Le coupé-cabriolet, une révolution en marche
La naissance du cabriolet ne date pas d'hier. On peut même dire qu'il est à l'origine de l'automobile. Les premières productions ne s'encombraient pas d'une toiture rigide, pas même d'une capote qui était l'apanage des véhicules cossus. Depuis, le concept a évolué et, pour certains constructeurs, comme Mercedes ou Peugeot, il est devenu une véritable tradition, une culture, une image de marque. Sur les huit dernières années, le marché a évolué à la hausse avec l'arrivée de nouveaux modèles, mais aussi grâce à la volonté des constructeurs d'élargir leur gamme face à la saturation du marché des véhicules traditionnels. Pour séduire le consommateur, les cabriolets ont techniquement progressé car il faut bien dire que le plaisir de rouler en décapotable, il y a une dizaine d'années, se transformait parfois en calvaire.
Les nouveaux systèmes de capotage sont, de nos jours, de plus en plus maniables, notamment grâce au mécanisme électrique. L'épaisseur et l'isolation des capotes ont bénéficié d'avancées techniques, et elles offrent un confort phonique qui peut parfois faire oublier que l'on se trouve à bord d'une découvrable. Il faut bien dire que, au niveau de la tenue de route, on était loin de la perfection car, manquant de rigidité, les coques se dandinaient allégrement sur les mauvais revêtements. Aujourd'hui, les châssis sont renforcés et rigidifiés pour offrir un confort et des prestations routières comparables à ceux d'une berline. Il n'en reste pas moins que le cabriolet n'est pas la voiture de tous les jours, et qu'il vaut mieux consulter la météo pour envisager une sortie. et inconvénient a trouvé sa solution depuis l'arrivée d'une nouvelle race de véhicules, le coupé-cabriolet. Apparu sur la Mercedes SLK en 1996, et bien avant sur la Peugeot 401 Eclipse dans les années 30, ce système de toit rigide rétractable a révolutionné la catégorie. Polyvalent, le coupé-cabriolet offre les avantages des deux véhicules et permet une utilisation par tous les temps.
A l'image de la Peugeot 206 CC, dont les ventes représentent 65 % du marché en France, cette technique a le vent en poupe et risque de faire de l'ombre aux coupés. Adoptée par une minorité de constructeurs - Lexus, Mercedes, Peugeot et bientôt Renault -, le coupé-cabriolet représente l'avenir de ce marché, même si, pour l'heure, une majorité de réfractaires, comme Audi, BMW ou Volkswagen, restent fidèles à la traditionnelle capote !
Le plaisir à 20 000 euros
De nos jours, rouler en cabriolet n'est plus un plaisir exclusivement réservé à l'élite. La Peugeot 206 CC en est le plus bel exemple. En pleine phase de renouvellement, cette catégorie pourra compter sur l'arrivée de nouveaux modèles dotés de toits rétractables dans le courant de l'année 2003.
Peugeot 206 CC : naissance d'un phénomène
Depuis son lancement au Mondial de Paris 2000, la 206 CC fait un véritable « carton », en France et en Europe. Avec ce modèle produit à 400 exemplaires par jour, Peugeot a réussi le pari de rendre son projet rentable en intégrant la fabrication sur la ligne de production de la 206 berline. Cette méthode d'industrialisation permet d'obtenir des économies d'échelle et d'abaisser les prix de vente. Outre un tarif avantageux, la petite Lionne ne manque pas d'atouts, à commencer par sa polyvalence. Novatrice, avec son toit rétractable, elle réalise l'exploit d'offrir deux voitures en une pour 17 100 #euro;. Et le ramage est à la hauteur du plumage car, en plus du moteur 1.6 de 100 ch, la 206 CC s'offre le 2.0 16V de 138 ch de sa soeur la 206 S16. Le cocktail ne manque pas de piment, d'autant qu'elle présente de bonnes qualités dynamiques. Surprise : on dispose même d'un coffre généreux dans la configuration coupé et de deux « petites » places arrière. Comment résister à son style aguicheur ?
