Les pouvoirs publics ont demandé à Bruxelles le "report du respect des valeurs limites de dioxyde d'azote" à 2015. L'Etat ne parvient toujours pas à juguler la pollution, malgré diverses mesures correctrices...
Rédigée au mois de mars dernier, la demande de report n'a été dévoilée que la semaine passée par nos confrères d'Actu-environnement.com : la France demeure en effet incapable de respecter les valeurs limites de dioxyde d'azote fixées par la Commission européenne, et ce au sein de 28 zones urbaines :
"Si le traitement de la pollution de fond
incombe bien à l'Etat, de très nombreux dépassements ne trouvent de réelle explication que dans la proximité du trafic routier. Sur ce point, l'impact d'une moindre efficacité qu'escomptée des normes Euro pour les véhicules est majeur" explique la missive envoyée par la France aux autorités européennes.
Mais la non-performance des systèmes de dépollution des voitures n'explique pas tout. Toujours selon la lettre envoyée, " les autorités françaises souhaitent souligner la difficulté rencontrée quant à l'évaluation de l'efficacité des techniques de mesures" car "il s'est avéré très difficile de trouver des bureaux d'étude compétents". Voitures encore trop sales, difficultés à savoir à quel point, l'Etat fait encore valoir un dernier argument pour sa demande de report : "Une réflexion est en cours sur la pertinence de l'implantation du réseau de mesure de la qualité de l'air" peut-on encore lire dans la même page...
Les dépassements de niveau de dioxyde d'azote demeurent essentiellement le fait des mesures faites au plus près du trafic routier. L'Etat voudrait-il donc changer les règles du jeu pour masquer le problème ? Point du tout selon la direction générale du climat et de l'énergie (DGEC) : "A 50 mètres du réseau routier,
on divise par deux la concentration de dioxyde d'azote. Dans la directive européenne à mettre en oeuvre, des marges de distance pour l'implantation des stations de mesure sont prévues." La France demande simplement à ce que tout le monde soit logé à la même enseigne en Europe, c'est à dire que les stations soient implantés à X mètres de la chaussée, ni plus près ni plus loin.
Pour autant, les stations proches du trafic demeurent tout à fait pertinentes de l'avis d'Airparif, chargé de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France : " Proches des axes routiers, les stations sont représentatives de ce que vivent les piétons sur les trottoirs ; en outre, elles sont pertinentes pour mesurer ce que respirent les gens qui vivent à proximité du trafic".
L'association francilienne se prononce donc pour un maintien des stations existantes, mais verrait d'un bon oeil le fait "d'étoffer le réseau" de manière à coller au plus près à la réalité vécue par les uns et les autres.
D'après le rapport sur la qualité de l'air en 2011 en Ile-de-France, les valeurs de dioxyde d'azote sont de toute façon dépassées régulièrement, que ce soit "loin du trafic" ou "le long du trafic". Airparif s'est aussi aperçue, à l'instar de ses collègues londoniens, que la diésélisation du parc et la généralisation du filtre à
particules "contribuent à une augmentation sensible des rejets directs de dioxyde d'azote".
L'imposition de la norme d'émission Euro 6 au 1e septembre 2015 à tous les véhicules légers devrait logiquement coïncider avec la généralisation d'un dispositif anti dioxyde d'azote pour tous les véhicules...
La Commission européenne a désormais neuf mois pour répondre à la requête française.
"Si le traitement de la pollution de fond
incombe bien à l'Etat, de très nombreux dépassements ne trouvent de réelle explication que dans la proximité du trafic routier. Sur ce point, l'impact d'une moindre efficacité qu'escomptée des normes Euro pour les véhicules est majeur" explique la missive envoyée par la France aux autorités européennes.
Mais la non-performance des systèmes de dépollution des voitures n'explique pas tout. Toujours selon la lettre envoyée, " les autorités françaises souhaitent souligner la difficulté rencontrée quant à l'évaluation de l'efficacité des techniques de mesures" car "il s'est avéré très difficile de trouver des bureaux d'étude compétents". Voitures encore trop sales, difficultés à savoir à quel point, l'Etat fait encore valoir un dernier argument pour sa demande de report : "Une réflexion est en cours sur la pertinence de l'implantation du réseau de mesure de la qualité de l'air" peut-on encore lire dans la même page...
