeure en janvier 1998 avec la commercialisation de la phase II. Légèrement remaniée sur le plan esthétique et allongée de 8 cm uniquement par l'adjonction de nouveaux boucliers, la familiale Citroën a surtout gagné en équipement.
A noter que, à cette date, tous les modèles ont reçu l'airbag du passager, alors que la poignée de maintien sur la planche de bord a disparu (elle était de toute façon inutile !).
Equipement
Le défaut des Xantia réside dans leur équipement de série. Les premiers millésimes (de 1993 à 1995) sont très mal servis. Par exemple, sur la finition X de 1993, il faut se contenter de la direction assistée ! Les autres finitions ne sont pas mieux loties, et il ne faut donc pas hésiter à se tourner vers les séries spéciales pour trouver mieux. Attention toutefois : si certaines représentent un réel avantage en termes d'équipement, climatisation pour Séduction et Audace par exemple, d'autres se limitent à une décoration spécifique (Harmonie et Tentation). Depuis janvier 1998, l'équipement de la Xantia a été revu à la hausse, et même si elle reste un ton en dessous des concurrentes, il y a du mieux, surtout vers le milieu de gamme SX Pack Clim.
Moteurs
En 1993, le Diesel de 1,9 l est décliné en versions atmosphérique (71 ch) et turbo (90 ch). La réputation de ces moteurs n'est plus à faire. Toutefois, la version atmosphérique peine face au poids de l'auto, et il faut se méfier du manque de ressources lors des dépassements. En septembre 1996, Citroën l'a équipé d'un turbo à basse pression (1.9 SD) qui élève sa puissance à 75 ch, mais le brio n'est toujours pas au rendez-vous.
La version 1.9 TD de 90 ch est mieux en mesure de dispenser l'agrément de routière que l'on attend d'une Xantia. Son couple, plus consistant, agrémente l'usage au quotidien, et ses consommations sont à peine supérieures à celles de la version atmosphérique. En occasion, il ne faut donc pas hésiter à se tourner vers cette 1.9 TD, d'autant que la différence de prix est faible. A noter qu'elle existe avec une boîte automatique adaptée à une conduite de père de famille.
L'arrivée du moteur TD de 2,1 l et 110 ch, en juillet 1995, marque une évolution sensible des performances. La Xantia gagne en aisance, son poids n'est plus un obstacle, et son couple généreux facilite une conduite en souplesse. Ce brio supplémentaire justifie l'effort financier nécessaire pour s'offrir une 2.1 TD. Par exemple, comptez un écart d'environ 5 000 F entre une 1.9 TD et une 2.1 TD du millésime 1998.
Le HDi de 110 ch à rampe commune d'injection, apparu en octobre 1998, permet à la Xantia de profiter enfin d'une mécanique Diesel moderne. Certes, en performances pures, il n'apporte rien par rapport au 2,1 l TD, mais il se montre plus doux à l'usage et, surtout, sa consommation baisse d'un bon litre aux 100 km.
Enfin, depuis juin 1999, ce HDi est décliné en version de 90 ch. Il garde la même onctuosité que la version de 110 ch, et il conserve la même linéarité, mais avec le brio en moins. Seul grief qu'on peut adresser aux HDi : ils ne se départissent pas des défauts du Diesel et, à froid, ils se manifestent bruyamment dans l'habitacle. En outre, sur le marché de l'occasion, ces Xantia, encore rares, profitent de l'incroyable aura que PSA a su susciter autour de son HDi pour tirer leur prix vers le haut. Dans ce contexte, les bonnes affaires se situent plutôt du côté des 2.1 TD.
















Efficace et très solide, la xantia HDI 110 de 300 000 km avec embrayage d'origine, c'est vraiment une super voiture...et quel confort, quel silence..le tout pour 5,5 litres/100 en moyenne !
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