- Versions : 1.6, 1.6 BVA et 2.0
- Prix : de 17 100 #euro; à 20 700 #euro;
- Puissance : 110 ch et 138 ch
MG TF : du sang neuf
Sortie en 1995, la MG F demeurait le dernier représentant des roadsters anglais produits en grande série. Depuis le printemps de 2002, la F a fait peau neuve et se remet en selle. Esthétiquement, la MG TF délaisse les formes molles de son aînée pour des lignes tendues qui accentuent le caractère sportif de l'engin. En plus de l'évolution de style, la TF bénéficie d'une refonte technique de son châssis. Exit les suspensions Hydragas qui pénalisaient la stabilité, la belle anglaise adopte un système classique à ressorts hélicoïdaux plus efficace sur la base d'une coque rigidifiée. Elle affiche désormais un comportement routier à la hauteur, qui permet d'exploiter le tempérament rageur de ses moteurs. Pour l'occasion, ils montent en puissance : le 1.6 i passe de 112 ch à 116 ch, le 1.8i, de 120 ch à 136 ch, et la version de 140 ch à 160 ch. Remis à niveau, la TF conserve tout son charme britannique.
- Versions : 110, 120 BVA, 135 et 160
- Prix : de 21 500 #euro; à 26 700 #euro;
- Puissance : de 116 ch à 160ch
Smart Cabriolet : cabriolet de poche
La Smart Cabriolet est ni plus ni moins le cabriolet le moins cher de la catégorie. Il faut cependant accepter de faire de nombreuses concessions, notamment faire totalement son deuil de la polyvalence du véhicule. La petite allemande est une urbaine dont l'agilité et le gabarit de pot de yaourt sont autant d'atouts. Mais elle souffre de lacunes en termes de confort et de freinage. Si cette version cabriolet mise sur la séduction, au quotidien, le maniement de la capote se révèle fastidieux. En dépit d'un mécanisme de pliage électrique, le conducteur doit descendre pour ôter les montants latéraux et verrouiller la capote. En définitive, les différentes manipulations peuvent devenir un véritable casse-tête chinois. Un système moins compliqué aurait sans doute été préférable.
- Versions : 40 kW, 45 kW et 30 kW CDI
- Prix : de 9 523 #euro; à 13 600 #euro;
- Puissance : 55 ch, 61 ch et 41 ch
Opel Astra cabriolet : une vocation familiale
Doté de quatre vraies places et d'un coffre généreux, le cabriolet Astra permet de rouler cheveux au vent tout en transportant enfants et bagages. L'Opel dispose en outre d'une capote électrique à commande à distance de série dès le premier niveau de finition. Le décapotage devient un vrai bonheur puisqu'il n'y a rien à faire. Une fois en place, la capote triple épaisseur se montre d'une bonne étanchéité. Ajoutez à cela un châssis rigoureux, une finition satisfaisante et un équipement complet. Le 1.6 16V de 100 ch souffre de l'embonpoint de l'Astra, mais il offre des prestations honorables pour une conduite "en bon père de famille". Pour plus de punch, la gamme compte dans ses rangs le 2.2 16V de 147 ch et le 2.0T de 192 ch !
