Lancée en septembre 1990, la Nissan Primera s'est avant tout fait remarquer par la politique dont sa construction découlait. Elle était en effet une des premières nippones à être conçue et fabriquée en Europe. Après une refonte en septembre 1996, la Primera subit, de nouveau, quelques retouches. Retouches profondes, mais retouches uniquement.
Elle garde donc le gabarit de sa devancière et, se faisant, ne s'aligne plus, en termes d'habitabilité, sur ses concurrentes d'antan. Si, à sa sortie, la Primera s'opposait à une Peugeot 405, aujourd'hui, il faut plutôt regarder du côté de la Volkswagen Bora ou de la Ford Focus à quatre portes.
Intérieur, carrosserie, mécanique, trains roulants, pour séduire à nouveau, la nouvelle Primera a donc subi près de 600 modifications. Et notamment l'adoption d'une motorisation inédite de 1,8 l, qui correspond à 50 % de la demande de versions à essence dans ce segment.
Répondant d'ores et déjà aux normes antipollution de 2005, ce moteur développe 114 chevaux à 5 600 tr/min, et 158 Nm à 2 800 tr/min. Vitesse de pointe de 196 km/h, de 0 km/h à 100 km/h en onze secondes, il associe le brio à des consommations raisonnables, puisqu'équivalentes à celles de la version de 16 l et de 100 chevaux. Profitant d'un couple généreux à bas régime, il se distingue également par sa douceur, sa rondeur. A ses côtés, la motorisation 1.6i de 100 chevaux, ainsi que le TD de 90 chevaux, qui risquent d'être toujours aussi mollassons, ont été bizarrement reconduits. Restructuration, en revanche, pour la gamme 2,0i. Les versions de 130 et de 150 chevaux se sont muées en une offre unique de 140 chevaux. Un moteur agréable et volontaire, légèrement trop gourmand.
Les liaisons au sol ont été légèrement modifiées. Déjà, à la base, la Primera était une voiture saine et efficace. Elle le demeure. Mais la suspension, plus souple, lui donnant plus de confort, le fait au détriment de la vivacité. Une version « sport », avec suspension plus ferme et jantes de seize pouces, se révèle bien plus convaincante en efficacité et tout aussi confortable. Elle ne sera malheureusement commercialisée que courant 2 000.
Côté sécurité, Nissan place la barre très haut dans ce segment. En plus des deux airbags usuels, la Primera dispose dès le modèle de base de deux fixations Isofix sur la banquette arrière, de trois ceintures trois points à l'arrière et d'un ABS épaulé par un double amplificateur de freinage. Comparable au système BAS de chez Mercedes, il accentue la force de freinage en situation critique. Et, dès le niveau intermédiaire, la Primera s'octroie les airbags latéraux « tête et thorax ».
Haut niveau de sécurité, et haut niveau d'équipement puisque toutes les Primera partagent également la climatisation automatique, la direction assistée, les vitres avant et rétroviseurs électriques. Un intérieur bien équipé, et surtout confortable. Les efforts sur la filtration des bruits ont abouti à la création d'un habitacle douillet.
Avec cette nouvelle gamme Primera, dont le prix d'appel devrait se situer aux alentours de 110 900 francs, Nissan espère capter 3,3 % du marché des familiales. Des prétentions honorables pour ce modèle homogène qui, plus que Nissan, devrait ravir Renault.






















































