Le Rezzo répond à tous les critères distinctifs de cette catégorie en plein essor que forment les monospaces compacts. Sur un empattement de 2,6 m très proche de ses concurrents, le Rezzo affiche une longueur de 4,35 m lorsque le Scénic pointe à 4,17 m, le Zafira à 4,315 m, et le Mazda Premacy à 4,295 m. Son poids de 1 272 kg le situe dans la bonne moyenne tout comme son niveau de puissance (90 ch ou 121 ch) et la capacité de son coffre, variable de 455 l à 1 847 l.
Pas de miracle
Le coréen s’emploie à faire le plein de sécurité, offre une modularité intérieure attractive, une finition intérieure de qualité et enveloppe le tout avec un tarif inférieur à celui de ses concurrents les plus proches en la matière : Fiat Multipla, Renault Scénic, Mazda Premacy.
Si la finition est avenante, l’insonorisation est défaillante, et les montées en régime s’accompagnent d’un hurlement fatigant. Pas trop lourd, le Rezzo offre une prestation globale du niveau de ses concurrents avec des performances suffisantes et un comportement routier équilibré. Si les moteurs ont du couple, les rapports supérieurs trop longs pénalisent les reprises, et il faudra parfois revenir sur le troisième rapport pour conclure un dépassement. Par ailleurs, la version de 1,8 l affiche des consommations élevées, qui incitent à préférer celle de 2 l, par ailleurs mieux équipée.
Les suspensions, trop souples pour une conduite sportive, percutent parfois violemment sur les obstacles saillants. Lors des mises en appui, on aurait souhaité un antiroulis plus énergique. Dans l’ensemble, le comportement est rassurant, orienté vers un sous-virage progressif. Même commentaire à propos du freinage qui supporterait plus de mordant à basse vitesse.
Si l‘on excepte le bruit, le confort est préservé par le dessin des sièges, un accès à bord facile et une bonne position de conduite. Sans fioritures, le Rezzo propose cinq places, avec un siège arrière central étroit, comme dans le Scénic. La modularité s’organise sur la base de sièges individuels repliables et amovibles. Le dossier central arrière se rabat en formant tablette.
Si le Daewoo Rezzo n’apporte rien de nouveau sur la planète monospace compact, il fait jeu égal avec ses concurrents les plus proches, comptant sur un prix avantageux pour faire la différence. Pour l’instant, l’offre se limite à des motorisations à essence, mais, l’an prochain, l’arrivée d’un Diesel sera de nature à secouer les places acquises dans cette catégorie.




