- Versions : 1.6, 2.2, 2.2 BVA et 2.0T
- Prix : de 21 400 #euro; à 29 500 #euro;
- Puissance : 100ch, 147ch et 192ch
Mazda MX-5 : une valeur sûre
Précurseur du retour en force des petits roadsters, la MX5 est le porte-drapeau de cette catégorie de voitures "plaisir". Lancée en 1990 et améliorée en mars 1998, elle est toujours aussi désirable et ne manque pas d'attributs pour séduire les amateurs de sensations. Propulsion, caisse rigide, poids plume, moteurs vivants et répartition des masses contribuent à en faire un régal de sportivité. Compacte et très vive, elle est aussi à l'aise en ville que sur les petites routes. Dans ce registre, elle peut compter sur la nervosité de ses moteurs 1.6 16V de 134 ch et 1.8 16V de 168 ch. D'une ligne pure et élégante, sans être ostentatoire, la MX-5 est un classique du genre. Vendu a un prix abordable, ce petit roadster est agréable à vivre et à conduire. Pour que son charme perdure, le constructeur propose, depuis le printemps de 2002, une série limitée Phoenix particulièrement raffinée. La sellerie en cuir, l'habillage chromé de la console, les jantes en aluminium et la peinture métallisée de couleur argent titane relèvent l'aspect cossu de la MX-5.
- Versions : 1.6, 1.8 et 1.8 BVA
- Prix : de 19 200 #euro; à 23 200 #euro;
- Puissance : 110 ch et 145 ch
La classe bourgeoise
Catégorie reine des cabriolets, les véhicules découvrables à quatre places font un retour en force.
Audi A4 : bon chic, bon genre
Très apprécié pour son élégance, sa qualité de fabrication et sa finition, le cabriolet Audi 80 a passé le relais au mois de mai 2002. La nouvelle génération se devait d'assumer ce lourd héritage. Grâce à des dimensions revues à la hausse, l'A4 cabriolet offre une habilité supérieure à ses quatre occupants. Directement dérivé de la berline A4, le cabriolet reprend son architecture en termes de sécurité, avec une panoplie complète d'aide à la conduite, et reçoit un châssis rigidifié. Pénalisé par son poids, il ne revendique malheureusement aucun caractère sportif, même si l'onctuosité de ses deux motorisations V6 - 2.4 et 3.0 - lui confère des performances de bon niveau. Les versions équipées de la boîte à variation continue Multitronic déçoivent et ont tendance à étouffer le brio de ces moteurs. Dommage, car ce type de transmission correspond idéalement à la philosophie de l'A4 cabriolet. Globalement, il propose des prestations de haut de gamme, tant par ses qualités routières, par son confort que par l'isolation phonique de sa capote. L'A4 cabriolet se révèle ainsi le véhicule idéal pour de longues balades à quatre.
- Versions : 2.4 V6 et 3.0 V6
- Prix : de 37 420 #euro; à 45 400 #euro;
- Puissance : 170 ch et 220 ch
BMW Série 3 : la référence
Leader sur ce marché, la BMW Série 3 est depuis peu confrontée à l'Audi A4 cabriolet. Apparu en 2000, soit deux ans après le coupé dont il dérive, le cabriolet Série 3 s'inscrit dans la droite ligne de ses prédécesseurs. Sécurité passive, confort et comportement routier ont été revus à la hausse. A coup de multiples renforts grevant le poids, le châssis affirme une rigidité proche de celle du coupé.
Mais la grande force du BMW se trouve sous le capot : les six-cylindres en ligne à essence développent de 143 ch pour le 1.8 à 343 ch pour la version la plus musclée, la M3. L'excellence de ces moteurs fait la part belle à l'agrément de conduite.
- Versions : 318, 320, 325, 330 et M3
- Prix : de 34 900 #euro; à 65 200 #euro;
- Puissances : de 143 ch à 343 ch
Et aussi...
Chevrolet Camaro
- Version : 3.8 V6
- Prix : 32 563 #euro;
- Puissance : 193 ch
Chrysler Sebring
- Versions : 2.0 et 2.7 V6 BVA
- Prix : 30 480 #euro; et 35 050 #euro;
- Puissance : 140 ch et 203 ch
Saab 9.3
- Versions : 2.0t et 2.0T
- Prix : de 33 400 #euro; à 45 500 #euro;
- Puissance : de 150 ch à 225ch
Volvo C70
- Versions : 2.0 T et 2.4 T
- Prix : de 38 050 #euro; à 48 500 #euro;
- Puissance : 230 ch et 270 ch
Les roadsters sportifs
Destinés aux amateurs de sensations fortes, les roadsters font redécouvrir les plaisirs d'une conduite virile.
