La Commission européenne vient de valider des schémas de certification pour les biocarburants. Pour pouvoir être commercialisés, ces derniers devront prouver qu'ils apportent un réel gain environnemental.
Des biocarburants tout propre ! Afin de tenter de clore la polémique et de s'assurer du bien-fondé de ses choix, la Commission Européenne a validé des "schémas volontaires" de durabilité des biocarburants. En d'autre
termes, les biocarburants européens devront montrer patte blanche afin de pouvoir continuer à exister sur le marché. Les biocarburants renouvelables devront représenter 10% des énergies des transports routiers à l'horizon 2020.
Divers critères sont bien évidemment requis, mais deux paraissent bien plus importants que les autres. Les biocarburants devront tout d'abord avoir été cultivés dans des zones qui n'étaient pas auparavant occupées par la forêt tropicale ou une prairie naturelle. Ensuite, les éthanols et autres biodiesels devront prouver que, sur l'ensemble de la chaîne de production (du puits à la roue), ils occasionnent une baisse de 35% des gaz à effet de serre par rapport aux combustibles fossiles. Ce taux devrait être relevé à 50% dès 2017.
En France la structure bénéficiant de l'agrément pour effectuer tout le travail de vérification s'appelle 2BSVS. Elle est une émanation de divers syndicats professionnels liés à la culture céréalière, de la betterave, etc. Les producteurs seraient-ils donc juges et parti ?
2BSVS, représentée par la Confédération Générale des Betteravie
rs (CGB), s'en défend : " Nous avons mis en commun nos forces pour élaborer un schéma" commence Nicolas Rialland, responsable de l'éthanol pour la CGB, "mais dans le schéma volontaire, il y a obligation qu'un auditeur indépendant vérifie que tout est correctement appliqué. Entre le contrôle de la Commission qui a épluché tous les contenus de la certification et les audits indépendants, nous ne sommes pas juge et partie mais doublement contrôlés" insiste t-il.
Soit. Mais la certification amènera t-elle les producteurs d'éthanol à changer leurs habitudes de production ? Visiblement non, d'après Nicolas Rialland : "Cela apporte de la documentation sur ce que l'on fait déjà. La première préoccupation de la Commission, c'est d'apporter de la transparence au grand public, pas de changer les moeurs des agriculteurs européens". Et de rappeler que ces derniers maitriseraient désormais au maximum leur consommation d'engrais, etc.
Une certification qui intervient donc assez tard dans le débat sur les biocarburants, mais qui n'a semble t-il toujours pas convaincu bon nombre d'associations écologistes. L'association France Nature Environnement (FNE) s'est ainsi permise de souligner que " ces crtières (ndlr, ceux de la Commission) passent sous silence un problème majeur, le changement d'affectation des sols". Pour FNE, le problème de la concurrence entre culture alimentaire et énergétique n'est toujours pas réglé avec cette certification...
La certification devrait se mettre en place progressivement d'ici la fin de l'année.
termes, les biocarburants européens devront montrer patte blanche afin de pouvoir continuer à exister sur le marché. Les biocarburants renouvelables devront représenter 10% des énergies des transports routiers à l'horizon 2020.Divers critères sont bien évidemment requis, mais deux paraissent bien plus importants que les autres. Les biocarburants devront tout d'abord avoir été cultivés dans des zones qui n'étaient pas auparavant occupées par la forêt tropicale ou une prairie naturelle. Ensuite, les éthanols et autres biodiesels devront prouver que, sur l'ensemble de la chaîne de production (du puits à la roue), ils occasionnent une baisse de 35% des gaz à effet de serre par rapport aux combustibles fossiles. Ce taux devrait être relevé à 50% dès 2017.
En France la structure bénéficiant de l'agrément pour effectuer tout le travail de vérification s'appelle 2BSVS. Elle est une émanation de divers syndicats professionnels liés à la culture céréalière, de la betterave, etc. Les producteurs seraient-ils donc juges et parti ?
2BSVS, représentée par la Confédération Générale des Betteravie
rs (CGB), s'en défend : " Nous avons mis en commun nos forces pour élaborer un schéma" commence Nicolas Rialland, responsable de l'éthanol pour la CGB, "mais dans le schéma volontaire, il y a obligation qu'un auditeur indépendant vérifie que tout est correctement appliqué. Entre le contrôle de la Commission qui a épluché tous les contenus de la certification et les audits indépendants, nous ne sommes pas juge et partie mais doublement contrôlés" insiste t-il. Soit. Mais la certification amènera t-elle les producteurs d'éthanol à changer leurs habitudes de production ? Visiblement non, d'après Nicolas Rialland : "Cela apporte de la documentation sur ce que l'on fait déjà. La première préoccupation de la Commission, c'est d'apporter de la transparence au grand public, pas de changer les moeurs des agriculteurs européens". Et de rappeler que ces derniers maitriseraient désormais au maximum leur consommation d'engrais, etc.
Une certification qui intervient donc assez tard dans le débat sur les biocarburants, mais qui n'a semble t-il toujours pas convaincu bon nombre d'associations écologistes. L'association France Nature Environnement (FNE) s'est ainsi permise de souligner que " ces crtières (ndlr, ceux de la Commission) passent sous silence un problème majeur, le changement d'affectation des sols". Pour FNE, le problème de la concurrence entre culture alimentaire et énergétique n'est toujours pas réglé avec cette certification...
La certification devrait se mettre en place progressivement d'ici la fin de l'année.
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Ne serait'il pas intelligent d'utiliser les millions d'hectares de terres en jachères (en France et en Europe) pour produire ce fameux agro-carburant, cela n'agraverai pas la famine dans les pays pauvres et serait gérateur d'emplois en Europe.!!!!!
Signaler un abusTout à fait d'accord avec les commentaires. De plus, on sait que ce "biocarburant" a déjà produit une augmentation très sensible des céréales servant à leur élaboration, ce qui a aggravé la famine dans les pays en difficulté, se nourrissant essentiellement de céréales ! Toujours l'effet pervers des décisions humaines qui ne voient qu'un côté du problème !
Signaler un abusA cause de bio-carburants à base d’éthanol fabriqué en Europe à l'aide de sucre de betteraves, dès septembre le prix de gros du sucre devrait doubler. Donc quelques mois après le sucre que vous mettez dans vos confitures, café, pâtisseries etc va également augmenter.
Signaler un abusSoyez honnêtes, arrêtez de parler de biocarburant quand il s'agit d'agrocarburants. Il ne vient à l'esprit de personne de qualifier le pétrole de biocarburant alors même que son origine est biologique. Le préfixe bio donne en plus l'impression de cultures respectueuses de l'environnement, alors qu'il n'en est rien. Ces techniques agricoles sont conventionnelles et utilisent massivement engrais et intrants chimiques. Je ne comprend pas pourquoi autant de journalistes font cette erreur qui me semble grave, mais surtout très agaçante. Le terme agrocarburant est pourtant très explicite.
Signaler un abusCe sont des AGRO-carburants. Pour parler de BIO-carburants il faudrait qu'ils soient cultivés selon les normes de l'agriculture biologique.
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