Essai 208 GTi : le sport sans excès

Essai 208 GTi : le sport sans excès -

Presque 30 ans après la 205 GTi, Peugeot retrouve son label fétiche pour servir une 208 forte de 200 ch et solide sur ses appuis. Mais pour le sport pur et dur, il faudra repasser. Notre essai de la 208 GTi 2013.

Peugeot 208 GTi  (3 portes uniquement)
Essence. 200 ch
Disponible. 24 500 € / 100 € de malus

Essai 208 GTi : le sport sans excès

Ressortir une 205 GTi ?


Impossible. L’inconfort, la finition légère, la position de conduite perfectible, la sécurité passive, l’agilité… exacerbée : rien ne colle avec les standards d’aujourd’hui.

Mais voilà, la 205 GTi laisse le souvenir d’une voiture pleine de caractère, joyeuse et attachante, dont le succès a légitimé Peugeot sur ce créneau de la petite sportive.
Essai 208 GTi : le sport sans excès

Le retour des petites sportives


La marque au lion ne pouvait rester plus longtemps sans ressortir une GTi (206 et 207 n’y ont pas eu droit) au moment où les constructeurs cherchent des sources de revenus sur chaque segment de marché et, surtout, à une période où les petites sportives sont de retour : nouvelle Renault Clio RS, Ford Fiesta ST, Seat Ibiza SC Cupra ont rejoint la Citroën DS3 Racing.

Pour reproduire la GTi de 2013, Peugeot s’est plié aux codes contemporains. La présentation sportive (liserés rouges, jantes de 17 pouces, aileron de toit) est teintée de sobriété à l’extérieur et passe en mode luxe à l’intérieur (sellerie mi-cuir, surpiqûres, climatisation automatique, GPS à écran tactile). Avant même de prendre  la route, le ton semble donné.

Cette GTi serait-elle plus empâtée que sprinteuse ?
Essai 208 GTi : le sport sans excès
Le punch du moteur 1.6 Turbo de 200 ch et la caisse qui profite de l’allègement de la gamme 208 (70 kg de moins par rapport à la 207) lèvent le doute. La 208 GTi bombe le torse dès que l’on appuie sur l’accélérateur et bondit d’un virage à l’autre avec détermination.

Belle santé


Les chiffres prouvent la belle santé de la mécanique (6,8 secondes de 0 à 100 km/h), qui sait rester sobre en conduite sage (139 g de CO2/km). Démonstratif à mi-régime, le moteur s’apprécie aussi pour sa souplesse, avec des reprises vigoureuses dès 1 600 tr/min, ce qui évite de trop jouer avec une commande de boîte dont le guidage manque de précision.
Essai 208 GTi : le sport sans excès
Avec des voies élargies de 10 mm à l’avant et de 20 mm à l’arrière, des trains roulants rigidifiés et une loi d’assistance de direction plus ferme, la 208 GTi a plus de poigne et d’assurance sur la route que ses sœurs HDi.

Elle trace sa trajectoire d’un trait impeccable et reste précise à rythme élevé. Sur parcours sinueux, l’efficacité est redoutable et bien servi par des pneus ultra-adhérents sur le sec, mais moins à leur aise sur chaussée mouillée.
Essai 208 GTi : le sport sans excès

Manque de fantaisie


Si la 208 GTi a le tempérament pour répondre à ses concurrentes, il lui manque un peu de fantaisie pour faire plaisir à son conducteur.

Car rouler (très) vite en toute sécurité, c’est bien, mais avoir un esprit un peu plus joueur, c’est mieux. Peugeot a pris une autre route, car il destine sa 208 sportive au plus grand nombre et veut préserver un agrément que l’on appréciera tous les jours.

Essai 208 GTi : le sport sans excèsEssai 208 GTi : le sport sans excès









En cohérence avec cette orientation, la marque a mis tout son talent dans la mise au point d’une suspension relativement confortable pour une GTi, et l’échappement retravaillé évite une sonorité agressive pour un bruit sourd suggestif… surtout perceptible à l’extérieur.

Essai 208 GTi : le sport sans excèsAu final, l’héritage de la 205 GTi n’est pas entièrement respecté. Le caractère
mal élevé laisse place à une sportive politiquement correcte,
qui joue plus la carte de la petite voiture dynamique et distinguée.

Mais Peugeot a bien le sport dans la peau et le prouve avec ses engagements en compétition : 208 R2 et T16 en rallye, Pikes Peak avec Sébastien Loeb, et détection de jeunes talents, avec la 208 GTi Racing Expérience (huit pilotes européens participent aux 24h du Nürburgring, dont notre collaborateur Mathieu Sentis, journaliste à L’argus en semaine et pilote de rallye émérite le week-end). Il y a donc de grandes chances pour que Peugeot n’en reste pas là avec sa 208 GTi et qu’un modèle plus radical soit proposé dans le futur. Renault le fait déjà avec les versions Sport et Cup de la Clio RS.

On aime
Le punch du moteur
L'efficacité diabolique
Le confort préservé
L'équipement

On regrette
La commande de boîte
Le comportement peu amusant
La sonorité peu sportive à l'intérieur
La lisibilité des compteurs

Essais auto

Voitures

Commentaires (26)
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Commentaires

THP est ce bien fiable ?

ajennot -

Ce thp est il REELLEMENT devenu fiable ?

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MAUVAIS CHOIX !

richie -

Je ne sais pas qui a choisi cette couleur "étron métallisé", mais c'est simplement hideux ! Le modèle en rouge choisi pour la pub télé est beaucoup mieux et fait plus ressortir la ligne.

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Yahou

Alaric -

Trop belle la voiture ! J'adore l'ambiance sombre sans trop de chrome qui fait très racing. Personne ne parle des projecteurs à double guide lumière, une TUERIE éclairés !!! Et bravo Anne, il faut passer outre les commentaires machos :-)

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