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Essai Abarth 500C : le scorpion perd la tête

Essai Abarth 500C : le scorpion perd la tête

140 ch dans un petit cabriolet de 3,65 m de long, voilà qui promet d'inoubliables sensations... En route !

- Abarth 500C. Essence. 140 ch. Ni bonus ni malus. 21 200 €

 Une coque de noix posée sur 4 grandes jantes, des boucliers rase-bitume ou percés de deux embouts d’échappement, un toit en toile qui se replie en chiffonnade sur le haut du coffre. La question tient en trois mots : comment lui résister ? On l’ignore, tant ce mariage entre la version sportive et la carrosserie découvrable de la 500 semble démoder la quasi-totalité de la production automobile.
Si certains l’estiment trop voyante, d’autres la voient comme le summum de la « branchitude ». Pour renforcer l’opinion des deux parties, notons la possibilité d’ajouter des jantes de 17 pouces spécifiques avec logo rouge, une peinture bicolore ou divers stickers. Sacrée 500.

 Associer le moteur le plus puissant à la version cabriolet pouvait sembler contradictoire. Surtout après avoir essayé la 500 Abarth « fermée », au moteur aussi sympathique que la suspension est insupportable : en plus de secouer les passagers comme des pruniers, elle est incapable d’absorber les successions de bosses en conduite sportive, et peut, dans certains cas, faire sautiller dangereusement la voiture. La première plaque d’égout nous rassure toutefois.

La suspension a été assouplie, et garantit au quotidien un confort correct pour une petite GTI. Paradoxalement, la conduite enlevée sur chaussée dégradée devient plus rassurante, puisque les coups de raquette laissent place à des mouvements pendulaires peu agréables, mais plus prévisibles.
Revers de la médaille, le roulis s’élève en virages, et le train avant paraît moins mordant que la version capsulée. Peu importe. Personne n’est là pour relever les chronos, et le sourire grimpe tout de même jusqu’aux oreilles grâce à une pièce de choix : le 1.4 turbo de 140 ch. 

Ce petit bloc au timbre rauque, qui a gagné 5 chevaux, s’éveille toujours vivement dès 2 000 tr/min (surtout quand le conducteur presse le mode Sport, qui augmente la valeur de couple de 180 Nm à 206 Nm) et poursuit sa poussée sans s‘essouffler jusqu’à la zone rouge. Toile repliée, les échappements résonnent encore mieux dans l’habitacle, et participent à l’ambiance sportive.
De plus, la 1.4 turbo s’accouple plutôt bien avec la boite robotisée à cinq rapports, présente de série sur cette version C. Ici, point de double embrayage, mais une gestion bien conçue qui s‘adapte aux humeurs du conducteur.  

C’est pareil chez Ferrari : le levier de vitesse disparaît au profit de petits boutons pour sélectionner les différents modes (point mort, marche avant et arrière, ou mode manuel). En configuration sport, les rapports s’enclenchent rapidement grâce aux palettes situées derrière le volant, et se montrent bien gérés mode automatique : conservation du rapport au lever de pied, bonne anticipation du rétrogradage qui évitent le « trou » à la réaccéleration.
En mode normal, les temps de passage s’allongent, et interviennent à plus bas régime, pour limiter la consommation et les rejets CO2 (pas de malus). A réserver lors d’une conduite paisible, cheveux au vent… Voilà qui tombe à pic !


Bilan Etrange paradoxe : avec sa suspension plus tolérante et sa boite robotisée, la version cabriolet de l’Abarth 500 se montre plus polyvalente que sa cousine capsulée. Et sa sonorité, toile repliée, la rend encore plus attachante… Un bon cru !
 
 

L'Abarth 500C face à la Renault Wind 1.6 16v

 

Proposée à 21 200 €, soit 2 400 € de plus que l’Abarth 500, la version C peut sembler chère pour un cabriolet doté de quatre petites places et d’un coffre de 185 l seulement. Pour exemple, une Renault Wind 1.6 16v (133 ch), autre citadine découvrable à vocation sportive, s’affiche à 19 500 €. Par rapport à la 500, la française peut compter sur un coffre plus spacieux (270 l),  un châssis plus rigoureux, et un toit rigide mieux insonorisé et plus rapide à ouvrir. A l’usage pourtant, le compte n’y est pas : deux places seulement, finition médiocre et moteur bien moins performant nous font préférer l’Abarth.

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
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