Le constructeur présentait ses résultats financiers pour le premier semestre ce matin. Sans surprise, le rouge domine dans les lignes de compte. La perte nette atteint 819 millions d'euros et la division automobile est déficitaire.
Le constructeur présentait ses résultats financiers pour le premier semestre ce matin. Sans surprise, le rouge domine dans les lignes de compte. La perte nette atteint 819 millions d'euros et la division automobile est déficitaire.
Pire que prévu
Ça va mal pour PSA. Le constructeur français, en proie à la tourmente depuis l'annonce de son plan de restructuration mi-juillet, présentait ce matin des résultats financiers catastrophiques.
Au menu : un chiffre d'affaires en baisse de 5,1%, à 29,6 milliards d'euros, mais surtout une perte nette de 819 millions d'euros, à un niveau bien plus élevé que prévu par les analystes.
Le résultat opérationnel courant s'élève à 4 millions d'euros, quand il atteignait 1,157 milliard au premier semestre 2011, et les produits et charges opérationnels non courants ayant pesé à hauteur de 420 millions d'euros sur les comptes, la perte opérationnelle du groupe atteint 416 millions d'euros.
Les chiffres clés de PSA au premier semestre
Le marché européen au plus mal
Très affaibli sur le Vieux Continent, où il est fortement exposé sur les marchés du Sud - qui accusent les replis les plus importants -, PSA ne voit pas de rétablissement à court terme de la situation.

Les marchés européens subissent un recul durable, estime le constructeur, qui table sur une baisse de 8% des ventes dans la zone pour cette année. Au premier semestre, le recul du marché européen atteint déjà 7% (VP + VUL), avec des chutes prononcées en Italie (-21%), en France (-13%), et en Espagne (-10%).
Pour sa part, PSA a vu ses ventes en Europe (qui représentent 61% de ses volumes) céder 15,2%, et sa part de marché est au plus bas depuis 2007 : 12,9%. Elle atteignait encore 13,3% en 2011 et 14,2% en 2010.
Les ventes de PSA par région au premier semestre
La division automobile
Conséquence directe de ces mauvaises performances, et de la concurrence accrue sur les prix : la division automobile affiche une perte opérationnelle courante de 662 millions d'euros. Et seules les divisions non automobile ont, malgré des reculs, contribué positivement aux comptes, Faurecia et Banque PSA Finance en tête. (lire tableau ci-dessous)
Le résultat opérationnel courant de PSA par divison
Déclarations de Philippe Varin
« Les résultats présentés ce matin ne sont pas bons, et la baisse des marchés est durable. Mais PSA n'est pas au bord de la faillite. Nous prenons les moyens pour nous adapter à la nouvelle donne. Nos mesures conforteront notre stratégie, qui portera ses fruits », a tempéré Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, à l'annonce de ce bilan des six premiers mois.
« J'ai trois convictions profondes » , a-t-il déclaré. «J'ai confiance dans le chemin que nous prenons pour sortir de la crise dans les deux années à venir. J'ai confiance en la stratégie d'avenir de notre groupe, qui passe par une présence accrue sur les marchés en forte croissance et par la montée en gamme de nos marques. Je suis aussi confiant quant au futur de l'industrie en France, même si cela requiert une analyse de nos faiblesses et des décisions douloureuses qui nous permettront de tirer le meilleur partie de nos forces. Je salue la mobilisation des pouvoirs publics sur cet enjeu national ».
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Et vous, pensez-vous que PSA va sortir de la crise la tête haute ?
La tribune est ouverte.
Pire que prévu
Ça va mal pour PSA. Le constructeur français, en proie à la tourmente depuis l'annonce de son plan de restructuration mi-juillet, présentait ce matin des résultats financiers catastrophiques.
Au menu : un chiffre d'affaires en baisse de 5,1%, à 29,6 milliards d'euros, mais surtout une perte nette de 819 millions d'euros, à un niveau bien plus élevé que prévu par les analystes.Le résultat opérationnel courant s'élève à 4 millions d'euros, quand il atteignait 1,157 milliard au premier semestre 2011, et les produits et charges opérationnels non courants ayant pesé à hauteur de 420 millions d'euros sur les comptes, la perte opérationnelle du groupe atteint 416 millions d'euros.
Les chiffres clés de PSA au premier semestre
| S1 2012 | S1 2011 | |
|---|---|---|
| Chiffres d'affaires | 29 553 | 31 135 |
| Résultat opérationnel courant | 4 | 1 157 |
| % du CA | 0 | 3,7 |
| Résultat opérationnel | -416 | 1 127 |
| Résultat net (part du groupe) | -819 | 806 |
Le marché européen au plus mal
Très affaibli sur le Vieux Continent, où il est fortement exposé sur les marchés du Sud - qui accusent les replis les plus importants -, PSA ne voit pas de rétablissement à court terme de la situation.

Les marchés européens subissent un recul durable, estime le constructeur, qui table sur une baisse de 8% des ventes dans la zone pour cette année. Au premier semestre, le recul du marché européen atteint déjà 7% (VP + VUL), avec des chutes prononcées en Italie (-21%), en France (-13%), et en Espagne (-10%).
Pour sa part, PSA a vu ses ventes en Europe (qui représentent 61% de ses volumes) céder 15,2%, et sa part de marché est au plus bas depuis 2007 : 12,9%. Elle atteignait encore 13,3% en 2011 et 14,2% en 2010.