Les dépassements de niveau de dioxyde d'azote demeurent essentiellement le fait des mesures faites au plus près du trafic routier. L'Etat voudrait-il donc changer les règles du jeu pour masquer le problème ? Point du tout selon la direction générale du climat et de l'énergie (DGEC) : "A 50 mètres du réseau routier,
on divise par deux la concentration de dioxyde d'azote. Dans la directive européenne à mettre en oeuvre, des marges de distance pour l'implantation des stations de mesure sont prévues." La France demande simplement à ce que tout le monde soit logé à la même enseigne en Europe, c'est à dire que les stations soient implantés à X mètres de la chaussée, ni plus près ni plus loin.
Pour autant, les stations proches du trafic demeurent tout à fait pertinentes de l'avis d'Airparif, chargé de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France : " Proches des axes routiers, les stations sont représentatives de ce que vivent les piétons sur les trottoirs ; en outre, elles sont pertinentes pour mesurer ce que respirent les gens qui vivent à proximité du trafic".
L'association francilienne se prononce donc pour un maintien des stations existantes, mais verrait d'un bon oeil le fait "d'étoffer le réseau" de manière à coller au plus près à la réalité vécue par les uns et les autres.
D'après le rapport sur la qualité de l'air en 2011 en Ile-de-France, les valeurs de dioxyde d'azote sont de toute façon dépassées régulièrement, que ce soit "loin du trafic" ou "le long du trafic". Airparif s'est aussi aperçue, à l'instar de ses collègues londoniens, que la diésélisation du parc et la généralisation du filtre à
particules "contribuent à une augmentation sensible des rejets directs de dioxyde d'azote".
L'imposition de la norme d'émission Euro 6 au 1e septembre 2015 à tous les véhicules légers devrait logiquement coïncider avec la généralisation d'un dispositif anti dioxyde d'azote pour tous les véhicules...
La Commission européenne a désormais neuf mois pour répondre à la requête française.
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Commentaires(7)
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taxes diesel
La pollution Diesel reste un problème majeur ! A quand la suppression de l'avantage diesel....que l prix du diesel soit au prix de l'essence c'est un minimum. Le poids des lobbies automobiles est inimaginable ! Apres des décennies de nuisances on peut espérer . Mr Jospin avait prôné l'alignement des prix essence et diesel. Esperons de notre nouveau pouvoir ??? Par conviction et respect de l'environnement je roule en essence depuis des décennies ( à l'époque ou le diesel était reconnu comme responsable de milliers de deces annuels par les pneumologues). Utopiste sans doute de nos jours ?
Signaler un abusJe lis "A 50 mètres du réseau routier, on divise par deux la concentration de dioxyde d'azote." Pourquoi déplacer des stations de mesures s'il suffit de faire une division ? Je lis encore "La France demande simplement à ce que tout le monde soit logé à la même enseigne en Europe, c'est à dire que les stations soient implantées à X mètres de la chaussée, ni plus près ni plus loin." Confions la santé des riverains des axes routiers à la DGEC. Il y aura encore des personnes bien plus polluées que d'autres mais si les stations sont à x métres de la chaussée, ni plus prés ni plus loin tout le monde sera à la même enseigne. Le problème de la santé des riverains sera, n'en doutons pas, en voie de résolution.
Signaler un abusJe suis un écolo...
... je roule en essence ! :-) C'est triste à dire, mais vu les effets néfastes du diesel sur notre santé, je me sens éco-responsable en roulant avec mon Z4 3.0si (essence bien sûr) ! J’adhère également à tout ce qui a été dit plus haut.
