Depuis son lancement en octobre 1998, la Volkswagen Lupo a été vendue à 16 500 exemplaires en France. Son meilleur score a été réalisé en 1999 avec 8 432 ventes, avant de s'écrouler de moitié l'année suivante. Avec un gabarit compact de 3,52 m, la Lupo est une citadine par excellence, à l'image de ses rivales Ford Ka, Seat Arosa, Lancia Y et Renault Twingo. Studieuse et bien élevée, la petite allemande se démarque par ses bonnes manières au niveau de la présentation, de la finition et de l'équipement. Des prestations qu'elle fait payer cher en neuf, mais qui ont séduit une clientèle portée sur l'apparence et la réputation de la marque.
Cette réputation de Volkswagen permet à la Lupo de maintenir ses prix en occasion. Ainsi,
aujourd'hui encore, il est très rare de dénicher un modèle à moins de 45 000 F. Il faut d'ailleurs plutôt progammer un budget de 50 000 F afin de disposer d'un réel choix. Autrement dit, si il s'agit de rechercher une citadine à budget réduit, il vaut mieux passer son chemin et se diriger vers les Ford Ka et Seat Arosa dont les offres, aux alentours de 30 000 F, sont légion.
Surtout que la Lupo a beau être aguicheuse, son agrément de conduite ne se démarque pas vraiment. Il faut d'ailleurs savoir que la petite Volkswagen reprend le gabarit et la définition technique de la Seat Arosa. Elle profite simplement d'un style plus élégant, d'une planche de bord plus moderne, d'une motorisation plus performante, et d'une monte pneumatique plus généreuse. Mais elle n'est pas à l'abri de fautes de goût pour autant. Par exemple, la tôle apparente dans l'habitacle colle peu à l'image de la voiture. Côté équipement, la télécommande d'ouverture des portes - si pratique - est uniquement réservée à la finition de haut de gamme, tout comme l'ABS. Quant à la 1.0 de base, elle doit se passer de direction assistée (lire ci- dessous). Il ne faut pas attendre de miracle côté espace habitable. Seul le passager avant profite d'une réelle place. La banquette arrière est plutôt réservée à des enfants, et le coffre se contentera de quelques sacs de course.
Avec le moteur 1.0 de 50 ch, la Lupo est en parfaite harmonie avec le trafic urbain. Vive et souple, elle se faufile avec aisance, et seuls quelques accrocs de la boîte de vitesses gênent parfois la conduite. Quand la route se dégage, cette version avoue rapidement ses limites, même si le petit moteur ne rechigne pas à être sollicité pour soutenir une bonne cadence (150 km/h en vitesse
maximale). Avec 75 ch, le 1.4 16V paraît plus approprié à un usage routier, mais il ne tient pas ses promesses. Affublé de rapports de boîte trop longs, il peine en reprise au détriment de l'agrément général. Bien lancé, il est capable d'emmener la Lupo à 170 km/h.
En diesel, l'offre passe par trois moteurs à injection directe. Passons rapidement sur le 1.2 TDi de 61 ch de la version allégée (830 kg), baptisée « 3 L ». Son prix prohibitif (96 500 F) a dissuadé les acheteurs et l'offre en occasion est donc quasiment inexistante. Les modèles 1.7 SDi de 60 ch et 1.4 TDi de 75 ch composent donc l'essentiel des annonces de Lupo diesel d'occasion. Là encore, le choix est limité, car le diesel n'a pas dépassé 15 % des ventes de Lupo depuis 1998.
Pour ces deux motorisations, les consommations moyennes sont assez proches, mais l'original TDi à trois cylindres prend l'avantage en performances. Revers de la médaille, cette version est plus récente sur le marché. Ses prix d'accès sont donc plus élevés, et l'offre est encore peu fournie.
















