Présentées en octobre 1995 au Salon de Francfort, les Fiat Bravo et Brava pren
aient la succession de la Tipo dans la catégorie des voitures moyennes. Adoptant la plate-forme des Alfa Romeo 145 et 146, elles inauguraient une série de nouveaux moteurs à essence destinés à respecter les normes antipollution européennes applicables dès janvier 1997.
Avec un seul et unique empattement de 2,54 m, Fiat a voulu présenter deux modèles radicalement opposés à la traditionnelle déclinaison en deux-portes et quatre-portes d'une même voiture. Si les faces avant sont semblables, les Bravo et les Brava possédent des profils et des poupes différents. La Bravo, la sportive de la famille affiche une silhouette musclée où de gros feux arrière s'insèrent classiquement dans des ailes arrondies. La Brava, elle, avec ses quatre portes, offre une ligne élancé
e, soulignée par des feux arrière particulièrement originaux : trois barres lumineuses incrustées dans l'aile.
Equipement
Plus longue de 17 cm que la Bravo, la Brava dispose d'une habitabilité exemplaire pour cette catégorie de véhicules. La bonne largeur aux coudes est également à souligner, tout comme la place pour les jambes aux places arrière. Sur les Bravo, les sièges avant à mémoire basculent et coulissent pour faciliter l'accès aux places arrière. Seule fausse note à l'intérieur, la qualité médiocre des matériaux utilisés pour la planche de bord. L'ergonomie et les possibilités de rangement sont en revanche parmi les points forts de ces modèles. Les commandes sont bien positionnées, les fonctions importantes tombant directement sous la main. Les commandes de vitres sont également bien placées et les rangements sont nombreux et pratiques.
Moteurs
Lors de leurs lancements, les Bravo et les Brava disposaient de quatre motorisations à essence : 1.4 de 80 ch à douze soupapes, 1.8 de 113 ch à seize soupapes, 2.0 de 147 ch à cinq-cylindres et vingt soupapes et l'excellent 1.6 à seize soupapes de 103 ch, ce dernier offrant un excellent compromis. Accouplé à une bonne boîte de vitesses, il est le plus homogène de la gamme. 
Quant au comportement routier, il révèle une maniabilité exemplaire de la voiture, doublée d'un sentiment de sécurité, grâce au caractère sous-vireur du châssis. Avec un seul moteur Diesel atmosphérique de 65 ch disponible lors du lancement, l'offre manquait d'attraits en la matière. Il a fallu attendre une année pour que deux nouveaux diesels suralimentés soient disponibles . En partant de la même cylindrée de 1910 cm3, Fiat a concocté deux moteurs économiques. Le premier, équipé d'un petit turbo, délivre 75 ch pour 147 Nm de couple tandis que le second, qui possède un échangeur et un turbo plus gros offre 100 ch et 200 Nm de couple. Performant, ce dernier dépasse les 180 km/h.
Second souffle
En 1998, les Bravo et Brava passent le flambeau à la seconde génération. Extérieurement, elles se distinguent principalement par une nouvelle calandre, à grille noire pour la Bravo, et à éléments chromés pour la Brava. Le différence de prix de 5000 F au profit de la Bravo reste de mise. 
Mais la principale nouveauté reside dans l'adoption d'un nouveau moteur à essence et d'un Diesel performant. Destiné aux versions de base, le nouveau 1.2 à seize soupapes de 82 ch remplace l'ancien 1.4 de 80 ch. Il permet un gain de 14% de consommation en parcours mixte. Un petit moteur qui offre des sensations de sportives pour un prix raisonnable.
Le Diesel JTD, quant à lui, utilise la technique de la rampe commune à haute pression. Il développe 105 ch avec un couple de 200 Nm, et apporte dans ces voitures légères (moins de 1200 kg) un rapport entre performances et consommations particulièrement attrayant. Une motorisation qui fut pendant longtemps une référence dans sa catégorie.




























