Pour Daewoo, la rupture ne concerne pas que le style et les produits. La marque coréenne est actuellement en phase d'intégration au sein de General Motors, ce qui ne manquera pas d'implications dans les gammes futures et la distribution (lire aussi page 82). Pour l'heure, Daewoo conserve son réseau français qui commercialisera, dès le Mondial de l'automobile, cette nouvelle petite voiture dont le nom, Kalos, signifie «beau» en grec.
Pour la marque coréenne, l'esthétique est une nouvelle tendance qui confirme une ambition européenne plus marquée, d'autant que la Kalos s'attaque à la spécialité du Vieux Continent : la catégorie des petites voitures dites du segment B - un tiers des ventes chez nous. En configuration à cinq portes, elle affiche des proportions élégantes soulignées de galbes originaux : arches de roue avant en contraste avec renflements d'aile arrière, ceinture de caisse en coin et épaulée, sillon à mi-flanc.
Avec ses 3,88 m de long, la Daewoo Kalos affiche quelques centimètres de plus que ses concurrentes directes - Clio, 206, Fiesta, Polo - et vient flirter avec les dimensions des Skoda Fabia et Seat Ibiza qui représentent l'avenir de ce créneau. Cela se traduit par une généreuse habitabilité pour quatre personnes, et une cinquième place en appoint. En revanche, le coffre présente une capacité initiale insuffisante (inférieure à 200 l), un seuil de chargement trop haut (76 cm) et un hayon qui ne se relève pas assez haut, au point que les plus grands risquent de s'y fracasser le crâne. Côté modularité, les dossiers arrière se rabattent selon la formule 2/3 1/3, tandis que l'assise, indispensable pour disposer d'une aire de chargement plane, reste monobloc, interdisant l'usage des places arrière lorsqu'elle est rabattue.
Légère, la Daewoo Kalos est équipée d'un moteur 1,4 l de 83 ch couplé à une boîte de vitesses à cinq rapports. Des suspensions bien guidées - McPherson à l'avant et essieu de torsion à l'arrière -, une direction assistée et des freins à disque ventilés à l'avant rassurent quant aux prestations routières.
On regrettera cependant le maintien de tambours à l'arrière, un étagement des rapports de boîte de vitesses qui ne favorisent pas une conduite dynamique et une présentation intérieure bien ordinaire. Les stylistes se sont enfermés dans le parti pris des cercles qui caractérisent les contre-portes, les aérateurs et malheureusement les poignées de porte ; comme tout cela est réalisé avec des plastiques ordinaires et des tissus neutres, l'habitacle n'est guère chaleureux, des progrès restent à faire.
En revanche, le niveau d'équipement est satisfaisant, et certaines dispositions, même économiques, sont tout à l'honneur du constructeur. Opter pour un réglage manuel du rétroviseur extérieur côté conducteur et électrique à droite permet d'économiser quelques sous pour offrir un logement très pratique pour ranger sa carte de crédit ou de parking. L'autoradio avec lecteur de cassettes est en série, mais, pour disposer d'un lecteur CD et de l'air conditionné, il faudra opter pour la version Pack, 1 000 euros plus chère.
Un physique avenant, des prestations honorables alliés à un agrément d'utilisation certain compensent une ambiance intérieure un peu triste de la Kalos et l'exiguïté de son coffre. D'autant plus que les prix restent raisonnables et sont assortis d'un garantie de trois ans.









