Mercedes SLK : l'instigatrice
Lancé en 1996, le SLK fut le premier cabriolet à adopter un toit rétractable électriquement. Depuis, il n'a pas pris une ride et reste une réussite esthétique et commerciale incontestable. En 2000, Mercedes a toutefois décidé de lui apporter quelques corrections, histoire de souligner son élégance naturelle, tout en préservant ses lignes initiales. Le niveau d'équipement a ainsi été relevé avec l'arrivée en série de l'ESP. Au passage, le SLK a reçu de nouvelles motorisations plus en adéquation avec sa robe dynamique. Le 2 litres a pris du coffre grâce à l'adjonction d'un compresseur, qui a fait grimper la puissance de 136 ch à 163 ch. La gamme s'est aussi enrichie d'une version 3.2 V6 de 218 ch qui lui a apporté la touche de prestige lui faisant défaut. Le mariage est des plus réussis, car le roadster tire la quintessence de ce mélodieux V6. Comme si cela ne suffisait pas, le constructeur allemand a chargé AMG de préparer un modèle encore plus musclé. Débarquant d'une autre planète, le SLK 32 AMG s'est métamorphosé en une ultrasportive, au point que le châssis a parfois du mal à encaisser les 354 ch du 3,2 l V6. Ragaillardi, le SLK propose dès lors une polyvalence inégalée dans la catégorie. Qu'il pleuve ou qu'il vente, il s'utilise au quotidien. Du petit trajet en ville aux longs parcours autoroutiers, ce roadster fait la part belle à la qualité de vie de bord.
- Versions : 200K, 230K, 320 et 32 AMG
- Prix : de 33 450 #euro; à 63 800 #euro;
- Puissances : 163 ch, 197 ch, 218 ch et 354 ch
Toyota MR : le Boxster nippon
Après une première expérience MR, de 1989 à 1996, Toyota avait décidé d'arrêter la production de ce roadster. Mais, entre-temps, les ingénieurs ont peaufiné un petit jouet sympathique aux allures de Porsche Boxster... Propulsé par le 1.8 VVT-i de 140 ch disposé en position centrale, le MR nous fait redécouvrir les plaisirs de la conduite. Si le moteur très linéaire manque de punch, l'agrément de conduite y trouve quand même son compte. Le châssis sans faille se distingue, lui, par son train arrière agile et par son exceptionnelle homogénéité. La conception de la capote du MR est idéale et, sur une voiture de poche, nul besoin de commande électrique. Seul bémol, une fois repliée, la capote laisse peu de place pour les bagages. La Toyota MR s'adresse particulièrement aux célibataires en quête de sensations.
- Version : 1.8 VVT-i
- Prix : 24 250 #euro;
- Puissance : 140 ch
Audi TT : trop Timoré
Amateurs de sensations fortes, passez votre chemin. L'Audi TT, malgré son style athlétique, ne présente pas le pedigree d'un vrai sportif. Après des débuts délicats dus à une mise au point du châssis approximative, le roadster allemand a subi quelques retouches pour pallier ses défauts de jeunesse. Propulsé par un 1,8 l turbo disponible en trois puissances (150 ch, 180 ch et 225 ch), le TT brille plus par son couple abondant que par sa hargne dans les hauts régimes. Doté de l'ESP, il bénéficie d'un comportement à la hauteur. Comme tout bon cabriolet allemand, la finition est impeccable. L'Audi TT est un véhicule qui aguiche l'oeil, mais qui se prête plus facilement à une conduite coulée que sportive.
- Version : 1.8T
- Prix : de 30 610 #euro; à 39 130 #euro;
- Puissances : 150 ch, 180 ch et 225 ch
























