Les ventes de PSA par région au premier semestre
| S1 2012 | S1 2011 | Écart | |
|---|---|---|---|
| Europe | 980 000 | 1 154 000 | -15,20% |
| Chine | 209 000 | 195 000 | 8% |
| Amérique | 122 000 | 154 000 | -21% |
| Russie | 41 000 | 35 000 | 14,7% |
La division automobile
Conséquence directe de ces mauvaises performances, et de la concurrence accrue sur les prix : la division automobile affiche une perte opérationnelle courante de 662 millions d'euros. Et seules les divisions non automobile ont, malgré des reculs, contribué positivement aux comptes, Faurecia et Banque PSA Finance en tête. (lire tableau ci-dessous)
Le résultat opérationnel courant de PSA par divison
| S1 2012 | % marge | S1 2011 | % marge | |
|---|---|---|---|---|
| Automobile | -662 | -3,3 | 405 | 1,8 |
| Faurecia | 303 | 3,5 | 340 | 4,2 |
| Gefco | 63 | 3,3 | 143 | 7,1 |
| Banque PSA Finance | 271 | 274 | ||
| Autres activités et éliminations | 29 | -5 | ||
| PSA Peugeot Citroën | 4 | 0 | 1 157 | 3,7 |
Déclarations de Philippe Varin
« Les résultats présentés ce matin ne sont pas bons, et la baisse des marchés est durable. Mais PSA n'est pas au bord de la faillite. Nous prenons les moyens pour nous adapter à la nouvelle donne. Nos mesures conforteront notre stratégie, qui portera ses fruits », a tempéré Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, à l'annonce de ce bilan des six premiers mois.
« J'ai trois convictions profondes » , a-t-il déclaré. «J'ai confiance dans le chemin que nous prenons pour sortir de la crise dans les deux années à venir. J'ai confiance en la stratégie d'avenir de notre groupe, qui passe par une présence accrue sur les marchés en forte croissance et par la montée en gamme de nos marques. Je suis aussi confiant quant au futur de l'industrie en France, même si cela requiert une analyse de nos faiblesses et des décisions douloureuses qui nous permettront de tirer le meilleur partie de nos forces. Je salue la mobilisation des pouvoirs publics sur cet enjeu national ».
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Et vous, pensez-vous que PSA va sortir de la crise la tête haute ?
La tribune est ouverte.
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Commentaires(4)
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Pathétique....
Est-il raisonnable de penser que le marché français peut à lui seul permettre à un contrsucteur mondial de survivre ? Est-il raisonnable de penser que les véhicules hybrides et électriques vont à eux seuls redresser PSA alors qu'ils représentent 1% des ventes ? Est-il raisonnable de penser que les usines de production doivent être situées en France quand la plupart des marchés émergents sont situés à l'autre bout de la planète et que les salaires français sont parmi les plus élevés du monde ? Et bien, il est évident que "non" est la réponse à ces trois questions.... Faire croire aux français qu'un redressement est possible sans s'attaquer aux causes fondamentales du marasme que connaît PSA (retard technologique, qulaité de fabrication perfectible, absence de stratégie industrielle mondiale, etc...) est une escroquerie intellectuelle....
Signaler un abusAchetez Français
Il est certain que si les Français achetaient plus de voitures fabriquées en France, PSA serait moins en difficultés. Les voitures fabriquées en France sont aussi bonnes que les étrangères, personnellement j'ai toujours roulé en voiture Française et je m'en trouve très bien, que ce soit sur le plan confort, économie et même fiabilité contrairement à ce que disent certains, soit par ignorance, soit par snobisme car ça fait bien d'acheter étranger. Une étude parue cette semaine dans un journal Automobile ( Auto Plus ) a prouvé que les mécanique PSA étaient plus fiables que celles du Groupe Wolkwagen. Pour ce qui concerne les décisions du Gouvernement, c'est n'importe quoi, elles favoriseront plus Toyota que PSA qui fabrique des voitures Hybrides à plus de 35 000 ¤, donc pas pour le grand Public. L'idée du précédent Gouvernement était bien meilleure d'augmenter la TVA sur tous les produits et diminuer les charges Sociales sur les produits fabriqués en France.
Signaler un abusQui va payer ?
Cette lourde perte pour PSA devrait être assumée par les "vilains" français qui préfèrent acheter des autos étrangères (VW, Ford, Seat, Kia, Opel, etc.). Une taxe sur les voitures importées en France (y compris pour certaines "françaises") serait bienvenue ! Beaucoup de pays le font déjà (Brésil, etc.). D'autres sont plus sournois (Japon, Corée, etc.)...
Signaler un abusBla-bla
L'exercice rompu de communication de Philippe Varin ne dupe personne. Saluer " la mobilisation des pouvoirs publiques" a quelque chose de profondément pathétique, dans le contexte des licenciements en grand nombre qu'il annonce. On ne l'a pas clairement entendu sur un réel engagement à produire les hauts de gamme du groupe en France; la totalité de la gamme DS pour le marché européen, par exemple. Je comprends par ailleurs que la famille Peugeot soit attaquée dans son Directoire. Il y a sans doute de quoi, lorsque l'on mesure les bévues de PSA dans le déploiement de son plan produit en Europe, et même en Chine...
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