Signaler un abusQue l'état commence par supprimer les avantages aux diesels, ça éviterait déjà d'essayer de "sur-compenser" derrière !!!! ex tiré du dernier N° de "voiture écologique" (avec un excellent dossier sur la difficulté de dépolluer les diesels) : 208 1.4 e-hdi vs 208 1.6 THP : Peugeot refusant de communiquer sur ses émissions polluantes, le journal se les est procurées en Autriche où c'est obligatoire : CO2 / km : 1.4 e-hdi : 87g le meilleur de la gamme 1.6 THP : 135g NO2 / km (dioxyde d'azote donc) 1.4 e-hdi : 159 mg, le pire de la gamme ! 1.6 THP : 13mg, 12 fois moins !!!! C'est déprimant de voir cette subvention et ces gens qui achètent parce que "c'est moins cher". Et mes larynx / poumons ? ils supportent le NO2 ? on a tous oublié nos cours de bio ? CO2 et photosynthèse ça ne dit rien à personne ? si c'est effectivement un gaz à effet de serre, qu'on peut appeler au pire "polluant global", et sur le long terme il n'est pas dangereux pour la santé sauf à se nouer un sac autour de la tête et le respirer!!!!, le NO2 est un polluant local, extrêmement nocif (euphémisme) pour l'homme pour ses voies respiratoires... et les systèmes de dépollution du diesel sont aussi pourvoyeurs de rejets, comme le système EGR qui ne fonctionne que sur une plage de °C, et qui autrement rejette du protoxyde d'azote, 300 fois + puissant que le CO2 en effet de serre. etc, etc
Signaler un abusOn récolte ce que l'on sème !
A mon avis le bonus écologique et surtout la défiscalisation du Gasoil chez nous est une des causes majeure de ces dépassements. Et oui, déjà mettre en place le bonus juste avant le passage à la norme Euro V était un non sens : - évidement que tout le monde va se ruer sur les voitures les plus "bonussée", - manque de bol ce sont les voitures diesel qui disposent des plus gros bonus du fait de la nature du carburant (le gasoil contient plus "d'énergie" que l'essence), - en plus le carburant est moins cher car en partie défiscalisé. Malheureusement pour le gouvernement français, ils se sont totalement plantés : - Depuis l'introduction de l'injection directe sur les moteurs diesel la quantité de dioxyde d'azote rejeté par les véhicules diesels a énormément augmentée. - Avant de faire un bonus/malus il aurait été préférable de faire une étude sanitaire sur les émissions résultant de la combustion des différents types de carburants (ou si elle existait déjà, de la prendre en compte). Quelle gestion magnifique !!!
Signaler un abusOn récolte ce que l'on sème !
A mon avis le bonus écologique et surtout la défiscalisation du Gasoil chez nous est une des causes majeure de ces dépassements. Et oui, déjà mettre en place le bonus juste avant le passage à la norme Euro V était un non sens : - évidement que tout le monde va se ruer sur les voitures les plus "bonussée", - manque de bol ce sont les voitures diesel qui disposent des plus gros bonus du fait de la nature du carburant (le gasoil contient plus "d'énergie" que l'essence), - en plus le carburant est moins cher car en partie défiscalisé. Malheureusement pour le gouvernement français, ils se sont totalement plantés : - Depuis l'introduction de l'injection directe sur les moteurs diesel la quantité de dioxyde d'azote rejeté par les véhicules diesels a énormément augmentée. - Avant de faire un bonus/malus il aurait été préférable de faire une étude sanitaire sur les émissions résultant de la combustion des différents types de carburants (ou si elle existait déjà, de la prendre en compte). Quelle gestion magnifique !!!
Signaler un abusCynisme?
L'argumentaire n'est pas crédible. Le non respect des directives sur la qualité de l'air peut résulter d'actes conscients et volontaires. Ainsi la suppression du goulet d'étranglement de la CROIX DE VILLEROY permet une croissance importante du trafic de la Nationale 6. Les études conduites sur la qualité de l'air (2004) indique que la pollution des populations riveraines croitra et qu'aucune mesure ne sera prise pour les populations. Est ce que l'arsenal anti pollution onéreux qui équipe nos voitures n'est pas là d'abord pour mieux pouvoir accroitre le trafic routier. Est il clair que si cet arsenal ne suffit pas tant pis pour la santé des populations ? Car soyons en certain, si notre politique routière persiste en 2015 ce sera guere mieux qu'aujourd'hui. Toto, pourquoi tu tousses ?
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